2.8.11

 

[revista-de-prensa-sahara-occidental] Offensive politique (24/31-VII-2011)

 

****PAGE WEB DE LA RASD***
http://www.rasdstate.info/

****INTIFADA SAHRAOUI*****
http://www.arso.org/intifada2005.htm

S O M M A I R E

1. PSEUDO "RÉFORMES" AU MAROC

1.1. LA FARCE
- TEL QUEL (Nº. 483): Le compte est <bon>

1.2. LA POSITION DES ÉTATS-UNIS
- L'ÉCONOMISTE (22-VII-2011): «Je ne suis avec aucun mouvement», Entretien avec Samuel Kaplan, ambassadeur des Etats-Unis au Maroc

1.3. GUERRE CIVILE DU MAKHZEN
- SPS/DESDE EL ATLANTICO (30/31-VII-2011): Fête du Trône: guerre civile au Makhzen marocain

2. ARABIE SAOUDITE-SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGÉRIE
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (25-VII-2011): Un émissaire de M6 reçu à Djeddah: Médiation saoudienne entre Alger et Rabat
- L'EXPRESSION (28-VII-2011): OUVERTURE DES FRONTIÈRES ALGÉRO-MAROCAINES, SAHARA OCCIDENTAL, CNT LIBYEN... Le Maroc charge l'Algérie

3. GUERRE DE LYBIE ET INTERVENTION FRANCAISE AU MAGHREB
- L'EXPRESSION (27-VII-2011): FRANCE-LIBYE. Les vraies raisons d'un mensonge
- LE JEUNE INDEPENDANT (27-VII-2011): Abdel Jalil, l'agha des aras
- EL WATAN (27-VII-2011): Les Etats-Unis admettent que l'OTAN est dans une impasse
C'est le statu quo entre Benghazi et Tripoli
- L'EXPRESSION (27-VII-2011): CINQ MOIS APRÈS L'INTERVENTION DE L'OTAN EN LIBYE. Un inconfortable statu quo
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (27-VII-2011): Tentative de diversion sur l'impasse en Libye
- LE JEUNE INDEPENDANT (28-VII-2011): On est des vils, et on n'en a pas honte ?

4. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC

4.1. DISCOURS DE MOHAMED VI-INTRANSIGÉANCE DU MAKHZEN
- SPS (30-VII-2011): Le roi du Maroc tente d'exporter la crise vers l'extérieur et se contredit (gouvernement)

4.2. L'ALGÉRIE, OBSESSION DU MAKHZEN
- AFREEKELECTION (31-VII-2011): Maroc - Entre Rabat et Alger, les signes d'apaisement n'effacent pas les profondes dissensions
- LE SOIR D'ALGÉRIE (31-VII-2011): Mohammed VI ou l'obsession des frontières
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (31-VII-2011): Algérie - Maroc: M6 demande l'ouverture des frontières
- LE JEUNE INDÉPENDANT (31-VII-2011): Une autre fausse alerte ?
- LE CARREFOUR D'ALGÉRIE (31-VII-2011): Algérie-Maroc : La réouverture des frontières fait courir le roi
- LA TRIBUNE DE L'ALGÉRIE (31-VII-2011): Entre Alger et Rabat, une mince frontière
- YABILADI (31-VII-2011): Maroc-Algérie : Vers une ouverture des frontières ?
- LE TEMPS D'ALGÉRIE (30-VII-2011): Relations algéro-marocaines. Mohamed VI appelle à la réouverture des frontières avec l'Algérie
- AFP/LE FIGARO (30-VII-2011): Mohammed VI/Algérie: "effet d'annonce"
- TSA (30-VII-2011): Appel de Mohamed VI pour une normalisation des relations avec l'Algérie. Encore trop de sujets de discorde pour Alger

4.3. CHUTE D'UN AVION DE L'ARMÉE D'OCCUPATION MAROCAINE
- SPS/DESDE EL ATLANTICO (27-VII-2011): Chute d'un avion miliatire marocain: des questions en l'air
- PANORAMAROC (28-VII-2011): Abderrahmane Mekkaoui (expert militaire): "Probabilités très faibles pour ce genre d'accident"
- L'ÉCONOMISTE (27-VII-2011): Un avion militaire s'écrase dans le <Grand sud>. Motif officiel, «les mauvaises conditions météorologiques»
- LE QUOTIDIEN D'ORAN (27-VII-2011): Maroc: 80 morts dans le crash d'un avion militaire
- TSA (26-VII-2011): Maroc : 80 morts dans le crash d'un avion militaire
- MAP (26-VII-2011): Un avion militaire s'écrase près de Guelmim (des dizaines de morts)

5. MAROC-LE MAKHZEN EXTÉRIEUR
- YABILADI (28-VII-2011): Ouverture prochaine des centres culturels marocains à l'étranger

6. SAHARA OCCIDENTAL-ONU
- CENTRE DE NOUVELLES ONU (27-VII-2011): Ban Ki-moon nomme un nouveau chef de la Mission de l'ONU au Sahara Occidental
- SPS/LE COURRIER INTERNATIONAL (30-VII-2011): Le Général Abdul Hafiz à la tête de la MINURSO : Quel commandant pour quelle mission ?
- YABILADI (28-VII-2011): Sahara : Abdul Hafiz nommé à la tête de la MINURSO

7. RASD-MALI-MAROC
- L'INDÉPENDANT (29-VII-2011): Son Excellence Moulay Idriss Fadhyl, ambassadeur du royaume du maroc au mali en fin de mission «Je quitte ce merveilleux pays, déçu de n'avoir pu faire évoluer le gouvernement malien sur le dossier de la "fantomatique" RASD»

8. ALGERIE-MAROC-LES NOUVELLES RELATIONS ENERGETIQUES
- TSA (31-VII-2011): Un accord signé entre Sonatrach et ONE; Du gaz algérien pour le Maroc
- MAP (31-VII-2011): Le Maroc et l'Algérie signent un contrat pour la livraison du gaz naturel algérien aux centrales de Ain Béni Mathar et Tahaddart

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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
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SAHARA-INFO SEULEMENT EN FRANÇAIS:
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SAHARA-INFO SÓLO EN ESPAÑOL:
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SAHARA-INFO ARABE [ARCHIVE]
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1. PSEUDO "RÉFORMES" AU MAROC

1.1. LA FARCE
http://www.telquel-online.com/483/lessentiel_483.shtml

Le compte est <bon>

Le Conseil constitutionnel a enfin rendu sa copie, deux semaines après le référendum du 1er juillet 2011. Son président, Mohamed Achergui, s'est même invité à la télévision publique pour annoncer les chiffres définitifs. Au total, 9 909 356 votants ont dit "Oui" à la première Constitution de Mohammed VI, soit 98,49% de l'ensemble du corps électoral. En tout, le Conseil a dû vérifier 40 494 procès-verbaux provenant de bureaux de vote au Maroc et à l'étranger.

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1.2. LA POSITION DES ÉTATS-UNIS
http://www.leconomiste.com/article/885525-je-ne-suis-avec-aucun-mouvement-brentretien-avec-samuel-kaplan-ambassadeur-des-etats-

Édition N° 3579 du 2011/07/22

«Je ne suis avec aucun mouvement»
Entretien avec Samuel Kaplan, ambassadeur des Etats-Unis au Maroc

«Choisir la voie démocratique n'est pas une décision des Etats-Unis»
L'idée que l'Amérique a des visées sur le pétrole libyen est fausse
«Je ne suis avec aucun mouvement» Entretien avec Samuel Kaplan, ambassadeur des Etats-Unis au Maroc

L'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Samuel Kaplan, au Club de L'Economiste: «Je peux vous assurer que je n'ai pas eu d'informations prouvant que les marches de contestation inquiètent les investisseurs américains»


Invité du Club de L'Economiste, l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Samuel Kaplan, fait sa lecture du «printemps arabe». Violence en Égypte et en Tunisie, enlisement en Libye et réforme constitutionnelle plébiscitée au Maroc.

. des mouvements et des réformes aux résultats contrastés mais qui semblent chambouler cette région du monde. Entretien.

- L'Economiste: Les Etats-Unis donnent l'impression d'être les sponsors du «printemps arabe». Juste une impression?
- Samuel Kaplan: Le président Obama s'était, il y a quelque temps, adressé au monde arabe en rappelant les droits universels. Le droit d'être bien traité, le droit de liberté du culte, de s'exprimer et de choisir ses représentants au Parlement. Nous pensons que ces droits s'appliquent à tous les pays du monde. Mais, à ce niveau il y a un point important à soulever. Lorsqu'un pays décide de choisir la voie démocratique, c'est son choix et sa décision et non ceux des Etats-Unis. Pour ce qui est du «printemps arabe», il est important de savoir que la position des Etats-Unis est très claire. Nous pensons que les peuples ont le droit de manifester et d'exprimer leurs opinions. C'est notre conviction et elle est valable aussi bien dans notre pays que dans les autres. La manière ou la méthodologie de pratiquer cette démocratie revient exclusivement au peuple qui a choisi de l'adopter. S'agissant du Maroc, la réforme constitutionnelle montre que le pays est sur la bonne voie vers la démocratie. Honnêtement, je pense que ces mobilisations (ndlr: marches de contestation) ont joué un certain rôle dans la réforme constitutionnelle.

- Vous soutenez, donc, le mouvement du 20 février?
- Non, je ne suis avec aucun mouvement. Mais, je suis curieux. Je veux comprendre les motivations et la composition de ce mouvement. Pour moi, et je l'ai dit aux Etats-Unis, ce mouvement est un moyen d'expression. Mais, j'insiste, nous n'avons aucune position ni par rapport à ce mouvement, ni par rapport à un quelconque parti.

- Vous ne trouvez pas, vous qui représentez un pays qui est le chantre de l'économie libérale et de marché, que trop de protestations risquent de faire fuir les investisseurs?
- Je ne pense pas. Au Maroc, les gens protestent pacifiquement presque chaque jour. Ce qui est, à mon avis, une bonne chose. Et je peux vous assurer que je n'ai pas eu d'informations prouvant que ces manifestations inquiètent les investisseurs américains. Mais si la nature des protestations change, dans ce cas, évidemment, c'est autre chose.

- Pensez-vous que la réforme constitutionnelle a répondu aux attentes démocratiques des Marocains?
- Je pense que le texte de la Constitution est une grande consécration des droits de l'Homme au Maroc et un grand pas vers l'établissement des droits universels. C'est aussi une bonne occasion pour SM le Roi Mohammed VI de partager ses responsabilités avec les élus. Cette réforme s'inscrit dans la continuité des efforts entrepris par Sa Majesté depuis des années.

- Lorsque les représentants de l'ambassade des Etats-Unis au Maroc rencontrent secrètement des membres d'Al Adl Wal Ihssane, vous ne trouvez pas qu'ils cautionnent par là un mouvement interdit?
- Le ministère marocain des Affaires étrangères est tenu au courant de ces rencontres d'une manière périodique et régulière. Il est informé, à l'avance, des détails des réunions prévues. Nous avons des démarches et des procédures que nous suivons avant la tenue de chaque rencontre avec n'importe quelle organisation ou groupement opposé à l'autorité.
Ces réunions sont organisées secrètement de sorte que nous puissions étudier et enquêter sur la façon de penser des opposants. Il est, en effet, impossible que tous les Marocains soient satisfaits du système de gouvernance. L'important ici réside dans le fait que le Maroc est un pays qui permet à ses opposants de s'exprimer et donner leurs avis sur la gouvernance dans leur pays. L'ambassade américaine ne vise pas la provocation des autorités marocaines, je répète que l'objectif de ces rencontres est de mieux connaître tous les membres de la société marocaine dont la composition sociale est compliquée.

- A voir l'enlisement actuel en Libye, l'opinion arabe pense que c'est surtout le pétrole qui intéresse les Américains et non les valeurs de démocratie et des droits de l'Homme…
- Notre secrétaire d'Etat à la Défense avait manifesté clairement notre inquiétude quant à la situation humanitaire en Libye. L'idée que les Etats-Unis aient des visées sur le pétrole libyen est fausse.

- Oui, mais en Syrie, vous dénoncez le régime, qui n'est pas mieux loti que celui de Kaddafi, sans envisager de déloger Al Assad. Pourquoi cette dualité de traitement?
- Chaque jour, je lis des rapports sur ce qui se passe en Syrie et je vous assure que les Etats-Unis font de leur mieux pour faire retrouver à ce pays sa stabilité. Je répète encore une fois, le peuple syrien a le droit de descendre dans les rues. Le fait que l'ambassadeur américain en Syrie ait visité les manifestants et que l'ambassade américaine à Damas ait été attaquée prouvent que notre position par rapport à ce qui se passe dans ce pays est ferme.

- Dans un monde sans Ben Laden, qu'est-ce qui change dans l'appréciation par les Etats-Unis du risque terroriste et des relations avec les pays arabes?
- Je ne pense pas que les leaders arabes avaient de la sympathie pour Ben Laden. Ceux qui le supportaient sont des rebelles et des terroristes. Je pense que l'élimination de Oussama Ben Laden est un grand coup porté aux mouvements terroristes qui, aujourd'hui, ont du mal à trouver un autre leader et à recruter d'autres terroristes.

- Concernant la question palestinienne, le président Obama avait plaidé, dans son dernier discours, pour un retour aux frontières de 1967. Mais, jusqu'à aujourd'hui, il n' y a pas eu d'engagement ferme dans ce sens. Qu'est-ce qui bloque?
- Nous essayons chaque jour de faire converger les positions des Israéliens et des Palestiniens. Mais, cela est très difficile.

Propos recueillis par Mohamed BENABID & Bouchra SABIB

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1.3. GUERRE CIVILE DU MAKHZEN
http://www.spsrasd.info/fr/content/f%C3%AAte-du-tr%C3%B4ne-guerre-civile-au-makhzen-marocain
http://blogs.periodistadigital.com/desdeelatlantico.php/2011/07/30/guerra-civil-en-el-majzen-marroqui

Fête du Trône: guerre civile au Makhzen marocain

dim, 31/07/2011 - 20:53

Aujourd'hui, 30 Juillet, Mohamed VI célèbre son accès au trône. La situation de son régime n'est pas bonne. N'en déplaise le lobby pro-marocain la situation au Maroc est extrêmement instable. L'opération «constitutionnel» de Mohamed VI a échoué. Laissant de côté les considérations qui peuvent être faites sur la fraude lors du référendum, c'est un fait que la nouvelle «constitution» n'a pas réponndu aux attentes du peuple qui appelle à davantage de démocratie. Et dans ce contexte apparaissent des luttes internes pour le pouvoir au sein du Makhzen marocain qui avont jusqu'à la tentative d'assassinat.


I. Échec de l'opération pseudo constitutionnelle ...

Bien qu'après le référendum frauduleux les messages de félicitation au Makhzen se sont déchaînés (dont j'ai déjà parlé ici, par rapport à la grave erreur commise par le Parti Populaire), le fait est que la mobilisation n'a pas cessé.

Les médias espagnols gardent un silence suspect sur la question, mais les protestations se poursuivent au Maroc. Cependant, tous les membres du "lobby" qui se plaignaient de la «meconnaissance» qu'il y a en Espagne sur le Maroc ne semblent pas se soucier de faire connaître les protestations contre le Makhzen.
Et pourtant, après "l'approbation massive " de la nouvelle "constitution" les manifestations contestatrices se poursuivent:

- Il ya eu des manifestations massives contre le référendum frauduleux;
- Il y a eu des manifestations massives le 10 Juillet.
- Il y a eu des manifestations massives le 17 Juillet.
- Il y a eu des manifestations massives les 23 et 24 Juillet.


II. ... Et les luttes pour le pouvoir au sein du makhzen

Dans ce contexte, pour la première fois, le peupke a perdu la crainte de la tyrannie alaouite, la nervosité et les dissensions entre les différents secteurs du Makhzen atteint des proportions alarmantes.

1. Guerre entre l'espionnage intérieur et extérieur.

Le premier épisode nous l'avons eu dans la lutte (qui date pas d'aujourd'hui) entre le chef de l'espionnage extérieur (Yasine Mansouri) et ceux qui commandent toujours l'espionnage intérieur, même s'ils n'y ont pas de postes officielles (Fouad Ali Himma et Mounir Majidi).

L'attaque à Marrakech du 28 avril 2011 ne semble pas étrange à cette polémique. Le journaliste Rachid Niny, quelques jours avant l'attentat de Marrakech a publié dans son journal des informations qui mettaient en question le véritable rôle du service secret intrieur (alors contrôlé par El Himma) dans les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.

Tout semble indiquer que l'espionnage extérieur a utilisé un journaliste de son orbite (Rashid Niny) pour, à travers des révélations "opportunes", tenter d'avorter l'éventuel projet de l'espionnage intérieur de commetre un atentat pour altrer le cours politique du régime ou pour envoyer un "message" à la France.
Le fait est que Niny a été (et se trouve toujours) en prison, une décision critiquée par des médias d'intoxication de l'orbite de l'espionnage extérieur marocain.

Tout cela semble signifier que le secteur de El Himma s'est imposé sur Mansouri.

2. l'espionnage intérieur, essaie-t-il de liquider le pouvoir militaire?

Dans ce contexte apparaissent trois nouveaux événements sas doute inquiétants.
La premier, c'est l'information publiée au Maroc par Le Reporter sous ce titre qui en dit tout "Le Général Bensliman, a-t-il échappé à un attentat?".
Le second est l'étrange assassinat du garde de corps personnel de Mohamed VI. Bien qu'il pourrait pourrait avoir une motivation privée ou personnelle (était-t-il l'amant d'un homme quelconqueou d'une femme importante du Makhzen?), l'assassinat semble être un militaire, selon l'enquête des services secrets de l'intérieur. Est-ce un affrontement entre l'armée et les services secrets de l'intérieur?

Et le troisième est le crash de l'avion militaire qui a tué tous les passagers. Un crash sur lequel il y a des questions graves. Tel que suggéré par Leonardo Urrutia, la question est: a-t-on essayé de tuer quelqu'un? La question est d'autant plus pertinente que, jusqu'à présent ... je ne suis au courant de la publication d'aucune liste des passagers morts ... ou de la liste des passagers prévue initialement pour voir s'il y avait quelqu'un qui allait embarquer dans l'avion et à la dernière minute il a désisté.
D'ailleurs, l'avion provenait de Villa Cisneros. Se peut-il que Benanni, chef de l'armée d'occupation du Sahara Occidentl, ou quelqu'un de son entourage soit l'objectif de l'éventuel «accident»?

III. CONCLUSION

Le régime alaouite semble traverser un moment critique. Je ne me souviens pas de moment aussi instables depuis les années 1971 et 1972 lors des attaques contre le Maroc.

De cette instabilité, l'on a cru sortir avec la livraison du Sahara Occcidental facilitée par le lobby pro-marocain espagnol.

Je ne sais pas si quelqu'un dans le lobby promarocain d'Espagne aura la tentation de jeter un « coup de main » au Makhzen en livrant Ceuta et Melilla. Le Makhzen lance des vagues d'immigrants contre ces deux villes espagnoles dans ce qui est sans aucun doute un chantage.

La livraison du Sahara occidental n'a pas donné stabilité au Maroc. Elle n'a fait que provoquer le renforcement d'un régime criminel et corrompu.
Actuellemet, je pense que seule la complicité ou la stupidité peuvent amener à penser que davantage de docilité espagnole peut sauver le régime alaouite espagnol.

Carlos Ruiz Miguel
Desde El Atlantico, 30/07/2011

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2. ARABIE SAOUDITE-SAHARA OCCIDENTAL-MAROC-ALGÉRIE
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5156005&archive_date=2011-07-25

Un émissaire de M6 reçu à Djeddah: Médiation saoudienne entre Alger et Rabat

par Salem Ferdi

L'un des feuilletons habituels de l'été qui revient régulièrement est celui de la médiation entre l'Algérie et le Maroc par une partie tierce. La France n'est pas agréée dans ce rôle par l'Algérie même si les relations donnent l'apparence d'être au beau fixe. Paris n'est pas neutre dans les disputes qui existent au niveau de la région et ne peut donc prétendre à un tel rôle. Ce n'est pas le cas de l'Arabie Saoudite qui bien que soutenant clairement les positions marocaines a été agréée, dans le passé, comme médiateur par Alger. La plus connue de ces médiations avait été menée dans les années 80 par le roi Fahd et avait permis une rencontre spectaculaire à la frontière algéro-marocaine entre le président algérien Chadli Bendjedid et le roi Hassan II. La médiation saoudienne est-elle à nouveau à l'ordre du jour ? Oui, affirme le site Elaph.

Dans un article rapportant l'audience accordée à Djeddah, lundi dernier, par le roi Abdallah au ministre marocain des Affaires étrangères Taieb Fassi Fihri, il affirme que l'Arabie Saoudite serait prête à jouer le rôle de médiateur entre le Maroc et l'Algérie dans le but de «normaliser définitivement» les relations entre les deux voisins. Selon le site en question, le ministre marocain des Affaires étrangères aurait souligné « le plein engagement du Maroc à normaliser l'ensemble des relations maroco-algériennes dont les blocages entravent l'édification d'un Grand Maghreb Uni ». Il aurait souligné que le Maroc « est prêt à accepter toutes les propositions concrètes allant dans ce sens ».

Un souci de la stabilité monarchique

Le discours prêté au ministre marocain des Affaires étrangères correspond au message adressé par le roi Mohammed VI au président Abdelaziz Bouteflika à l'occasion du 5 juillet et dans lequel il appelait à « surmonter les obstacles conjoncturels et objectifs et imprimer une nouvelle dynamique aux relations de coopération… ». Un message fortement appuyé par Paris qui s'était félicité de sa teneur en le qualifiant « d'annonce forte, visant au rapprochement entre l'Algérie et le Maroc, deux pays avec lesquels la France entretient des relations particulièrement étroites et denses ». Le propos du porte-parole des Affaires étrangères françaises semblait insister lourdement comme pour signifier une sorte de « nouveauté » dans le message royal. L'entrée en lice de l'Arabie Saoudite semble être néanmoins plus faisable qu'une intrusion de Paris. Les relations entre l'Algérie et l'Arabie Saoudite sont correctes. La médiation saoudienne qui semble fortement souhaitée par le Maroc est du domaine du possible. Il faut dire également que l'Arabie Saoudite a un souci particulier de la « stabilité » des monarchies arabes en ces temps de révoltes populaires au point de proposer à Amman et à Rabat une adhésion au Conseil de coopération du Golfe. La proposition était une ébauche d'Alliance politique des monarchies contre les peuples qui se moquait de la géographie. Normalement, une telle démarche doit être perçue comme étant un mauvais coup pour l'UMA, mais l'état de cette dernière est tel que rien de pire ne peux lui arriver. Dans le cas où la médiation saoudienne était acceptée par Alger – ce qui n'est pas évident même si rien n'est possible – quel pourrait en être l'objet ? Sur la question du Sahara Occidental, il est désormais établi que les positions sont trop lointaines pour esquisser un quelconque rapprochement. La seule voie possible sera de négocier une relance des relations bilatérales en les déconnectant du dossier du Sahara Occidental. A priori, les échanges ministériels entre Alger et Rabat montrent qu'on n'est déjà pas loin de cette démarche et qu'une médiation n'est pas forcément nécessaire. A suivre donc ce nouveau feuilleton de la médiation saoudienne au Maghreb.

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http://www.lexpressiondz.com/actualite/136405-le-maroc-charge-l-algerie.htmlhttp://www.lexpressiondz.com/actualite/136405-le-maroc-charge-l-algerie.html

OUVERTURE DES FRONTIÈRES ALGÉRO-MAROCAINES, SAHARA OCCIDENTAL, CNT LIBYEN...
Le Maroc charge l'Algérie

Par Mohamed TOUATI - Jeudi 28 Juillet 2011

Des attaques qui ne servent en rien les tentatives de rapprochement Des attaques qui ne servent en rien les tentatives de rapprochement

Cette fois-ci, c'est à travers un événement qui se voulait «hautement» culturel que les relais du Makhzen viennent prêter main forte à Rabat.

La conférence du «festival méditerranéen» de Tanger qui s'est tenue les 22 et 23 juillet 2011 a appelé, au terme de ses travaux, à la réouverture des frontières entre le Maroc et l'Algérie et à la reconnaissance du Conseil national de transition libyen... Un événement, qui s'inscrivait en droite ligne de la promotion de la langue amazighe au Maghreb et dans certaines régions du Bassin méditerranéen, qui s'est mué en caisse de résonance des services marocains qui n'en ratent pas une pour sortir leurs griffes contre l'Algérie. Le Maroc, qui vient de satisfaire la question de tamazight en l'inscrivant dans sa nouvelle Constitution, veut-il faire la leçon à son voisin algérien? La manoeuvre est plus sournoise. Elle tend à allumer l'incendie dans une région (la Kabylie) où la contestation bat son plein. Ce qui explique pourquoi la déclaration finale des participants à cette rencontre a dérapé en recommandations politiques tout en donnant l'impression de se cristalliser autour d'une revendication qui a trait à l'identité berbère. Un habillage maladroit qui cache très mal une énième campagne de diabolisation orchestrée contre l'Algérie. La question linguistique semble être la nouvelle rampe de lancement des relais du pouvoir marocain. Ces derniers veulent rebondir sur la revendication de l'officialisation de la langue amazighe qui a été élevée, en Algérie, au rang de langue nationale aux côtés de la langue arabe pour remettre sur le tapis des malentendus et des différends machiavéliquement entretenus et dont ils ne veulent pas assumer les responsabilités qui, pourtant, leur incombent, historiquement. Les participants à la rencontre de Tanger se situent à l'opposé de la position algérienne qui prône une solution politique dans le cadre du conflit libyen. Ils se sont faits la caisse de résonance des accusations incessantes qui ciblent l'Algérie et font le jeu du pouvoir marocain qui pointe un doigt accusateur en direction d'Alger en ce qui concerne le conflit du Sahara occidental et l'ouverture des frontières algéro-marocaines. L'échec des dernières négociations au sujet du Sahara occidental a été mis sur le compte de l'Algérie et du Front Polisario. «Le Maroc ne peut que dénoncer avec la plus grande force ce statu quo inacceptable dans lequel nous installent les autres parties... l'Algérie et le Polisario ne donnent pas le sentiment d'une volonté réelle de trouver une solution rapide conforme à la légalité internationale à ce différend qu'ils ont eux-mêmes créé», a déclaré le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri, jeudi dernier à l'issue des 8es pourparlers informels qui se sont tenus du 19 au 21 juillet à Manhasset aux USA entre le Maroc et le Front Polisario. Une dérobade qui témoigne du manque de bonne foi! On avait pourtant cru à un réel apaisement du côté de Rabat suite au message adressé par le souverain marocain au président de la République à l'occasion de la célébration du 49e anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie. Mohammed VI avait réaffirmé sa «ferme détermination pour surmonter les obstacles conjoncturels et objectifs et imprimer une nouvelle dynamique aux relations de coopération fructueuse et de solidarité agissante entre nos deux pays, tant au niveau bilatéral digne de deux peuples voisins et frères». Décidément, le vent qui vient de l'Ouest souffle le chaud et le froid...

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3. GUERRE DE LYBIE ET INTERVENTION FRANCAISE AU MAGHREB
http://www.lexpressiondz.com/actualite/136360-les-vraies-raisons-d-un-mensonge.html

FRANCE-LIBYE
Les vraies raisons d'un mensonge

Par Ahmed MESBAH - Mercredi 27 Juillet 2011

Le nouveau Lawrence d'Arabie, est prompt à s'y appliquer. Reprenons le récit de BHL.

Bernard-Henri Lévy est fier de sa mission effectuée la semaine dernière en Libye. Il peut raconter à la presse que les combattants crient «Vive la France!».

Qu'est-ce qui manque aux hommes de djebel Nefousa pour descendre dans la vallée et marcher sur Tripoli? «Le feu vert de l'Otan», dit Oussama Djewel, un haut gradé dans les rangs de la rébellion libyenne. Ce serait un plan idéal, «avec le renfort de Misrata dont les troupes, à l'est, prendront, avec eux, la capitale en tenailles».

Toutes ces informations sont rapportées par le Journal du Dimanche auquel Bernard-Henri Lévy a confié le récit de son voyage en Libye. Arrêtons les extraits à ce niveau pour l'instant.
Que révèlent ces descriptions?
D'abord, qu'il y a effectivement une mainmise étrangère sur les rebelles et qu'ensuite, l'objectif de l'expédition en Libye vise la chute du colonel El Gueddafi et non seulement la protection des populations civiles comme l'autorisaient les Nations unies.

Mais cet objectif immédiat cache mal d'autres desseins beaucoup plus stratégiques. Ce sont les réserves pétrolières de la Libye qui font courir la France. Lorsqu'elle avait perdu l'Algérie, elle s'est tournée vers le Gabon et la Côte d'Ivoire pour s'assurer en approvisionnements énergétiques. A présent, elle jette son dévolu sur la Libye et ça fait des étincelles.

Voilà une partie du secret. Mais pas tout le secret. En installant à Tripoli une équipe à sa botte, dans le plus pur style de la Françafrique, l'Elysée veut que le futur régime en Libye soit la copie conforme de ceux qui existent au Gabon ou en Côte d'Ivoire où la France continue de se conduire en pays conquis.

L'autre élément qui émerge de cette analyse est le fait que Paris veut étendre à tout prix son aire d'influence à toute l'Afrique du Nord en plus de ses anciennes colonies. Mais dans cette histoire, il y a aussi le beurre et l'argent du beurre. La France qui aura joué un rôle capital dans l'avènement d'un nouveau régime en Libye dont elle choisira les futurs dirigeants, met la main sur le magot: le pétrole libyen dont Total, comme ELF, dans l'ancien temps se chargeront. Cela sans compter la reconstruction d'un pays dont près de 80% des infrastructures sont détruites. Encore un marché juteux pour les sociétés françaises sans compter le fait que la Libye constituera un marché pour les produits français.

Tout ce scénario inquiète les voisins. Tunisie, Algérie et Niger ont tôt fait de souhaiter une solution politique et rapide du conflit. L'une des dernières manifestations de cette conviction a eu lieu lors de la visite du ministre tunisien des Affaires étrangères à Alger.
«La solution militaire ne sert ni la Libye ni ses voisins algériens et tunisiens car elle comporte des dangers. L'accord obtenu à Malabo est le cadre idoine pour parvenir à une solution pacifique», avait-t-il expliqué à l'issue d'entretiens avec son homologue Mourad Medelci.
Mais cette position déplaît au CNT qui continue de distiller ses accusations à destination d'Alger. Sans s'attarder sur les leçons d'histoire. Car le Conseil ne voit aucune gêne à faire appel à l'Otan, cette Alliance qui a prêté main forte à la France lors de la colonisation de l'Algérie et qui a été combattue par l'ALN.

La France et l'Otan s'invitent pour s'installer durablement au Maghreb? D'autres entités nourrissent les mêmes espoirs. Des informations ont circulé sur le désir de l'Etat hébreu d'entretenir de nouveaux foyers de tension jusqu'à nos frontières. Et d'installer, pourquoi pas? chez les éventuels successeurs d'El Gueddafi, une base militaire. Le CNT aura alors plusieurs maîtres. Bernard Henri-Lévy, le nouveau Lawrence d'Arabie, est prompt à s'y appliquer. Reprenons le récit de BHL.
«C'est l'heure des adieux et je suis là, en train de m'engager à me faire l'écho, à mon retour, mais auprès de l'opinion et des institutions de mon pays, de cette volonté unitaire et de cette détermination à vaincre». L'opinion et les institutions de son pays sont-elles à ce point pressées de sceller le sort de tout un peuple, sans d'ailleurs évoquer aucune légitimité pour ce faire, hormis celle, qui n'est pas si subliminale que ça, du néocolonialisme? Le philosophe est rentré à partir de la Tunisie non sans souhaiter l'avènement d'une Libye «libre». Pour être, tout de suite après réoccupée.

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N'autre vision

Abdel Jalil, l'agha des aras


Mustapha Abdel Jalil, le chef du CNT libyen, exécute apparemment les volontés françaises d'Alain Juppé et mêmes franco-sionistes de Bernard Henri Levy, avec plus de célérité et de rigueur que celle de Mouammar Kadhafi, le zaïm qu'il servait en tant que ministre de la Justice de la Jamahiriya avant de rejoindre la perfide famille des Juda. Abdel Jalil répète aujourd'hui à Kadhafi ce que Juppé dicte. Si, par hasard, il devance le ministre français et émet une volonté contraire à celle de la France, il n'éprouve aucune peine à mettre sa dignité au vestiaire pour se contredire et faire sienne la décision de Marianne. Donc, tant que sa décision propre n'est pas validée par la voix tricolore, on ne peut lui accorder aucune espèce de crédit. Le CNT n'a donc aucun gramme de souveraineté, nous dit la réalité du terrain. Lundi dernier, le Wall Street Journal rapportait qu'Abdel Jalil avait changé sa position sur l'avenir du colonel Kadhafi et n'exigeait plus, comme par le passé, son départ de Libye. Sa position s'alignait une nouvelle fois sur celle de Juppé. Il bouge comme bougent les pions. «Kadhafi peut rester en Libye, mais cela sera assorti de conditions», disait-il. Position déjà exprimée il y a une semaine par le chef de la diplomatie française qui y mettait comme condition la renonciation de Kadhafi au pouvoir. «Nous déciderons où il (le colonel Kadhafi, ndlr) séjournera et qui le surveillera. Les mêmes conditions s'appliqueront à sa famille», déclarait quant à lui le chef du CNT au Wall Street Journal. Sans nous préciser si le «nous» s'applique aux seuls putschistes du CNT ou s'il englobe les Juppé et autres BHL. Il nous faudra attendre que la précision nous vienne, comme d'habitude, des marionnettistes qui y mettent parfois les correctifs de rigueur, obligés par la force des choses à revoir à la baisse leurs prétentions. L'OTAN se trouve actuellement dans un «impasse», avouait avant-hier l'amiral Michael Mullen, le chef d'état-major interarmées américain, alors que l'agression contre la Libye dure depuis déjà 5 longs mois. Kadhafi ? Il se dit prêt à se soumettre à toute décision souveraine du peuple libyen. Un parfait «dictateur», nous dit-on. Le jour où Mullen faisait son aveu, les bombardements de l'OTAN faisaient 7 morts dans un dispensaire à Zliten.

M. Z.
mohamed_zaaf@yahoo.fr

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http://www.elwatan.com/international/c-est-le-statu-quo-entre-benghazi-et-tripoli-27-07-2011-134128_112.php

Les Etats-Unis admettent que l'OTAN est dans une impasse
C'est le statu quo entre Benghazi et Tripoli

le 27.07.11 | 01h00

L'offensive des rebelles libyens pour se rapprocher de Tripoli semble marquer le pas. Le plus haut gradé de l'armée américaine a estimé que l'Otan était actuellement dans une «impasse» en Libye, même s'il dit rester optimiste sur le «long terme».

Les forces de l'Alliance atlantique ont multiplié les raids sur la capitale ces derniers jours, s'efforçant notamment de frapper la résidence du colonel El Gueddafi, ainsi que les «centres de commandement militaires» de son armée. Mais cinq mois après le début de la révolution, le leader libyen semble toujours indéboulonnable et les deux camps figés dans un inconfortable statu quo. Ce qu'a admis à demi-mot lundi le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, lors de sa toute dernière conférence de presse avant son départ à la retraite. «Nous sommes, de manière générale, dans une impasse», a-t-il reconnu.

Alors combien de temps la guerre pourrait-elle durer encore ? L'amiral Michael Mullen ne donnera aucune échéance. Il a suggéré néanmoins que l'offensive atlantiste contre le régime pourrait durer et qu'il s'agit de la seule façon de déloger El Gueddafi. «Les raids de l'Otan ont considérablement amoindri» les forces du colonel El Gueddafi et ont constitué «une pression supplémentaire» sur l'armée loyaliste, a-t-il relevé. «A long terme, je pense que c'est une stratégie qui fonctionnera et permettra de chasser El Gueddafi du pouvoir», a-t-il affirmé. La sortie de M. Mullen peut aussi vouloir dire que l'Otan ne serait pas contre l'idée d'une solution politique au conflit libyen, surtout que les forces engagées sur le terrain ont atteint leur niveau de surchauffe. Le retrait par la Norvège et l'Italie de certains de leurs appareils du conflit n'est pas fait pour arranger les affaires de la France et de la Grande-Bretagne, les deux principaux pays qui forment actuellement la coalition anti-Gueddafi. Le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdeljalil, avait estimé dans une interview accordée dimanche au Wall Street Journal que «la guerre s'achèvera par l'une de ces trois façons.

El Gueddafi se rendra, il fuira la Libye ou il sera tué ou capturé par l'un de ses gardes du corps ou par les forces rebelles». Mais selon les analystes militaires, les insurgés, en dépit de l'appui de l'OTAN, n'ont pas réellement les moyens de conquérir Tripoli et comptent plus que jamais sur une révolte de palais parmi les proches du «guide» libyen. La tendance pourrait néanmoins se renverser à long terme, dans la mesure où Benghazi commence à bénéficier d'un soutien militaire et logistique de plus en plus important de la part des pays membre de l'OTAN. Pas loin qu'hier, la Turquie a effectué une première livraison de carburant aux insurgés, dans le cadre d'un contrat d'approvisionnement passé avec le Conseil national de transition (CNT). Dix mille tonnes de carburant ont été livrées par des tankers jusqu'à présent par la compagnie turque TPIC, filiale de la compagnie nationale de prospection TPAO, et 18 000 tonnes seront livrées prochainement.
A Londres, les chefs de la diplomatie britannique, William Hague, et français, Alain Juppé, ont cherché lundi à dissiper l'ombre des dissensions apparues entre les deux pays la semaine dernière en se disant «absolument unis» sur le dossier libyen. «Nous pensons qu'il faut continuer à exercer une forte pression sur le régime libyen», a déclaré M. Juppé.

«El Gueddafi peut rester en Libye»

Quant à l'épineuse question de l'avenir du dirigeant libyen, M. Hague a estimé que «ce qu'il advient d'El Gueddafi est au final une question qui revient aux Libyens». «Quoi qu'il arrive, El Gueddafi doit quitter le pouvoir. Il ne doit plus jamais pouvoir menacer la vie de civils libyens», a-t-il ajouté. Cela veut-il dire qu'un compromis politique est en train de se dessiner ? Difficile à dire. Les choses semblent avoir quand même évolué depuis le début de la crise. La preuve : Benghazi ne réclame plus le départ de Libye d'El Gueddafi et de sa famille. M. Abdeljalil, interrogé à ce sujet, a pour sa part jugé que «El Gueddafi peut rester en Libye, mais sous certaines conditions». «Nous déciderons où il résidera et qui le surveillera. Les mêmes conditions seront valables pour sa famille», a-t-il indiqué. A signaler que le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdelati Obeidi, a rencontré hier, à Tunis, son homologue tunisien Mohamed Moudli Kéfi. La rencontre a duré plus d'une demi- heure et a été entourée d'une grande discrétion. Le ministère tunisien, dont le pays n'a pas reconnu le CNT, n'a pas souhaité communiquer ni sur la visite ni sur le contenu des discussions.

Au sortir de l'entretien, qui a eu lieu au ministère des Affaires étrangères, M. Obeidi interrogé par les journalistes s'est abstenu de tout commentaire et a refusé de se laisser prendre en photo. Le chef de la diplomatie libyenne, dont la visite n'avait pas été annoncée, était arrivé samedi du Caire et devait quitter Tunis aujourd'hui, a-t-on appris de source diplomatique. M. Obeidi, engagé dans des négociations sur l'avenir de la Libye, avait séjourné en juin à Djerba, pour «négocier avec plusieurs parties étrangères» de l'avenir de la Libye, avait alors indiqué l'agence officielle TAP, sans désigner ces parties. «La Tunisie souhaite une solution pacifique en Libye dans les plus brefs délais», avait indiqué le ministre tunisien des Affaires étrangères récemment en visite à Alger. «La solution militaire ne sert ni la Libye ni ses voisins algériens et tunisiens, car elle comporte des dangers (…)», avait-il ajouté à l'issue d'entretiens avec son homologue algérien, Mourad Medelci.


Aniss Zineddine et agences

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http://www.lexpressiondz.com/internationale/136334-un-inconfortable-statu-quo.html

CINQ MOIS APRÈS L'INTERVENTION DE L'OTAN EN LIBYE
Un inconfortable statu quo

Par Nardjes FLICI - Mercredi 27 Juillet 2011

El Gueddafi reste indéboulonnable et toute sortie de crise semble devoir passer par lui El Gueddafi reste indéboulonnable et toute sortie de crise semble devoir passer par lui

Le stand-by perdure et les antagonistes libyens ne parviennent ni à entamer un dialogue aux fins d'une sortie de crise ni à contrôler militairement la situation.

Cinq mois après l'intervention de l'Alliance atlantique (l'Otan) en Libye, le statu quo est de mise. L'enlisement est marqué par l'affaiblissement évident tant du camp d'El Gueddafi que de celui de la rébellion, et la coalition internationale qui se retrouve aujourd'hui dans une impasse. Après un acharnement sans précédent, des puissances occidentales sur le régime libyen et leur promesse de débarrasser la Libye d'un dictateur sans scrupules et de libérer le peuple libyen, les choses n'évoluent pas dans le sens qu'ils voulaient. La cause du non-aboutissement de la stratégie occidentale, sous le commandement de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans un premier lieu, puis relayés par l'Otan, est incontestablement le refus du leader libyen, El Gueddafi, d'abdiquer devant les rebelles et leurs alliés.
Effectivement, et contrairement à Zine El-Abidine Ben-Ali et à Hosni Moubarak, l'intimidation et les attaques des rebelles n'ont pas eu raison de l'obstination du colonel El Gueddafi. La création d'une zone d'exclusion aérienne, organisée et garantie par les pays membres de l'Otan les plus actifs et les plus engagés dans ce conflit, après la levée du blocage (au niveau du Conseil de sécurité de l'Onu) russe et chinois défavorables aux ingérences dans les affaires intérieures d'un pays, a toutefois été, et l'est toujours, d'un apport incontestable pour la rébellion. Le soutien aérien des forces de l'Otan à l'avancée des rebelles leur a permis de gagner du terrain et de le conserver. Le pays s'était même retrouvé partagé en deux zones, l'une sous l'autorité des loyalistes pro-El Gueddafi, l'autre (à l'est du pays) sous le contrôle des milices rebelles. Il faut être réaliste et objectif en même temps. Il est évident que sans l'intervention des Occidentaux, la rébellion aurait pris une tout autre tournure. El Gueddafi n'aurait eu aucun mal à aller au bout de la contestation pacifique ou armée soit-elle.
Face à une situation quelque peu embarrassante pour la coalition internationale, qui a, en dehors du soutien militaire, favorisé la création d'un Conseil national de transition (CNT), reconnu par certaines puissances comme étant l'organe politique représentatif du futur nouveau gouvernement libyen, une solution plutôt politique semble s'imposer comme alternative à la victoire militaire attendue. Or, le problème dans cette approche réside dans le refus des membres du CNT d'entamer quelque négociation que ce soit avec les autorités libyennes avant le départ d'El Gueddafi et de ses fils. Une condition sine qua non pour la rébellion, le colonel doit quitter le pays ou se rendre tout en assurant qu'il renonçait à jamais à toute activité politique. De son côté, El Gueddafi refuse catégoriquement de se sauver ou de quitter le pouvoir. Il est prêt à se battre jusqu'au bout, jusqu'à la mort si nécessaire, ne cesse-t-il d'affirmer. Au plan diplomatique cela aboutit à une impasse! Entre-temps, les combats se poursuivent et des civils meurent tous les jours depuis cinq mois.
Obsession, mépris ou crainte! Là est la question. Pourquoi cet acharnement à l'encontre d'El Gueddafi? N'est-il pas la personne légalement apte à négocier des accords de paix avec le CNT? Pourquoi freiner les tentatives de rapprochement politique par les voies diplomatiques en imposant des conditions préalables à toutes négociations? Occidentaux et rebelles veulent à tout prix la tête d'El Gueddafi, ils s'obstinent à faire quitter le pouvoir à un homme que, pour le moment, ils ne parviennent pas à vaincre militairement. La seule solution envisagée par le CNT et ses sympathisants, est la victoire du CNT. «La guerre s'achèvera par l'une de ces trois façons. El Gueddafi se rendra, il fuira la Libye ou il sera tué ou capturé par l'un de ses gardes du corps ou par les forces rebelles» avait estimé dans une interview accordée dimanche au Wall Street Journal, le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustafa Abdeljalil. Celui-là même qui a accompagné El Gueddafi durant des décennies. Mais pour le moment, et après cinq mois de lutte et de combats interminables, l'offensive des rebelles libyens pour se rapprocher de Tripoli marque le pas. Le plus haut gradé américain, le chef d'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen, lors de sa toute dernière conférence de presse avant son départ à la retraite a estimé que l'Otan était actuellement dans une «impasse» en Libye, même s'il dit rester optimiste sur le «long terme». Les forces de l'Alliance atlantique ont multiplié les raids sur la capitale ces derniers jours, s'efforçant notamment de frapper la résidence du colonel El Gueddafi, ainsi que les centres de commandement militaires de son armée. Mais cinq mois après le début de la révolution, le leader libyen semble indéboulonnable et les deux camps figés dans un inconfortable statu quo.

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http://www.lequotidien-oran.com/?news=5156087&archive_date=2011-07-27

Tentative de diversion sur l'impasse en Libye

par Kharroubi Habib

La situation sur le terrain en Libye ne se présente pas telle que le prétendent le Conseil national de transition (CNT), parlant au nom des insurgés, et les chancelleries étrangères dont les forces militaires participent à l'intervention internationale.

Le régime de Kadhafi et les troupes qui lui sont fidèles ont certes été affaiblis par les bombardements de l'OTAN, sont sur la défensive et parfois bousculés par les insurgés. Malgré cela, ils tiennent et font apparaître illusoire leur effondrement donné pour imminent par les stratèges militaires de la coalition. Cette réalité a fait dire au plus haut gradé américain que l'OTAN est dans «une impasse» en Libye.

Douchés dans leur optimisme, le CNT et ses soutiens cherchent alors des boucs émissaires à qui imputer la mauvaise tournure de leurs opérations contre Kadhafi et ses partisans. Les accusations récurrentes portées contre l'Algérie participent de cette tentative de faire diversion sur les véritables causes qui font que Kadhafi et ses partisans leur opposent une résistance dont ils ont sous-estimé la durée et les capacités.

Plutôt d'admettre qu'ils ont fait tout faux en ne tenant pas compte que le dictateur dispose d'un soutien populaire au moins aussi déterminé à se battre pour lui et son régime, ils en sont à mettre leur déconvenue sur le dos de pays comme l'Algérie, qui ont eu la sagacité de défendre que l'intervention étrangère conduirait à l'impasse, désormais franchement reconnue comme une réalité par des sources on ne peut plus fiables et informées.

Derrière donc les accusations allant crescendo dans la gravité de la signification que les porte-parole du CNT profèrent à l'encontre de l'Algérie, il y a manifestement intention pour ce CNT et ses sponsors de justifier par avance des initiatives qu'ils vont prendre, mais contrevenant aux dispositions limitatives de l'objectif fixé à l'intervention internationale par les résolutions 1970 et 73 du Conseil de sécurité de l'ONU.

La situation d'impasse où s'est enlisée l'intervention de l'OTAN n'arrange pas les Etats qui y participent. Ils veulent en conséquence en sortir. Mais au lieu de le faire en reconnaissant la pertinence de la solution politique que prônent de nombreux acteurs internationaux et régionaux, ils sont tentés d'en découdre militairement et franchement sur le terrain avec les troupes fidèles à Kadhafi.

Mais pour justifier leur escalade dans l'intervention militaire, il leur faut faire accroire que le dictateur bénéficie d'aides étrangères qui prolongent la résistance de ses partisans. En tant que pays voisin aux potentialité non négligeables et à la position sur le conflit n'épousant pas les points de vue et la stratégie du Conseil national de transition et de ses sponsors étrangers, l'Algérie est tout indiquée pour eux à qui faire endosser le rôle d'empêcheur de «casser du Kadhafi vite et proprement».

C'est au Conseil national de transition qu'est dévolue donc la mission de diaboliser ce pays voisin de la Libye et d'en appeler à l'opinion internationale contre ses «ingérences». Sauf que cette institution, censée être l'émanation du peuple libyen, se discrédite irrécusablement par des mensonges à répétition, dont l'effet est que les accusations qu'il porte ne sont plus prises au sérieux, sauf par ceux qui leur en soufflent le contenu.

Il est maintenant établi que ce Conseil de transition en Libye prend ses ordres dans les capitales pour qui l'intervention dans ce pays répond à des intérêts n'ayant rien à voir avec des considérations d'ordre humanitaire et de la défense des droits des peuples.

Si nous voulons savoir ce qui va se passer en Libye, ce ne sont pas les gesticulations des membres de ce CNT qui nous l'apprendront, mais ce que diront par exemple l'Elysée ou le Quai d'Orsay, et plus certainement encore le prétendu philosophe français Bernard-Henry Lévy qui parle et décrète en véritable patron de cette instance et de guide suprême des insurgés.

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N'autre vision

On est des vils, et on n'en a pas honte ?


Abdelfettah Younes, le chef militaire des putschistes libyens, n'entend pas des voix à la Jeanne d'Arc, mais a le don de voir ce que les autres ne voient pas. Lui dit avoir vu le fameux bateau fantôme supposé transporter un chargement d'armes destinées aux forces pro-Kadhafi, et qui aurait mouillé au port de Djendjen. «Le bateau chargé d'armes que nous avons découvert a transité par l'Algérie qui a été avertie par l'OTAN, l'Union européenne (…) pour cesser de soutenir» Kadhafi, déclarait sans vergogne le personnage au journal saoudien Al Charq Al Awsat. Or, cette fausse accusation annonçait dans sa première version que le bateau s'est amarré à Djendjen, et que le chargement d'armes était acheminé par voie terrestre vers la Libye. Peut-être que Younes a vu le bateau accomplir ses formalités douanières à Debdeb, dans l'un des ports secs virtuels du coin que les gens du CNT seraient les seuls à voir ? Abdelfettah Younes, il faut le rappeler, était le ministre de l'Intérieur de la Libye légale, c'est-à-dire celui-là même qui dans la pratique écrasait les libertés en Libye. Aujourd'hui, c'est la vérité qu'il écrase puisqu'il n'hésite plus dans ses mensonges a prétendre que l'Algérie «a été avertie par l'OTAN, l'Union européenne (…) pour cesser de soutenir» Kadhafi. Et lorsqu'on lui réclame des preuves, il dit qu'il en a à gogo et qu'elles seront rendues publiques une fois la Libye libérée, «ki nouar el melh (lorsque le sel fleurira)». Lui voit mieux que les Américains qui s'étaient rendus de suite sur place à Djendjen sans rien trouver. «Pôv c… », comme dirait son hozzi d'outremer. Le porte-parole de notre MAE s'est prononcé sur le feu roulant du CNT contre notre pays : «Nous ne comptons plus réagir à ce genre de déclarations spécieuses qui traduisent un acharnement insensé contre l'Algérie», déclarait hier M. Amar Belani à TSA. «Le CNT libyen est un outil au service de la France pour faire pression sur l'Algérie», déclarait avant-hier Me Farouk Ksentini, selon la substance d'une déclaration à El Fadjr. Ce qu'oublie Me Ksentini de dire à l'opinion, c'est que les rampes de lancement de la propagande anti-algérienne sont à rechercher dans le royaume de Shamharouche, là où la haine de l'Algérie est comme en France élevée au niveau du culte.

M. Z.
mohamed_zaaf@yahoo.fr

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4. SAHARA OCCIDENTAL-MAROC

4.1. DISCOURS DE MOHAMED VI-INTRANSIGÉANCE DU MAKHZEN
http://www.spsrasd.info/fr/content/le-roi-du-maroc-tente-d%E2%80%99exporter-la-crise-vers-l%E2%80%99ext%C3%A9rieur-et-se-contredit-gouvernement

Le roi du Maroc tente d'exporter la crise vers l'extérieur et se contredit (gouvernement)

sam, 30/07/2011 - 18:34

Bir Lehlu (territoires libérés), 30 juillet 2011 (SPS) Le roi du Maroc, Mohamed VI, "tente d'exporter la crise" qui secoue son pays vers l'extérieur, a constaté le Gouvernement sahraoui dans le discours du roi, prononcé ce samedi à l'occasion de l'anniversaire de son intronisation.

"Poursuivant l'approche basée sur l'exportation de la crise et la recherche d'ennemis extérieurs en créant des conflits à ses frontières, le Roi du Maroc a encore fait preuve de plus l'intransigeance, qui a conduit à une contradiction flagrante entre sa prétention à respecter le droit international à travers la coopération avec le Secrétaire général de l'ONU et son Envoyé personnel, et ses propos chauvins chargés d'expansionnistes, qui violent la Charte des Nations Unies sur le Sahara occidental", a souligné le Gouvernement sahraoui dans un communiqué.

Aussi poursuit le texte, parvenu à SPS, la construction du Maghreb arabe évoquée par le roi, "ne peut se faire tout en continuant à refuser d'appliquer les principes et les fondements qui sont inévitables pour la construction d'un groupement régional, et en premier lieu la décolonisation, le principe de l'autodétermination, le respect des frontières internationales et le bon voisinage".


Quand le Royaume du Maroc prétend qu'il s'est engagé à respecter le droit international humanitaire et les droits humains, il s'agit là de propos qui n'ont "aucune crédibilité concernant le Sahara occidental", sachant qu'au moment où il prononce son discours, la ville de Boujdour dans les territoires sahraouis occupés, panse encore ses plaies et souffre d'un blocus militaire suffocant, après l'intervention répressive et brutale contre des civils sans défense qui rappelle les scènes terribles ayant caractérisées l'agression militaire contre le camp de Gdeim Izizk et la ville d'El Aaiun le 8 Novembre 2010", poursuit le texte.

Condamnant énergiquement "l'intransigeance" ayant caractérisée le discours du roi du Maroc, le Gouvernement sahraoui a invité la communauté internationale à "tirer les leçons" et à exercer "toutes sortes de pressions" sur le Gouvernement marocain, afin de "stopper ces pratiques, génératrices de conflits, de discorde et d'instabilité, de se conformer à la légitimité internationale, et d'arrêter obstruer le chemin de la décolonisation au Sahara occidental, qui passe inévitablement par la solution démocratiques juste à travers un référendum d'autodétermination du peuple sahraoui.

010/090/100 301820 JUL 2011 SPS

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/30/97001-20110730FILWWW00352-mohammed-vialgerie-effet-d-annonce.php

Mohammed VI/Algérie: "effet d'annonce"

AFP Publié le 30/07/2011 à 18:49

Les déclarations du roi Mohammed VI sont "des effets d'annonce", a déclaré Kassa Aissi, porte-parole du Front de libération nationale (FLN), principal parti au pouvoir en Algérie. "C'est une démarche récurrente qui n'exprime qu'un point de vue, celui du Makhzen (palais royal) marocain", a déclaré par téléphone Kassa Aissi.

"Ce type de réaction intervient toujours comme des effets d'annonce mais sans rien de concret", a-t-il ajouté en rappelant que c'étaient les Marocains qui avaient "décidé de fermer" la frontière terrestre commune des deux pays. Elle a été fermée en 1994 à la suite d'un attentat islamiste à Marrakech (sud du Maroc) que Rabat avait imputé aux services secrets algériens.

Le Sahara Occidental est un problème qui doit être aussi réglé, a souligné M. Aissi, car c'est un élément nécessaire à la réalisation du Grand Maghreb, sans qu'il soit "conditionnel à l'amélioration des relations entre les deux Etats".

Rabat occupe l'ex-colonie espagnole depuis 1976 et n'entend que lui accorder une autonomie tandis qu'Alger soutient les revendications sahraouies, notamment la possibilité d'une indépendance du territoire.

Aucune autre réaction n'a pu être obtenue auprès du gouvernement, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Amar Belani se contentant d'indiquer que la question devait encore être discutée.

Dans son discours du trône samedi, Mohamed VI a appelé à la réouverture de la frontière terrestre des deux pays et à une normalisation totale de leurs relations.

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http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/encore-trop-de-sujets-de-discorde-pour-alger_16738.html

Appel de Mohamed VI pour une normalisation des relations avec l'Algérie. Encore trop de sujets de discorde pour Alger

Samir Allam

L'appel lancé ce samedi 30 juillet par le roi du Maroc pour une normalisation des relations avec l'Algérie et la réouverture des frontières terrestres a&#8209;t&#8209;il une chance d'être davantage entendu que les précédents ? En incluant la normalisation de la relation avec l'Algérie dans un discours global sur le changement dans le Royaume – appel à l'élection rapide d'un nouveau parlement pour qu'un Premier ministre soit nommé dans les plus brefs délais –, le roi veut donner du Maroc l'image d'un pays qui souhaite une évolution positive dans la région du Maghreb. Il désigne l'Algérie comme un pays réfractaire à tout changement. Mais cette nouvelle pression a peu de chances de donner des résultats. Il est notamment peu probable que l'appel en faveur de la réouverture des frontières terrestres soit entendu côté algérien.

En effet, sur le dossier de la normalisation avec le Maroc, la position algérienne n'a pas évolué, malgré les récents gestes d'apaisement d'un côté comme de l'autre. Certes, explique à TSA une source diplomatique algérienne interrogée après le discours de Mohamed VI, « les relations algéro&#8209;marocaines ont connu ces derniers mois un élan à travers l'échange de visites ministérielles et l'élargissement de la coopération à des secteurs cruciaux comme ceux de l'énergie, des ressources en eau et de l'agriculture. Cet élan devrait concourir à la consolidation des relations de bon voisinage dans l'intérêt bien compris des deux pays et des peuples frères ».

Mais ces échanges de visites ministérielles et la relance d'une coopération dans plusieurs secteurs restent insuffisants. Alger insiste sur la « bonne foi » et la « confiance » qui doivent caractériser les relations entre les deux pays. « Dans le cadre du développement de sa relation bilatérale avec le Maroc, l'Algérie inscrit son action dans le cadre d'une approche pragmatique et évolutive dont l'objectif est l'établissement de relations solides et durables entre les deux pays, pour peu que le climat soit empreint de bonne foi et de confiance mutuelle comme il sied entre pays voisins. Ce dernier élément est déterminant pour l'amorce d'une dynamique qui serait à même de contribuer au règlement de toutes les questions bilatérales en suspens et d'élever la relation bilatérale algéro&#8209;marocaine au niveau des aspirations et des intérêts communs des deux pays », souligne la même source.
Alger a reproché récemment à Rabat de chercher à l'impliquer dans le conflit libyen. « Ces derniers temps on observe (...) des déclarations de l'agence officielle marocaine et une agitation du lobby officiel marocain aux États&#8209;Unis pour vouloir impliquer l'Algérie dans l'envoi de mercenaires et d'armes en Libye », avait notamment déclaré Ahmed Ouyahia lors d'une conférence de presse tenue le 29 mai à Alger. L'Algérie soupçonne également des associations et des lobbys pro&#8209;marocains d'être à l'origine des informations qui ont conduit Washington et des ONG internationales à établir des rapports accablants sur certains aspects des droits de l'Homme en Algérie.

Enfin, il y a le problème du Sahara occidental. Certes, Alger continue d'affirmer que « la question du Sahara occidental relève et continuera de relever des Nations Unies dont la responsabilité est pleinement engagée sur cette question de décolonisation », comme le rappelle notre source, mais les Algériens rejettent l'idée selon laquelle une normalisation entre Alger et Rabat permettrait de résoudre le dossier. « Les déclarations faites récemment par des officiels marocains qui affirmaient que le processus de normalisation en cours entre le Maroc et l'Algérie est de "nature à contribuer à la résolution" de la question du Sahara n'engagent que les auteurs de ces spéculations qui sont loin de correspondre à l'attachement inébranlable de l'Algérie à la légalité internationale », rappelle notre source.


30/07/2011 à 17:55

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4.2. L'ALGÉRIE, OBSESSION DU MAKHZEN
http://www.afreekelection.com/maroc/item/5855-article0121.html

Maroc - Entre Rabat et Alger, les signes d'apaisement n'effacent pas les profondes dissensions

Dimanche, 31 Juillet 2011 12:45

L'appel du Maroc à une réouverture des frontières avec l'Algérie s'inscrit dans un climat d'apaisement mutuel mais le contentieux sur le Sahara occidental demeure entier et la méfiance profonde entre les deux capitales.

Dans un discours du trône samedi, le roi Mohammed VI a souhaité une "nouvelle dynamique" et à terme une "normalisation" des relations bilatérales, allant jusqu'à publiquement évoquer une "réouverture des frontières terrestres".

Cette frontière, qui court sur plus de 1500 km de la Méditerranée au Sahara, a été fermée en 1994 suite à un attentat islamiste à Marrakech (sud du Maroc) que Rabat avait imputé aux services secrets algériens.

Depuis quelques mois, Rabat et Alger ont donné des signes de réchauffement de leurs relations, avec notamment des visites de ministres, sans pour autant que soit résolue l'épineuse question du Sahara Occidental.

Le Maroc a annexé en 1975 cette ancienne colonie espagnole, et propose pour ce territoire une large autonomie avec un gouvernement et un parlement locaux mais sous sa souveraineté.

Or, le mouvement d'indépendance sahraoui du Front Polisario, qui rejette ce plan, a été fermement et de tout temps soutenu par l'Algérie.

Pour beaucoup de Marocains, l'Algérie détient donc la clé du conflit "mais elle ne le fait pas parce que son objectif est d'affaiblir le Maroc", selon le politologue marocain Mohamed Darif.

Pour certains experts, l'amorce actuelle de dégel entre Rabat et Alger est d'abord la conséquence directe du printemps arabe. "Ce mouvement a suscité des craintes" et "incité les dirigeants des deux pays à multiplier les appels à l'apaisement et à la coopération économique", estime l'historien Mâati Monjib.

Une réouverture de la frontière relancerait le tourisme et les échanges bilatéraux. Selon le ministère marocain du Commerce extérieur, l'Algérie n'a représenté que 2% des importations du Maroc et 1% de ses exportations en 2010.

"Face au dynamisme des deux sociétés civiles, les schémas nationalistes étriqués des dirigeants paraissent aujourd'hui relativement dépassés", dit à l'AFP Khadija Mohsen Finan, professeur de science politique à l'Université Paris VIII.

Mais de l'avis général, les relations bilatérales, marquées par de profonds ressentiments depuis l'indépendance, restent difficiles et imprévisibles.

"C'est comme deux crocodiles dans le même marigot. Les régimes des deux pays se considèrent comme deux +géants+ du Maghreb. Leurs relations sont souvent marquées par une volonté de domination régionale", résume Mâati Monjib, historien à l'université Mohamed V de Rabat.

Côté algérien, la méfiance reste visiblement de mise comme en atteste la tonalité générale de la presse dimanche après le discours de Mohammed VI.

La réouverture des frontières terrestres est devenue chez le roi du Maroc "une obsession", écrit le quotidien libéral francophone Liberté.

"La question des frontières est perçue comme un échappatoire aux difficultés socio-économiques du Maroc", affirme encore Liberté qui ne parle du discours royal que dans ses pages intérieures.

Officiellement Alger n'a pas réagi au discours du roi mais dès samedi soir, Kassa Aissi, le porte-parole du Front de libération nationale (FLN), principal parti au pouvoir, qualifiait "d'effet d'annonce" l'offre de Mohammed VI.

"C'est une démarche récurrente qui n'exprime qu'un point de vue, celui du Makhzen (palais royal) marocain", a-t-il déclaré par téléphone à l'AFP.

L'Histoire aussi a laissé des cicatrices entre les deux pays. En 1963, une "guerre des sables" les a opposés après plusieurs incidents frontaliers. Un cessez-le-feu est intervenu en février 1964, laissant la frontière entre les deux pays inchangée.

"Cette guerre a marqué à jamais l'imaginaire collectif des deux peuples et cassé l'euphorie qui a suivi leur indépendance", relève M. Monjib.

Source Afp

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http://lesoirdalgerie.com/articles/2011/07/31/article.php?sid=120821&cid=2

Mohammed VI ou l'obsession des frontières

Visiblement, le roi du Maroc Mohammed VI est obsédé par la réouverture des frontières terrestres entre son royaume et l'Algérie. Au point, d'ailleurs, d'en faire la réclamation de manière itérative. Il est revenu à la charge hier, lors d'un discours du trône.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Jamais la réouverture des frontières terrestres entre l'Algérie et le Maroc n'a été autant au centre des préoccupations du Maroc que depuis l'intronisation de Mohammed VI. Le roi ne rate aucune opportunité discursive pour appeler à la réouverture des frontières terrestres fermées, rappelons-le, en 1994. «Nous tenons à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales (…) y compris la réouverture des frontières terrestres », a souligné le roi dans son discours du trône. La demande n'est pas nouvelle, tant il est déjà arrivé au roi de faire cas de son souhait de voir les frontières réouvertes. Ce qui est nouveau, en revanche, c'est sa volonté affichée de régler préalablement tous les problèmes en suspens. Là, il accède, du moins dans le discours, à la condition émise par l'Algérie, à savoir que la réouverture des frontières devrait intervenir dans un cadre de règlement global de toutes les autres questions. S'il est à noter une évolution sensible dans le discours du roi du Maroc, il ne faudrait pas perdre de vue que c'est essentiellement la difficulté économique et le manque à gagner pour l'économie marocaine, qui déterminent en premier chef une telle attitude. «Cette démarche exclut tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec les liens de bon voisinage, l'impératif d'intégration maghrébine et avec les attentes de la communauté internationale et de notre espace régional», a affirmé également Mohammed VI. Il reste que l'intégration maghrébine passe par la résolution de la question du Sahara occidental. L'Algérie, qui fait de l'autodétermination des peuples un principe immuable, soutient une solution dans le cadre des Nations unies, c'est-à-dire l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Une perspective que le royaume marocain œuvre inlassablement à saborder. Evidemment, cette divergence autour de la question du Polisario n'a pas empêché le maintien à un certain nouveau d'une coopération économique entre l'Algérie et le Maroc. Ces derniers mois, les réunions bilatérales se sont multipliées. Des visites ministérielles ont été enregistrées de part et d'autre. Un regain d'échanges que les observateurs ont compris comme une amorce du réchauffement de la relation entre les deux pays.

S. A. I.

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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5156214&archive_date=2011-07-31

Algérie - Maroc: M6 demande l'ouverture des frontières

par Yazid Alilat

A l'occasion des festivités d'accession au trône, le Roi du Maroc est une nouvelle fois revenu à la charge pour rappeler qu'il reste ouvert à toutes les démarches pour le règlement des différends entre Alger et Rabat. Dans un discours marquant le 12ème anniversaire de son accession au trône, Mohammed VI est intervenu personnellement, et pour la première fois, pour rappeler que les frontières terrestres entre les deux pays sont toujours fermées.

En affirmant que le Maroc tient `' à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales entre nos deux pays frères'', le souverain marocain n'omet pas d'intégrer à cette dynamique la réouverture des frontières terrestres. Jusqu'à présent, le Roi laissait cette tâche à ses ministres ou des chefs de partis, accessoirement à des intellectuels et des hommes proches du Palais. Cette fois-ci, il a lui-même abordé directement la réouverture des frontières comme un des éléments de cette `'nouvelle dynamique'' pour le règlement des différends entre les deux pays. La frontière entre les deux pays a été fermée en 1994 à la suite de l'instauration du visa pour les ressortissants algériens après l'attentat de l'hôtel Asni à Marrakech. Dans cette logique, le souverain a souligné dans son discours que `'le Maroc ne ménagera donc aucun effort pour développer ses relations bilatérales avec les pays de la région. A cet égard, nous prenons acte de l'évolution positive que connaissent les rencontres ministérielles et sectorielles en cours, convenues avec l'Algérie.'' Pour lui, `'cette démarche exclut tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec les liens de bon voisinage, l'impératif d'intégration maghrébine et avec les attentes de la communauté internationale et de notre espace régional.'' Des préalables qui sont, par ailleurs, mis à rude épreuve un peu plus loin dans ce discours par l'option sans équivoque du Palais Royal de sa proposition de `'large autonomie'' au Sahara Occidental, fermant la porte à toute autre solution pour régler définitivement ce conflit dans le cadre des résolutions pertinentes des Nations unies. Pour le Roi du Maroc, il n'y a pas d'autre alternative à ce conflit, né de l'occupation par le Maroc du Sahara Occidental en 1975, que `' l'Initiative d'autonomie en tant que solution politique et définitive au conflit artificiel suscité autour de notre Sahara''. Sur ce point précis, Mohammed VI n'innove plus. Et confirme que Rabat a déjà fait de cette question `'la priorité des priorités dans notre politique intérieure et extérieure''. Difficile dès lors pour les négociateurs de bonne volonté de parvenir à un rapprochement des vues pour la mise en place d'un mécanisme fiable devant mener à court terme vers une solution politique au Sahara Occidental. `'Nous réitérons, par conséquent, notre volonté de maintenir le cap et continuer à défendre notre souveraineté et l'intégrité de notre territoire qui ne souffrent aucun marchandage'', a-t-il dit. Sur le plan intérieur, le souverain du Maroc, qui a réussi à faire voter avec un score surréel sa `'nouvelle constitution'' après des mois de manifestations de jeunes pour des réformes politiques en profondeur, a pratiquement appelé les partis politiques à intervenir pour `'calmer'' ces jeunes qui maintiennent la pression en rejetant cette nouvelle constitution. Le désarroi face à ces jeunes est maintenant patent chez le souverain, qui a appelé `'les partis politiques, majorité et opposition confondues (...) à redoubler d'efforts pour favoriser la réconciliation des citoyens, surtout les jeunes, avec l'action politique dans sa noble acception patriotique''. Il est clair que les réformes mises en place après les manifestations de jeunes pour plus de démocratie et moins de pouvoirs du Roi n'ont pas recueilli l'adhésion populaire. Bien au contraire, la déception est grande chez les militants associatifs, qui avaient notamment demandé, lors des manifestations du printemps dernier, que le `'Roi règne mais ne gouverne pas''. A brève échéance, les Marocains doivent aller aux urnes dès octobre prochain pour élire de nouveaux députés (représentants et surtout pour la désignation d'un Premier ministre, comme prévu dans la nouvelle constitution votée le 1er juillet dernier.

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http://www.jeune-independant.net/pages/commentaire.htm

N'autre vision

Une autre fausse alerte ?


Le roi Mohammed VI du Maroc a évoqué une nouvelle fois les relations algéro-marocaines et dit dans son discours, à l'occasion de la fête du trône, tenir à l'amorce d'une nouvelle dynamique dans ses relations avec l'Algérie, ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens. Des paroles réjouissantes qui font l'effet d'un baume au cœur, n'était leur similitude frappante avec la légèreté des engagements tricolores qui généralement oublient, dès qu'ils vous quittent, la feuille de route tracée ensemble.
Le roi, «protecteur des escrocs et des malfrats», selon Ahmed Benseddik, un ingénieur marocain, a fatalement parlé de la réouverture des frontières terrestres dans le cadre d'une démarche qui exclurait «tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec (…) les attentes de la communauté internationale et de notre espace régional». Ainsi, le souverain revient de plus belle sur la construction maghrébine, projet criminellement torpillé justement par l'invasion militaire marocaine du Sahara occidental en 1975. Le roi nous redit que le projet est stratégique, qu'il est incontournable et nous réaffirme une énième fois qu'il y œuvrera avec toute la détermination et la persévérance requises. Rien de nouveau en somme ! Un discours qui n'a pratiquement rien à voir avec les attaques directes ou sous-marines lancées régulièrement contre une Algérie qui se fait horriblement tolérante. Rabat qui se présente à l'opinion comme un modèle se conduit en pratique tel un Satan. Une attitude qui ressemble à s'y méprendre à de l'hypocrisie. Le roi n'a en réalité pas besoin de tous ces salamalecs publics pour trouver un arrangement avec une direction de la RADP, réputée préférer la discrétion. Et la RADP est toujours accessible lorsqu'il s'agit de construire dans l'équité, loin de l'égoïsme. En est-ce le cas aujourd'hui ou bien serait-ce une fausse alerte comme à l'habitude ? Car on ne voit vraiment pas comment on pourrait construire le Maghreb en faisant fi des droits d'un peuple qui a courageusement affronté l'Espagne, la Mauritanie et qui poursuit sa lutte aujourd'hui contre le colonialisme marocain pour faire valoir son droit imprescriptible à l'autodétermination. L'expérience passée a amplement démontré que la construction maghrébine sur le dos sahraoui était une utopie.

M. Z.
mohamed_zaaf@yahoo.fr

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http://www.lecarrefour-algerie.com/actu.html
http://www.spsrasd.info/fr/content/alg%C3%A9rie-maroc-la-r%C3%A9ouverture-des-fronti%C3%A8res-fait-courir-le-roi

Algérie-Maroc : La réouverture des frontières fait courir le roi

dim, 31/07/2011 - 14:29

Nouvel et intriguant appel du roi du Maroc.
Mohamed VI saisit au vol l'occasion du mois sacré pour réitérer son appel au dégel des relations avec l'Algérie. Il n'omet pas non plus de se positionner en faveur de la réouverture des frontières terrestres fermées depuis 1994. «Nous tenons à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales (…) y compris la réouverture des frontières terrestres», a déclaré le dernier monarque du continent.

A l'évidence, son qualificatif «règlement de tous les problèmes en suspens» ferait allusion au préalable posé par Alger pour la normalisation de ses relations avec Rabat. Il s'agit en fait de rendre l'indépendance au Sahara occidental, dernier pays colonisé de l'Afrique. Ce qui devrait en principe présupposer un tel scénario. Or, rien de visible dans son appel sur ce sujet. Cette agitation marocaine toute orchestrée autour de la réouverture de ces frontières serait passée inaperçue s'il n'y avait pas le contexte «libyen». Dès lors qu'on s'interroge. Le Roi serait–il réellement sincère dans son appel?

Cela suscite bien une lecture. Il n'est un secret pour personne que le Maroc est farouchement hostile à tous compromis quand il s'agit du problème du Sahara Occidental. Et là, il ne faut pas être dupe pour deviner les intentions réelles de cet appel du souverain en vue de désamorcer la crise entre les deux pays. Autrement dit, il ne s'agirait nullement de prémices de règlement de la crise du Sahara occidental. Là, incontestablement, ressurgissent au grand jour, les dernières accusations d'ONG pro-marocaines aux Etats-Unis de vouloir impliquer Alger dans l'envoi de mercenaires en Libye. Justement, Alger reproche à Rabat de chercher à l'impliquer dans le conflit libyen.

L'on comprend que l'appel du monarque vise, même s'il ne le dit pas, de disculper son pays de tout soupçon de liens avec ces mêmes ONG. «Cette démarche exclut tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec les liens de bon voisinage, l'impératif d'intégration maghrébine et avec les attentes de la communauté internationale et de notre espace régional», a ajouté le roi. Seulement, à quelle «intégration maghrébine» fait-il allusion? Le territoire du peuple sahraoui est toujours sous son occupation! Et le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait, le 29 mai dernier, exclu l'option de réouverture des frontières mixtes. C'était en réaction aux accusations marocaines. «Ces derniers temps, on observe (...) des déclarations de l'agence officielle marocaine et une agitation du lobby officiel marocain aux Etats-Unis pour pouvoir impliquer l'Algérie dans l'envoi de mercenaires en Libye, dans l'envoi d'armes en Libye», avait déclaré Ouyahia. La réouverture de ces frontières «n'est pas à l'ordre du jour», avait–il ajouté lors d'une conférence de presse.

Ces frontières ont été fermées en 1994, suite à un attentat kamikaze islamiste perpétré à Marrakech. Attentat que Rabat avait vainement imputé à l'époque aux services algériens. Depuis, le makhzen donnait l'impression de vivre sous «l'emprise» de cette affabulation. Cela leur a valu une première fois de «saborder» le projet de l'UMA sur fond de crise sur le Sahara occidental. Avant que l'Algérie ne sauve le projet. Toutefois, le ton est, ces derniers mois, au réchauffement du thermomètre entre les deux pays. En témoigne, le ballet incessant et les échanges de visites de ministres des deux pays frères .Ce qui a priori laisse présager de nouveau la perspective de règlement de tous les «contentieux». Une nouvelle page se dessine. Seulement, la précédente sera-t-elle tournée?

B.K.

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http://www.latribune-online.com/chronique/55468.html
http://www.spsrasd.info/fr/content/entre-alger-et-rabat-une-mince-fronti%C3%A8re

Entre Alger et Rabat, une mince frontière

dim, 31/07/2011 - 10:41

A considérer les propos les plus récents du roi Mohammed VI et du président Abdelaziz Bouteflika, on réalise, comme une évidence, qu'entre l'Algérie et le Maroc n'existe finalement qu'une frontière terrestre, de plus en plus ténue. Dans le discours célébrant le douzième anniversaire de son accession au trône, le roi Mohammed VI affirme, avec le Nous de la majesté, qu'il «tient à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens» entre les deux pays. Efforts qui seront engagés, «en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales entre nos deux pays frères, y compris la réouverture des frontières terrestres».

Sans être aussi explicite, le président algérien, dans un message de félicitations, à caractère protocolaire, publié par l'agence marocaine MAP, souligne qu'il est disposé, lui aussi, à œuvrer pour «jeter les ponts de fraternité, de coopération et de bon voisinage, afin de bâtir des relations bilatérales exemplaires de nature à servir l'intérêt commun des deux pays et peuples frères unis par les liens de l'histoire et concernés par les défis de l'avenir». Presque en même temps, les deux chefs d'Etat, avec des mots différents, enregistrent «l'élan» ou «l'évolution positive» que connaissent les échanges de visites ministérielles entre les deux pays.
A première vue, ces déclarations, de convenance et bien convenables, sans être pour autant convenues, pourraient relever de la déclaration de bonnes intentions. C'est-à-dire sans lendemain. De la part du roi du Maroc, le souhait de normaliser les relations bilatérales et de voir ouvertes les frontières terrestres, fermées depuis 1994, est une ardente aspiration. Un vœu récurrent. Presque une antienne depuis son accession au trône.

Déjà, dans un message adressé au président Abdelaziz Bouteflika à l'occasion de la célébration de la fête de l'Indépendance, le monarque chérifien appelait le chef de l'Etat algérien à «surmonter les obstacles conjoncturels» et à agir pour «imprimer une nouvelle dynamique aux relations de coopération» entre les deux voisins. Le message était, certes, cérémonieux, mais suffisamment appuyé pour que Paris, qui soutient la position marocaine sur le Sahara occidental, s'en félicite, y voyant alors une «annonce forte, visant au rapprochement entre l'Algérie et le Maroc, deux pays avec lesquels la France entretient des relations étroites et denses», mais pas tout à fait neutres.

L'appui enthousiaste de Paris à l'envie royale de lisser les aspérités des relations algéro-marocaines est à apprécier, par ailleurs, à la lumière d'informations, de source officielle marocaine, au sujet d'une probable médiation saoudienne. Le 18 juillet dernier, à l'issue d'une audience que lui a accordée le roi Abdallah, le ministre des Affaires étrangères marocain Tayeb Fassi Fihri affirmait que l'Arabie saoudite serait prête à engager une médiation entre le Maroc et l'Algérie pour «normaliser définitivement» les relations bilatérales. Selon le site d'information arabe de Londres Elaph.com, l'émissaire du roi du Maroc aurait déclaré que son pays «est prêt à accepter toutes les propositions concrètes allant dans ce sens».

Si, à ce jour, rien n'indique qu'une telle médiation serait vraiment possible, rien, en revanche, ne permet de l'exclure car elle constitue mieux qu'une simple hypothèse de travail. Une médiation saoudienne entre l'Algérie et le Maroc, à un moment où la crispation entre les deux pays était plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui, a bien eu lieu.

Le 4 mai 1987, à la frontière algéro-marocaine, en présence du roi Fahd, le roi Hassan II et le président Chadli Bendjedid se sont rencontrés sous une tente.

Le 16 mai, Alger et Rabat annoncent la reprise des relations diplomatiques. Le 5 juin, les frontières sont officiellement rouvertes.

Le 7 juin, le roi Hassan II est à Alger. Le 6 février 1989, le président Chadli Bendjedid est à Ifrane, effectuant la première visite d'un chef d'Etat algérien au Maroc depuis… 1972.

A cette époque, les relations bilatérales avaient pu être déconnectées du dossier du Sahara occidental, laissé aux bons soins des Nations unies, sans pour autant que les positions respectives sur la question aient pu changer sur le fond.

Enfin, au fond, qu'est-ce qui fonde la crispation entre deux pays qui entretiennent des ambassades, échangent des visites de ministres, laissent ouvertes les frontières aériennes, n'imposent pas de visas aux ressortissants des deux pays, commercent, notamment dans le domaine de l'énergie, et collaborent, quand c'est nécessaire, dans le domaine sécuritaire ? Rien d'autre sauf une frontière terrestre, malgré tout poreuse, qui n'a jamais empêché l'émergence du Maghreb sans frontières du trabendo et des stupéfiants.

Par Noureddine Khelassi

La Tribune d'Algérie, 31/07/2011

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http://www.yabiladi.com/articles/details/6389/maroc-algerie-vers-ouverture-frontieres.html

Maroc-Algérie : Vers une ouverture des frontières ?

31.07.2011 | 19h13

Oumar Baldé

Le roi Mohammed VI a de nouveau tendu la main à l'Algérie pour la normalisation des relations entre les deux pays frontaliers. Un appel qui n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Le président algérien a immédiatement répondu en se disant disposé à bâtir des relations bilatérales exemplaires avec le Maroc. Mais dans le fond, difficile de prédire de véritables avancées tant les obstacles persistent.

Le feuilleton sur les relations entre le Maroc et l'Algérie se poursuit. Dernier épisode, le discours du roi Mohammed VI de ce samedi 30 juillet, à l'occasion de la fête du Trône. Lors de cette adresse à sa nation, le souverain marocain n'a pas manqué comme d'habitude de faire un clin d'œil à son voisin algérien. « Nous tenons à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales entre nos deux pays frères », a réitéré le chef de l'Etat marocain, lors du douzième anniversaire de son accession au trône.

Mohammed VI fait de la « réouverture des frontières terrestres » le principal objectif de la normalisation de ces relations, glaciales depuis la fermeture par le royaume de ses frontières avec l'Algérie, après l'attentat de 1994 à Marrakech. Un attentat que le Maroc a imputé aux services secrets algériens. Le souverain invoque également « les liens de bon voisinage, l'impératif d'intégration maghrébine (…) les attentes de la communauté internationale » et de l'espace régional maghrébin pour presser les autorités algériennes. Des autorités qui ne sont pas restées insensibles à cette main tendue.

Le dirigeant algérien, dans un message de félicitations adressé à son pair marocain, s'est dit lui aussi disposé à « jeter les ponts de fraternité, de coopération et de bon voisinage, afin de bâtir des relations bilatérales exemplaires » avec le Maroc. Toutefois, la probabilité d'une ouverture des frontières n'est pas expressément déclarée. Le président algérien se contentant juste de se féliciter des progrès réalisés ces derniers temps dans les discussions au niveau ministériel. Une attitude qui prouve néanmoins que les deux dirigeants ont compris l'urgence d'aller vers une nouvelle dynamique, et de surmonter les obstacles à la réouverture des frontières.

Effet d'annonce

Des oppositions persistent hélas au niveau des deux pays. En Algérie en tous cas, la classe politique ne manque pas de commentaires sur l'ouverture faite par Mohammed VI. C'est le cas de la formation de Bouteflika. En effet, le FLN (Front de libération national) considère l'appel du souverain marocain comme un simple « effet d'annonce ». « C'est une démarche récurrente qui n'exprime qu'un point de vue, celui du Makhzen marocain », estime Kassa Aissi, porte-parole du parti au pouvoir algérien.

La question du Sahara, même si elle ne conditionne plus les relations entre les deux pays, demeure un point d'achoppement pour un véritable réchauffement des relations maroco-algériennes. Elle doit, selon le FLN, être résolue, car elle constitue un élément nécessaire à la réalisation du Grand Maghreb. Mohammed VI a pour sa part réaffirmé qu'il n'est pas question de « marchandage » sur l'intégrité territorial du royaume...

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http://www.letempsdz.com/content/view/60629/186/

30-07-2011
Relations algéro-marocaines
Mohamed VI appelle à la réouverture des frontières avec l'Algérie

Le Maroc ne perd pas espoir pour obtenir une normalisation totale de ces relations avec l'Algérie. Le roi Mohaled VI multiplie ses interventions à ce propos.

Une revendication qu'il exprime avec insistance vu que ce sujet est évoqué presque dans tous ces discours. Ainsi, la réouverture des frontières terrestres avec l'Algérie et la normalisation totale des relations entre les deux pays ont été les deux sujets phares de son discours prononcé avant-hier à Tanger, célébrant le 12e anniversaire de son intronisation.

"Nous tenons à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales (...)

y compris la réouverture des frontières terrestres ", a-t-il dit dans un discours du trône. La frontière terrestre entre le Maroc et l'Algérie a été fermée en 1994 à la suite d'un attentat islamiste à Marrakech (sud du Maroc) que Rabat avait imputé aux services secrets algériens.

"Cette démarche exclut tout immobilisme ou ostracisme incompatible avec les liens de bon voisinage, l'impératif d'intégration maghrébine et avec les attentes de la communauté internationale et de notre espace régional", poursuit le roi Mohammed VI.

En effet, des rumeurs folles ont longuement circulé sur la réouverture des frontières entre les deux pays. Des pétitions émanant d'initiateurs marocains ont été envoyées aux Algériens pour appuyer cette revendication et lui donner un caractère populaire

et non politique. Rabat et Alger ont échangé au cours des derniers mois des visites de ministres, laissant augurer d'un réchauffement de leurs relations, longtemps contrariées par le problème toujours non résolu du Sahara occidental.

Rabat occupe l'ex-colonie espagnole depuis 1976 et propose aux Sahraouis l'autonomie sous sa souveraineté. Le Front Polisario, lui, réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, qui donnerait aux Sahraouis le choix entre trois options:

indépendance, autonomie sous souveraineté marocaine ou rattachement au Maroc. Le Roi du Maroc a également appelé à l'élection rapide d'un nouveau parlement pour qu'un futur Premier ministre soit nommé au sein du parti vainqueur des prochaines élections.

Une révision constitutionnelle renforçant les pouvoirs du Premier ministre tout en préservant la prééminence du souverain a été adoptée à plus de 98% des Marocains lors d'un référendum organisé le 1er juillet après plusieurs mois de manifestations de rue pacifiques.

N. B.

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4.3. CHUTE D'UN AVION DE L'ARMÉE D'OCCUPATION
http://www.spsrasd.info/fr/content/chute-dun-avion-miliatire-marocain-des-questions-en-lair
http://blogs.periodistadigital.com/desdeelatlantico.php/2011/07/27/p299538#more299538

Chute d'un avion miliatire marocain: des questions en l'air

mer, 27/07/2011 - 16:43

Un avion militaire marocain provenant de Villa Cisneros (Dakhla, ndlr), dans le sud du Sahara Occidental occupé, s'est écrasé à Gulmín (sud du Maroc), causant la mort de 78 personnes. Il ya plusieurs questions qui se posent: était-ce vraiment un accident? L'avion était-il en bon état? A-t-on respecté les règles sur la charge maximale? A-t-on menti sur la situation météo? Ce sont des questions très importantes qui laissent Mohamed VI dans une position très difficile, lui qui est le chef de l'armée marocaine.


Première question: Etait-ce un accident?

Deux raisons nous amènent à poser la question:
1 º. Dans le passé, il y a eu des rapports sur des pilotes suicides Marocains.
Je rappelle une information publiée par El País:
Un pilote suicidaire causé l'accident d'avion à Agadir Maroc
44 personnes sont mortes dans la catastrophe
L'information n'est pas récente ... elle est du 26 août, 1994.
Mais elle nous permet de dire qu'il ya un précédent qui avale le doute sur l'hypothèse de l'accident.
2 º. A tout cela il faut ajouter que l'armée marocaine, et surtout l'armée d'occupation militaire du Sahara occidental est fortement infiltrée par l'islam. Etant donné qu'il s'agit d'un avion transportant des membres de l'armée d'occupation du Sahara occidental, il y a lieu de se demander si l'accident n'a pas été causé par un militaire marocain islamiste.

La première question est donc:
S'agit-il vraiment d'un accident?


Deuxième question: l'avion était-il en bon état technique?

Des pays comme le Maroc, avec un très haut niveau de corruption, connaissent souvent des situations dans lesquelles les allocations destinées a certains services sont détournées à des fins privées.
L'un des fonds les plus prêts au détournement est celui de la réparation de véhicules. Il est généralement difficile de s'en apercevoir immédiatement si un véhicule a été réparé. Ainsi ce poste de dépenses très attrayant pour ceux qui cherchent à détourner les fonds à la corruption.

Le problème peut devenir plus compliqué surtout si l'on considère l'hypothèse que pour faire les révisions les véhicules sont transportés vers la France. Dans ce cas, le gouvernement français aurait les données que pourraient mettre Mohamed VI dans une situation très inconfortable.

La question qu'on doit se poser est :
l'avion militaire de l'armée d'occupation , a-t-il vraiment été l'objet de les réparations de réglementaires?

Troisième question: A-t-on violé les normes de charge ?

Tous les véhicules de transport, et celui-ci s'en était un (puisqu'il transportait des troupes d'occupation) ont des limites de charge.
L'armée d'occupation du Sahara se trouvent loin de chez eux. Cela est particulièrement vrai de l'armée d'occupation présente dans la région du Rio de Oro, dont la capitala est Villa Cisneros. Pour un marocain normale, il n'est pas facile de se payer un billet d'avion de Villa Cisneros à Rabat ou à Casablanca. Le transport routier prend beacucoup de temps et peut empêcher le soldat prendre de profiter de sa permission pour aller par route pour voir sa famille et puis réintégrer sa destination.

La question est:
A-t-on respecté la réglementation sur la charge maximale d'un cargo de transport de l'armée d'occupation?

Quatrième question: A-t-on menti sur les condirtions météo?

Lors d'un accident d'avion comme celui-ci et il ya une sorte de responsabilité dans les postes de commandement, il est de coutume de jeter la responsabilité sur le pilote ou la météo.

La première est imprudente, car il court le risque que la famille du pilote accusé puisse démontrer sa probité ... et que les collègues du pilote se fâchent contre le makhzen.
La seconde est plus pratique.
Reuters, dans une dépêche de son correspondant à Rabat affirme que, au moment de l'accident il y avait un «mauvais temps».
Sources aéronautiques consultées m'ont dit que les conditions météorologiques étaient bonnes.
La quatrième question est :
Ont-ils men ti au sujet des conditions météorologiques dans lesquelles l'accident a eu lieu?

Carlos Ruiz Miguel
Desde El Atlantico, 27/07/2011

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http://www.leconomiste.com/article/885643-un-avion-militaire-s-ecrase-dans-le-grand-sud

Édition N° 3582 du 2011/07/27

Un avion militaire s'écrase dans le <Grand sud>
Un seul survivant et 80 victimes périssent à Guelmim
Motif officiel, «les mauvaises conditions météorologiques»

C'est un avion militaire, construit dans les années 1950, qui s'est écrasé mardi 26 juillet au sud du Maroc. Depuis le crash de 1973, c'est le crash ayant fait le plus de victimes: 80 personnes ont péri. Une enquête a été ouverte. En attendant, le motif avancé par les FAR parle de «mauvaises conditions météorologiques».


Dans son roman «Les versets sataniques», Sir Salman Rushdi, écrivain anglais d'origine indienne, relate les derniers instants des passagers d'un avion qui s'écrase.
De la fiction à la réalité: c'est ce drame-là qui s'est produit mardi 26 juillet à 10 km au sud du Maroc, au nord-est de Guelmim plus exactement. L'appareil des Forces Royal Air, un Lockheed C-130 Hercules, assurait la liaison entre Agadir, El Aaiun et Dakhla-Villa Cisneros. Il y avait à son bord les neuf membres de l'équipage, 60 militaires et 12 civiles. Un seul passager a miraculeusement survécu. A l'heure où nous mettions sous presse, le bilan du crash était de 80 morts selon la MAP. Trois blessés graves ont dû succomber à la dernière minute.

. Les secours ont évacué 45 victimes vers le 5e hôpital militaire de Guelmim. Des recherches sont en cours pour retrouver les autres dépouilles. Le communiqué des FAR ne précise pas son identité. Le Souverain a décidé de prendre en charge personnellement les frais des obsèques. Un deuil national de trois jours sera observé avec mise en berne du drapeau.

Officiellement, le motif avancé est celui des «mauvaises conditions météorologiques» en période estivale. Les prévisions annonçaient pourtant, aussi bien sur Agadir que El Aaiun, une température de 27 °C et une force du vent respectivement de 16km/h et 26 km/h. Comment peut-on par ailleurs avancer la cause de l'accident alors que dans pareilles circonstances une enquête est préalablement ouverte? Le temps notamment que la fameuse boîte noire livre ses secrets.

En attendant, les premières informations indiquent que «l'appareil a heurté la montagne de Sayyert, à environ 10 km de Guelmim». L'Agence France Presse (AFP) rapporte qu'une «source locale a évoqué comme motif les mauvaises conditions météorologiques et qu'une enquête a été ouverte». Un des premiers détails techniques à tenir en compte. Celui de l'âge de l'avion militaire, fabriqué par les Américains dans les années 1950. Un demi-siècle de service au moins. «Il s'agit d'un avion militaire utilisé pour le transport des troupes mais aussi pour leurs familles. Il est très utilisé dans le Sahara», selon un responsable marocain cité par l'AFP.

C'est le plus grave accident d'avion que le Maroc a connu. En 1973, un avion de la Royal Air Maroc s'était écrasé près de Rabat, faisant 105 morts. Vingt et un an plus tard, un appareil de la RAM s'écrase près d'Agadir. Bilan, 44 morts. Un avion bimoteur de type «Descender» de la gendarmerie marocaine avait disparu dans le sud du Maroc en décembre 2001. A son bord, au moins cinq personnes dont deux pilotes.

F. F.

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http://panoramaroc.ma/fr/index.php/presse-quotidienne/societe/faits-divers/1507-abderrahmane-mekkaoui-expert-militaire--qprobabilites-tres-faibles-pour-ce-genre-daccidentq

Abderrahmane Mekkaoui (expert militaire) : "Probabilités très faibles pour ce genre d'accident"

Créé le Jeudi, 28 juillet 2011 05:03

Selon l'expert militaire Abderrahmane Mekkaoui, le Hercules C-130 est un avion robuste conçu pour résister aux conditions de vol, d'atterissage et de décollages les plus difficiles. Le Maroc, qui dispose de 35 de ces appareils américains, forme ses pilotes aux Etats-Unis et les instructeurs témoignent de la maîtrise de ce type d'appareils par les pilotes marocains. S'il est possible qu'il y ait eu défaillance technique, elle se serait produite en vol, et pas à l'atterissage ; de plus, le Hercules est capable de se poser sans encombres, même avec un seul réacteur en marche. Maintenant, il est possible qu'il y ait eu défaillance humaine, concernant la hauteur de la montagne, la communication entre pilotes et tour de contrôle, et l'altitude de l'appareil au moment où il survolait les montagnes environnantes de Guelmim, mais cette défaillance semble tout de même écartée aussi car les pilotes disposent de cartes précises et sont rompus à ce genre de rotations qu'ils font quotidiennement. Mais l'analyse des boîtes noires dévoilera les évènements des dernières minutes du vol et permettra de déterminer avec précision les circonstances de l'accident.

L'avion transportait aussi des civils et, selon Mekkaoui, cela est une chose normale dans ces rotations, ce type d'avions servant à emmener les familles de militaires d'une ville à une autre, comme il arrive souvent aux Hercules de l'armée de transporter des personnalités civiles. Interrogé sur les versions qui commencent à être avancées par les <ennemis> de l<'intégrité territoriale>, Abderrahmane Mekkaoui note qu'aujourd'hui, toutes les armées du monde disposent d'un service de communication, et que l'armée devrait informer les Marocains en temps et en heure, ce qui n'a d'ailleurs pas été fait depuis 24 heures, et qui devrait l'être parce que l'armée est une institution qui implique l'ensemble de la population.

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http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5156090&archive_date=2011-07-27

Maroc: 80 morts dans le crash d'un avion militaire

par S. M. & Afp

Le Maroc a été secoué hier par la pire catastrophe aérienne de son histoire. Un Hercules C-130 appartenant à l'armée marocaine s'est écrasé hier dans une région désertique et montagneuse située à 830 km au sud de Rabat. Bilan: les 80 passagers de l'avion sont morts.

C'est l'accident aérien le plus meurtrier de l'histoire du Maroc. L'appareil militaire marocain, qui assurait la liaison Agadir (sud)-El Aaiun-Dakhla/Villa Cisneros (Sahara Occidental), avait à son bord 80 passagers dont une majorité de militaires, et une dizaine de civils. Un précédent bilan faisait état de 78 tués et trois blessés, mais une source hospitalière a ensuite indiqué que deux personnes blessées étaient décédées, et qu'un troisième blessé avait été comptabilisé par erreur. Une source hospitalière avait annoncé dans un premier temps que «trois survivants sont dans un état très grave et ils ont tous été transportés à l'hôpital de Guelmim». Le roi Mohammed VI a adressé «un message de condoléances aux familles des victimes en sa qualité de Chef suprême des FAR», a précisé à l'AFP une source marocaine officielle.

Selon les premières indications données par l'armée marocaine, l'appareil a heurté la montagne de Sayyert, à environ 10 km de Guelmim. Une source locale a assuré que l'accident était «dû notamment aux mauvaises conditions météorologiques» et qu'une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l'accident. «L'avion s'apprêtait à atterrir dans l'aéroport militaire quand on a aperçu une immense fumée venant des montagnes près de Guelmim», a précisé cette source.

Le Lockheed C-130 Hercules est un avion de transport militaire américain qui a été conçu dans les années 1950. Il est largement utilisé pour des missions multiples dans une cinquantaine de pays. «Il s'agit d'un avion militaire qu'on utilise pour le transport des troupes mais aussi pour leurs familles. Il est très utilisé dans le Sahara», selon un responsable marocain. Les «trois blessés» et les «dépouilles mortelles retrouvées ont été évacuées sur le 5ème hôpital militaire de Guelmim».

En décembre 2001, un avion bimoteur de type «Descender» de la gendarmerie marocaine avait disparu dans le sud du Maroc avec à son bord au moins cinq personnes dont deux pilotes. En 1994, un avion de tourisme ATR 42 s'était écrasé près d'Agadir dans le sud du pays, et cet accident avait fait 44 morts. Guelmim connaît une importante activité économique et touristique, notamment dans le domaine du tourisme écologique.

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http://www.tsa-algerie.com/divers/maroc-80-morts-dans-le-crash-d-un-avion-militaire_16678.html

Maroc : 80 morts dans le crash d'un avion militaire

Riyad Hamadi

Le Maroc est en deuil. Quatre&#8209;vingt personnes, dont 60 militaires, sont mortes ce mardi 26 juillet dans le crash d'un avion militaire à Guelmim, dans le sud du Royaume, selon un dernier bilan officiel. Tous les passagers de l'appareil ont péri dans la pire catastrophe aérienne vécue par ce pays, selon l'armée marocaine.

Dans un bilan précédent, l'armée marocaine avait indiqué que 78 personnes étaient mortes et trois autres blessées. Mais une source hospitalière a ensuite déclaré que les deux personnes blessées étaient décédées, portant le nombre de morts à 80. Un troisième blessé avait été comptabilisé par erreur.

L'avion – un Hercules C-130 – qui transportait 81 personnes, dont 60 militaires, assurait la liaison Agadir&#8209;El Aaiun&#8209;Dakhla/Villa Cisneros (Sahara occidental). Il avait à son bord 9 membres d'équipage, 60 militaires et 12 civils, a précisé le communiqué de l'armée marocaine.

Selon les premières indications données par l'armée, l'appareil a heurté la montagne de Sayyert, à environ 10 km de Guelmim, une ville surnommée la « porte du désert ». Une source locale a assuré que l'accident était « dû notamment aux mauvaises conditions météorologiques » et qu'une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises du crash.

26/07/2011 à 18:00

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http://www.map.ma/fr/sections/general/un_avion_militaire_s9741/view

Un avion militaire s'écrase près de Guelmim (des dizaines de morts)

Guelmim, 26/07/11- Un avion de type C-130 des Forces Armées Royales (FAR) s'est écrasé, mardi, dans une zone montagneuse près de Guelmim, faisant des dizaines de morts, a-t-on appris de sources locales.

L'avion, qui transportait des éléments des FAR, s'est écrasé après avoir heurté une montagne alors qu'il s'appétait à atterrir à l'aéroport militaire situé à 8 km de Guelmim.

L'appareil venait de Dakhla-Villa Cisneros à destination de Kénitra.

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http://www.map.ma/fr/sections/general/un_avion_militaire_s/view

Un avion militaire s'écrase près de Guelmim

Guelmim, 26/07/11- Un avion de type C-130 des Forces Armées Royales s'est écrasé mardi dans une zone montagneuse près de Guelmim, a-t-on appris de sources locales.

Dernière modification 26/07/2011 11:25

Dernière modification 26/07/2011 12:40

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5. MAROC-LE MAKHZEN EXTÉRIEUR
http://www.yabiladi.com/articles/details/6358/ouverture-prochaine-centres-culturels-marocains.html

Ouverture prochaine des centres culturels marocains à l'étranger

28.07.2011 | 17h36
La rédaction

Initié en 2008 par le ministre en charge de la Communauté marocaine de l'étranger, Mohamed Ameur, le programme de construction des premiers centres culturels dédiés aux Marocains résidant à l'étranger est en cours de finalisation.

En Belgique, le centre culturel marocain de Bruxelles est opérationnel depuis avril 2009. Il sera officiellement inauguré en septembre prochain, rapporte l'Economiste, jeudi 28 juillet. En Amérique du nord, le gouvernement marocain avait acquis, en juin 2010, un bâtiment situé à Montréal. Les travaux de son réaménagement en centre culturel sont achevés. Il devrait ouvrir ses portes en fin d'année. Celui de Tunis est en cours de finalisation. Du côté de la Libye, le centre culturel de Tripoli est également prêt. La date de sa mise en service demeure toutefois inconnue en raison du conflit qui secoue actuellement la Libye. D'autres centres culturels marocains devraient voir le jour, notamment à Amsterdam, Barcelone et Mantes-la-Jolie.

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6. SAHARA OCCIDENTAL-ONU
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=25943&Cr=MINURSO&Cr1=

Ban Ki-moon nomme un nouveau chef de la Mission de l'ONU au Sahara Occidental

27 juillet 2011 –

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a nommé mercredi le général de division Abdul Hafiz, du Bangladesh, Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

Le général Hafiz succède au général de division Jingmin Zhao, de Chine, dont le mandat a expiré le 10 avril 2011. Le Secrétaire général s'est dit reconnaissant au général Zhao pour son service exemplaire et sa contribution aux activités de la MINURSO, a fait savoir son porte-parole.

Le général Hafiz apporte à cette nouvelle fonction une vaste expérience acquise au cours d'une carrière militaire distinguée, dont une partie consacrée aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies. De 2004 à 2005, il fut adjoint au commandant de la force de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire; de 2003 à 2004, il fut Chef de liaison militaire à la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire (MINUCI). De 1991 à 1992, le général Hafiz fut également officier de liaison militaire à la Mission d'observation des Nations Unies pour l'Iraq et le Koweït (MONUIK) et Chef de liaison militaire à Zagreb, en Croatie.

Actuellement, le général Hafiz dirige une division d'infanterie de l'armée du Bangladesh. Auparavant, il était Chef d'état-major, au quartier général de l'armée nationale. Il a commencé sa carrière militaire au sein de l'armée du Bangladesh en 1977. De 1999 à 2001, il a assuré le commandement d'une brigade d'infanterie et de 2005 à 2008, celui d'une division d'infanterie. Au cours de la période 2001-2003, il a dirigé l'Académie militaire du Bangladesh, puis de 2008 à 2009, il a occupé les fonctions de Directeur général de l'organisation paramilitaire « Ansar and Village Defence Party », dirigeant ainsi plus de 15.000 membres actifs et 30.000 réservistes.

Le général Hafiz est titulaire d'une maîtrise en stratégie militaire, décernée par l'Université nationale de Dhaka, au Bangladesh. Né à Dhaka en 1957, il est marié et père de deux filles.

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http://www.lecourrier-dalgerie.com/papiers/la24.html

LE GÉNÉRAL ABDUL HAFIZ À LA TÊTE DE LA MINURSO
Quel commandant pour quelle mission ?

Un nouveau nom vient d'être annoncé à la tête de la mission des Nations unies pour l'organisation d'un referendum au Sahara Occidental (Minurso). Le général de division Abdul Hafiz du Bengladesh a été nommé par le Secrétaire général des Nations unies selon un communiqué de l'ONU, ce mercredi 27 juillet. Il succède au général chinois Jingmin Zhao dont le mandat a pris fin, le 10 avril 2011. Le général Hafiz a participé à de nombreuses missions de paix des Nations unies. Il a été, entre autres, Chef de liaison militaire à la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire, de 2003 à 2004, avant d'être nommé adjoint au commandant de la force de l'opération des Nations unies en Côte d'Ivoire de 2004 à 2005. Abdul Hafiz est aussi titulaire d'une maîtrise en stratégie militaire de l'Université nationale de Dhaka, au Bangladesh. Cette nomination intervient après prés de deux mois après que le Conseil de sécurité des Nations unies ait adopté, fin avril dernier, une résolution pour proroger le mandat de la Minurso jusqu'au 30 avril 2012. La même résolution mentionne pour la première fois les droits de l'homme et prend note de l'impasse dans lequel se trouve ce conflit entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario. Cependant, la désignation d'un autre dirigeant de la Minurso ne pourrait assurément mettre un terme aux supplices du peuple sahraoui. Et pour cause : la position de la France, membre permanant du Conseil de sécurité fidèle à ses principes d'apporter toute l'aide nécessaire au Royaume de Mohamed VI ne changera rien aux données sachant que la France n'hésitera pas à venir à la rescousse du Maroc en usant de tout son poids pour empêcher le Conseil de sécurité de l'ONU d'élargir les prérogatives de la Minurso afin qu'elle puisse assurer la protection des droits de l'homme au Sahara Occidental. Ceci dit, le problème est dans le fond. C'est toute la politique des Nations unies envers le conflit du Sahara Occidental qui doit changer et non pas les responsables de la Minurso. Pour rappel, à la suite d´un accord auxquel sont parvenus le gouvernement du Maroc et le Front Polisario, la Minurso a été déployée en septembre 1991 afin de surveiller le cessez-le-feu et d´organiser un référendum qui permettrait aux Sahraouis de décider du sort à réserver à leur territoire. Depuis, aucune avancée tangible n'a été enregistrée sur ce plan. La communauté internationale ignore ou fait semblant d'ignorer les réalités, le Maroc s'entête et fait fi de la législation internationale. Les Sahraouis quant à eux continuent à subir au quotidien les affres du régime de Mohamed VI.

Farid H.

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http://www.yabiladi.com/articles/details/6357/sahara-abdul-hafiz-nomme-tete.html
http://www.spsrasd.info/fr/content/le-g%C3%A9n%C3%A9ral-abdul-hafiz-%C3%A0-la-t%C3%AAte-de-la-minurso-quel-commandant-pour-quelle-mission

Sahara : Abdul Hafiz nommé à la tête de la MINURSO

28.07.2011 | 16h59
La rédaction

Le général de division Abdul Hafiz du Bengladesh a été nommé commandant de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un Referendum au Sahara Occidental (MINURSO), a annoncé l'ONU, mercredi 27 juillet, dans un communiqué. Il succède au général chinois Jingmin Zhao dont le mandat a pris fin, le 10 avril 2011.

Le général Hafiz a participé à de nombreuses missions de paix des Nations Unies. Il a été, entre autres, Chef de liaison militaire à la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire, de 2003 à 2004, avant d'être nommé adjoint au commandant de la force de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire de 2004 à 2005. Abdul Hafiz est aussi titulaire d'une maîtrise en stratégie militaire de l'Université nationale de Dhaka, au Bangladesh.

Pour rappel, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté, fin avril 2010, une résolution pour proroger le mandat de la MINURSO jusqu'au 30 avril 2012.

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7. RASD-MALI-MAROC
http://www.maliweb.net/category.php?NID=79131&intr

Interview
Son Excellence Moulay Idriss Fadhyl, ambassadeur du royaume du maroc au mali en fin de mission «Je quitte ce merveilleux pays, déçu de n'avoir pu faire évoluer le gouvernement malien sur le dossier de la fantomatique RASD»

L'Indépendant, 29/07/2011

Son Excellence Moulay Idriss Fadhyl (G) lors de l'entretien avec
Saouti Haïdara

Après cinq années passées au Mali, l'Ambassadeur du Royaume du Maroc, Son Excellence Moulay Idriss Fadhyl, quitte Bamako ce samedi 30 juillet tard dans la soirée après avoir offert pour la dernière fois une réception dans un grand hôtel de la place pour la Fête du Trône. Dans l'entretien exclusif qu'il a bien voulu nous accorder, il confie, peiné, sa déception que le Mali, malgré les efforts inlassables qu'il a déployés, l'ancienneté des liens historiques, culturels et de sang qu'il entretient avec le Maroc, la qualité des relations d'affaires qui ne cessent de se développer entre les deux pays, continue à figurer parmi les 17 Etats africains sur 53, qui reconnaissent encore la <fantomatique> RASD.

L`Indépendant : Excellence, vous vous apprêtez à quitter le Mali au bout d'un séjour de cinq ans qui, assurément, paraissent trop courts pour les nombreux amis que vous vous êtes faits dans ce pays et qui sont quelque peu attristés par la nouvelle de votre tout prochain départ. Quel sentiment éprouvez-vous en cette circonstance ?

Son Excellence Moulay Idriss Fadhyl : Cinq années, c'est court. Je serais resté dix années, cela aurait été également court pour moi. C'est vous dire que je faisais corps avec ce pays, avec ce peuple. Pas moi seulement, mais également mon épouse et mes enfants. J'ai dit tantôt au président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (NDLR : qu'il venait de rencontrer) que ma fille aînée a eu son Bac ici, au Mali. Ce qui lui ouvre les portes de l'avenir, mais elle gardera toujours un beau souvenir de ce pays. C'est pour vous dire que mes deux filles, qui ont vécu à mes côtés au Mali et mon épouse, garderont un souvenir impérissable de notre séjour ici. Je disais tantôt que je faisais corps avec ce pays parce que j'y suis accepté et toutes les portes me sont ouvertes. C'est un peuple charmant, affable, épris de paix. J'ai circulé à travers l'Afrique et le monde, j'ai vu des peuples, mais je n'en ai pas vu comme les Maliens. Ce n'est pas parce que je m'adresse à vos lecteurs que je le dis. Je suis sincère quand je l'affirme.

Il faut reconnaître qu'à votre arrivée, les relations entre le Mali et le Royaume du Maroc étaient relativement fraîches, à cause, en particulier, de la position malienne sur la question du Sahara occidental. Avez-vous réussi à la faire évoluer?

C'est une question directe à laquelle je répondrai aussi directement. Vous connaissez ma franchise et vous savez que je n'ai jamais exprimé des sentiments et des analyses, sans qu'il y ait, à la base, quelque chose qui puisse vraiment me convaincre. J'ai toujours parlé, document à la main. Quand j'arrivais au Mali, un 12 juillet 2006, j'exerçais à la Division des Affaires africaines à Rabat, en qualité de chef de ladite Division. Mais j'ai fait exprès de ne pas regarder le dossier sur l'état d'avancement des relations entre le Mali et le Maroc. C'était pour avoir un regard nouveau, le mien. Quand je suis arrivé, j'ai essayé de voir, de comprendre. J'ai approché toutes les parties qui, de près ou de loin, communiquaient une information.

Le fait est que, je pèse bien mes mots, nos relations bilatérales sont lestées par cette histoire de reconnaissance d'un Etat <fantoche> par un pays ami auquel le Maroc est lié par l'histoire séculaire et par le sang. Sa Majesté ne comprend pas, à ce jour, que le Mali puisse reconnaître, de fait ou de droit, un Etat <fantoche> qui n'est reconnu dans le monde entier que par 36 pays et en Afrique par seulement 17 Etats. Quand on sait que de grandes puissances comme la Russie, le Japon, l'Union Européenne, les Etats-Unis, l'Inde, le Brésil, ne reconnaissent pas la RASD, cette <prétendue> République Sahraouie qui est née <à Tindouf (Algérie)> et dont le président, <a été surnommé> Abdel Aziz, Abdel Aziz le Marrakchi, par Sa Majesté le Roi Hassan II pour lui rappeler qu'il est <bien de Marrakech>.

En effet, ce personnage ne connaît rien du Sahara et son propre père vit actuellement à Marrakech. Je ne comprends donc pas que le Mali puisse continuer à reconnaître cet Etat <fantoche, artificiel, fictif>. Je peux vous dire clairement, sans ambages, sans passer par la formule diplomatique, que je suis déçu et frustré que ma mission ne soit pas remplie à ce stade. Je dois vous dire que ma mission consistait à un changement d'attitude du Mali, pour l'amener au moins à une neutralité politique. Nous ne demandons pas à nos amis Maliens de dire que le Sahara est <marocain>, mais aussi de ne pas dire qu'il est sahraoui. Nous leur demandons tout simplement d'adopter la position du wait and see car le dossier est entre les mains des Nations Unies.

Nous pensons bien qu'on ne peut être à la fois juge et partie, c'est-à-dire prendre position tout de suite en reconnaissant la RASD, alors que le dossier est en arbitrage à l'ONU. Si c'est comme cela, les carottes sont cuites et nous n'avons rien à faire ici. Avec ces difficultés, l'ambassadeur du Maroc au Mali que je suis ne peut pas faire avancer les choses, malgré tant d'efforts déployés. Je suis passé à tous les stades. J'ai vraiment sillonné tout le pays, en allant au fin fond du Mali. J'ai été à Kidal deux fois, à Tombouctou j'étais un habitué et j'ai été à plusieurs reprises à Nioro du Sahel du temps où il n'y avait que la piste pour y accéder. Je me suis rendu à Mopti, à Nyamina et dans tant d'autres localités du pays. Tout cela pour connaître le pays et faire passer le message de <Sa Majesté>. En vain ! Il y a des gens qui écoutent ce message et je peux dire que tous les partis politiques, en dehors d'un seul que je ne veux pas nommer, tous reconnaissent la marocanité du Sahara et l'intégrité du Royaume du Maroc. Y compris le président de l'Assemblée Nationale, président d'un grand parti politique, l'ADEMA, qui a été au Maroc où il a fait des déclarations aux Marocains en faveur du Plan d'autonomie. L'on ne comprend pas alors que l'Autorité, le gouvernement malien, puisse camper sur ses positions.

Pourtant, Excellence, on observe un frémissement dans la position malienne sur ce dossier. D'abord aucune délégation officielle du Polisario ou de la <prétendue> RASD n'est reçue à Bamako. Ensuite, la RASD, avec l'appui de l'Algérie, a tenté en vain d'ouvrir une représentation diplomatique à Bamako, ne serait-ce qu'un modeste Bureau. Enfin, plus important, le gouvernement malien s'abstient, depuis un certain nombre d'années, de voter pour ou contre le Maroc, sur ce dossier, observant ainsi une neutralité bienveillante à son égard.

Bien entendu, si l'on veut reprendre la formule du verre à demi-plein ou à demi-vide, de part et d'autre on peut dire qu'il y a demi-plein ou demi-vide. Mais, pour le Maroc, ceci n'est pas suffisant. On ne peut pas se plaire à contenter les uns et les autres. Dans pareille situation, on doit trancher quand on est ami d'un pays. Quand on est pour la légalité internationale, on ne peut pas reconnaître un Etat <qui n'existe pas>. Cela ne s'est jamais fait. Pour nous, le Mali est un pays ami, un pays frère. S'il advenait qu'il retirait ou gelait la reconnaissance de la RASD, cela ferait plus qu'un effet domino sur le continent et sur la scène internationale. Parce que le Mali a pignon sur rue, bénéficie d'une certaine autorité transnationale. L'actuel président de la République du Mali est actuellement très connu et respecté sur le plan international pour avoir réussi à calmer certaines crises en Afrique. Donc, venant de lui, un gel des relations avec la RASD donnerait un autre souffle à cette dynamique.

Mais le gel de facto existe déjà…

Il faut justement aller jusqu'au bout. On ne peut pas simplement dire une phrase et s'arrêter. Dans ce genre de situation, on gèle les relations et on le signifie aux organisations internationales comme les Nations Unies et l'Union Africaine. C'est ça le gel. Mais tout simplement dire qu'on ne reçoit pas ces gens-là, c'est facile. On les rencontre ailleurs, on siège avec eux ailleurs. On ne peut pas dire d'un côté au Maroc qu'on a gelé de facto les relations avec la RASD et dire en même temps à la RASD qu'on la reconnaît. Affirmer aussi qu'on leur a refusé une représentation au Mali ne signifie pas grand-chose car il y a beaucoup de pays qui ne sont pas représentés au Mali. D'ailleurs, que pourrait bien apporter au Mali une Ambassade de la soit-disant RASD? Rien du tout ! Est-ce qu'elle aura des bourses à donner, des programmes de développement à partager avec le Mali ? Non ! Mais le Maroc, si !

Malgré ce dossier, qui jette une ombre au tableau, les relations d'affaires entre le Maroc et le Mali se sont beaucoup intensifiées ces dernières années. Et cela, en grande partie grâce à votre apport personnel.

Je ne récuse pas cela. Mais je veux préciser que le Maroc ne veut pas insulter l'avenir. Vous avez constaté que du temps du Roi Hassan II jusqu'au Roi Mohammed VI, une chose a été maintenue. Je veux dire que même lors de la grande crise où les gens de la RASD venaient ici, des bourses étaient données aux enfants maliens que nous ne voulons pas prendre en otage. La formation de l'Homme est toujours un centre d'intérêt du Maroc.

A ce niveau, on continue donc à travailler avec le Mali. On continue à former des militaires du Mali au Maroc. N'oubliez pas aussi que même avec l'ancien régime au Mali, le Maroc a apporté son expertise à une banque malienne, la BDM, qui était en faillite et personne, ni aucun pays, ne voulait venir à son chevet. L'ancien Secrétaire général de la Présidence de la République devenu Médiateur de la République, Django Sissoko, m'a raconté que l'ancien régime l'avait dépêché au Maroc auprès de Sa Majesté le Roi Hassan II pour venir au secours de cette banque.

Lorsque <SM> le Roi a vu la situation de cette banque nationale qui souffrait d'une gestion désastreuse mais ne pouvait disparaître du jour au lendemain, il a appelé les experts marocains pour venir au chevet de la BDM. Le président de la République (NDLR : ATT) m'a confirmé que la première année après l'intervention des experts marocains, la banque était redressée et a même réalisé un excédent. Jusqu'à présent, il n'y a qu'un seul fonctionnaire marocain dans cette banque. Quand on prend la BIM-SA, il n'y en a que deux. C'est pour dire que nous voulons promouvoir le développement économique dans un partenariat gagnant-gagnant et de coopération sud-sud. Nous ne voulons pas nous installer en conquérants. Loin de là ! La vision du Maroc, c'est d'asseoir une coopération sud-sud pour des pays amis comme le Mali, le Sénégal, le Burkina Faso et d'autres pays dans la sous-région.

Le Maroc est présent aussi dans la Sotelma-SA…

Oui, bien sûr ! Prenons le cas de la privatisation, pour vous donner le comportement du Maroc, inspiré par SM le Roi Mohammed VI. Par exemple, pour la privatisation de la BIM, le Maroc n'a pas voulu profiter de la situation pour se comporter comme un charognard. Le Maroc a donné 40 millions d'euros pour la BIM, le moins-disant tournait autour de 10 à 12 millions d'euros. Vous voyez la différence. Pour la Sotelma, nous avons donné 275 millions d'euros au départ, les autres pays proposaient des sommes variant entre 70 et 80 millions d'euros. Cela veut dire que le Maroc veut accompagner le Mali dans son processus de développement. Le Maroc apporte son expertise, son savoir-faire et ses moyens, mais toujours dans cette logique d'un partenariat gagnant-gagnant. On se prend la main et on continue le chemin ensemble. Et comme vous pouvez le constater à la BIM-SA ou à la Sotelma-SA, tout de suite nos investissements sont arrivés, à hauteur de plusieurs milliards FCFA et nous avons ouvert le recrutement pour faire travailler les Maliens. Moi, personnellement, je suis heureux d'avoir vécu ces moments précieux, historiques pour le développement économique du Mali.

Pour y avoir travaillé activement aussi…

Je ne suis pas à l'origine. Mais j'accepte d'en avoir été le catalyseur.

Vos actions ont été aussi remarquables en matière d'octroi de bourses aux étudiants.

Je pense que la formation de l'Homme est très importante. Un pays qui ne fait pas attention à cela est voué à l'échec. Le Mali peut avoir des mines et du pétrole, mais s'il n'a pas les ingénieurs et techniciens requis, c'est toujours d'autres qui viendront exploiter les richesses et finiront par diriger le pays. Malheureusement. C'est pourquoi le Maroc attache du prix à la formation des Maliens. Il est vrai que nous donnons officiellement 50 bourses à l'Etat malien et à lui de les gérer. Mais, en dehors de cela, en activant mes relations, j'ai pu obtenir une fois 75 bourses en dehors des 50.

L'année dernière, j'ai pu obtenir 35 bourses supplémentaires pour des Maliens qui n'ont pas les moyens d'aller se former, mais qui ont de très bons dossiers. Surtout que le Maroc leur offre toutes les conditions pour étudier. Aucun visa n'est requis pour s'y rendre, nous avons la même langue, les mêmes visages. Nous avons aussi des Noirs au Maroc et on ne peut pas vous dire que vous êtes Malien tout de suite si vous vous y rendez. Tout comme je vois des gens de peau claire au Mali, qui sont comme ceux de chez nous. Il n'y a vraiment pas de problème d'intégration pour les Maliens qui étudient au Maroc. Les Maliens aiment partir au Maroc et vice-versa. Il y a aussi la proximité entre les deux pays car le responsable de la compagnie Royal Air Maroc, me dit qu'il y a 9 vols par semaine pour relier les deux pays. Ce qui ne suffit pas car la RAM va aller jusqu'à 12 à 13 vols par semaine. Les avions viennent toujours pleins. Il faut préciser aussi que le niveau d'enseignement au Maroc est arrivé à un stade tel qu'on peut en faire profiter à nos amis sur notre continent.

Je vais vous révéler que j'avais proposé, du temps de l'ancien ministre, feu Pr Mamadou Lamine Traoré, la création d'écoles de préparation pour les grandes écoles comme Polytechnique, Hautes Etudes Commerciales (HEC), etc. comme cela se fait au Maroc. Les étudiants maliens allaient pouvoir préparer, sur place, l'entrée aux grandes écoles marocaines, auxquelles ils allaient pouvoir accéder à l'aide de bourses d'études, dans le cadre de la coopération triangulaire France-Mali-Maroc. Les étudiants allaient donc bénéficier de bourses françaises, en étudiant au Maroc. Le projet n'a pas été poursuivi au Mali, bien que du côté du Maroc toutes les dispositions pédagogiques avaient été déjà prises. C'est dommage et sincèrement je le regrette.

Excellence, on vous a observé aussi très actif sur le plan religieux.

Parfaitement ! Je suis musulman. Vous savez, je suis arrivé au Mali le 12 juillet 2006, vers 2 heures et demie du matin. Le temps de m'installer à l'hôtel, il était déjà 3 heures et demi ou 4 heures. Quand j'ai entendu le muezzin appeler à la prière, je me suis dit : Mon Dieu, quel bonheur ! Et là, je me sentais couvert et heureux de pouvoir partager la religion musulmane avec les populations du pays qui m'accueillait. J'ai découvert qu'il y a de l'engouement pour l'Islam et un grand rôle que la Tijaniya était en train de jouer pour encadrer la population. Mais la Tijaniya est un peu clairsemée, alors qu'en 2007, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait décidé d'organiser une grande rencontre à Fez de tous les Tijanes du monde entier. Trois mille adeptes venus du Bangladesh, du Canada, de l'argentine, du Mali, du Sénégal, de la Tunisie, de partout. On m'a demandé si je pouvais envoyer des gens pour le compte du Mali. Mais je ne connaissais personne. J'ai fait appel à certaines personnes que je reconnaissais dans le milieu de la Tijaniya. Elles ont fait appel à d'autres et ainsi nous nous sommes mis à travailler à la résidence pour clarifier les choses.

Il me fallait éviter de heurter les sensibilités en procédant moi-même au choix de ceux qui devaient partir et c'est ainsi que nous avons pu, ensemble, faire partir une première délégation de 150 personnes. Il y a eu ensuite un deuxième convoi puis un troisième. Ils ont vu ce qui se passait avec les délégations des autres pays qui forment un bloc soudé et sont bien encadrés. Ils ont compris qu'il fallait se réorganiser et se regrouper car le message de Cheikh Ahmed Tijane est un message unique. Nous sous sommes donc dits qu'il fallait faire quelque chose. On s'est réuni à la Résidence et à la mosquée plusieurs fois, pour trouver le moyen de répondre à ce souci-là. Ce qui a abouti à la décision consensuelle de la mise en place de la Conférence Nationale de la Tijaniya, la Confenat. Mais puisque le nerf de la guerre c'était l'argent, ils ont adressé une lettre à Sa Majesté pour solliciter son haut patronage et son assistance. Il a dit oui.

On a tenu la rencontre rapidement au CICB, sans avoir le temps d'aviser tout le monde, mais pour une première ce fut une réussite car il y avait plus de 1600 personnes. Sa Majesté y a dépêché un envoyé spécial chargé de transmettre aux Tijanes du Mali son message de paix et de solidarité. Sur place, l'envoyé spécial a fait savoir que sa Majesté a décidé d'offrir à la Confénat un siège, un centre culturel, une mosquée et une bibliothèque ici à Bamako, et avant mon départ, je suis chargé de trouver le terrain pour l'édification de tout cela. Malheureusement je rentre à la fin de ce mois, mais je pense qu'avec la bienveillance des autorités marocaines, ce projet suivra son cours.

Changeons de décor, s'il vous plaît. Comment le Maroc a-t-il géré ce qu'il convient d'appeler " le printemps arabe" ?

D'abord, moi, je ne suis pas d'accord pour cette appellation car le printemps c'est au mois de mars alors que ces événements se sont déroulés en janvier. Je ne sais pas où ils sont allés chercher cela. L'appellation n'est donc pas adéquate. Je récuse également que le Maroc soit associé à ce mouvement. On parle à tort " d'exception marocaine " Ce n'est pas une exception. Des amendements à la Constitution, disons une révision constitutionnelle, ce n'est pas la première fois que cela se passe au Maroc. Depuis la première Constitution de 1962, il y a eu une série d'amendements de la Constitution.

Depuis l'avènement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un chantier énorme a été ouvert sur le plan institutionnel. La dernière révision constitutionnelle entre dans ce cadre-là. Il se trouve maintenant qu'avec Internet des gens ont bougé lors de ce qu'on appelle le 20 février. C'est aussi le bonheur de la démocratie. Il faut que les gens parlent. Mais ce qu'il y a d'exceptionnel, c'est que les Marocains n'ont pas réagi dans la rue. Et les quelques gens qui sont sortis, bien qu'ils ne soient pas le peuple marocain, n'ont jamais remis en question la monarchie marocaine. Les institutions ont commencé à prendre d'autres directions sous la conduite du Roi Mohammed VI. On peut citer, entre autres, le Code de la famille, les droits de l'Homme, l'Instance Equité et Réconciliation, la fin de la transhumance politique qui est une avancée démocratique extraordinaire.

Une Constitution doit évoluer avec son temps. J'ai même envie de donner aux autorités maliennes un exemplaire du texte marocain relatif au Code la famille pour qu'elles s'en inspirent, tellement il est bien fait. Je ne dis pas de le calquer, mais cela peut donner de bonnes idées. On ne peut laisser une Constitution sclérosée. Sa majesté le Roi Mohammed VI, depuis son avènement, a donc donné plus d'élan à la démocratie au Maroc. C'est ce qui fait d'ailleurs que nous avons des relations de partenariat stratégique avec l'Union Européenne dont aucun pays africain ne peut se prévaloir.

Revenons aux relations maroco-maliennes: quel avenir leur voyez-vous?

Sincèrement, je n'ai aucune indication pour dire à mon pays que cela va changer. Cela fait cinq ans que je suis là, mais les autorités du pays ne m'ont donné aucune assurance que cela va changer.

Vous parlez du dossier " RASD ". Et le reste ?

C'est ce verrou qui handicape l'évolution normale de nos relations. S'il pouvait sauter, sincèrement, j'aurais souhaité rester l'ambassadeur ici parce qu'on aurait à faire tant de belles choses.

Réalisé par Saouti Labass HAIDARA

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8. ALGERIE-MAROC-LES NOUVELLES RELATIONS ENERGETIQUES
http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/du-gaz-algerien-pour-le-maroc_16751.html

Un accord signé entre Sonatrach et ONE
Du gaz algérien pour le Maroc

Sonia Lyes

L'Algérie va livrer du gaz au Maroc à compter de septembre prochain en vertu d'un accord signé ce dimanche 31 juillet à Alger. Ce contrat, signé par le PDG de Sonatrach Nouredine Cherouati et le PDG de l'Office national de l'électricité marocain (ONE) Ali Fassi Fihri, porte sur la livraison de 640 millions de mètres cubes de gaz par an sur une durée de 10 ans à travers le Gazoduc Maghreb&#8209;Europe (GME), reliant l'Algérie à l'Espagne via le Maroc. Le gaz algérien va alimenter deux centrales électriques. Jusqu'ici, l'Algérie approvisionnait le Maroc en gaz naturel dans le cadre du droit de passage.
En mars dernier, le ministre de l'Énergie et des Mines, Youcef Yousfi, avait annoncé que des études allaient être élaborées pour approvisionner le Maroc en Gaz à partir de Hassi R'mel. « Des études techniques concernant l'approvisionnement du Maroc en gaz à partir du champ gazier de Hassi R'mel seront élaborées dans le futur », avait indiqué M. Yousfi, en marge d'une visite dans la région, en compagnie de la ministre marocaine de l'Énergie, Amina Benkhadra.

Cet accord intervient au lendemain d'un appel du souverain marocain à une normalisation des relations avec Alger. « Nous tenons à l'amorce d'une nouvelle dynamique ouverte sur le règlement de tous les problèmes en suspens, en prélude à une normalisation totale des relations bilatérales (...) y compris la réouverture des frontières terrestres », a ainsi affirmé Mohamed VI lors d'un discours à l'occasion de la fête du trône. Pour sa part, le président algérien a réitéré le souhait de l'Algérie de raffermir ses liens avec son voisin de l'ouest. « Convaincu du destin commun auquel nous sommes liés, je réitère à Votre Majesté mon souci de joindre mes efforts aux vôtres pour raffermir les liens de fraternité, de coopération et de bon voisinage en faveur de la construction d'une relation bilatérale modèle au service des intérêts de nos deux pays et peuples frères unis par des relations historiques et concernés par les défis de l'avenir », a affirmé Abdelaziz Bouteflika dans un message de félicitations au roi.

31/07/2011 à 15:52

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http://www.map.ma/fr/sections/economie/le_maroc_et_l_algeri/view

Le Maroc et l'Algérie signent un contrat pour la livraison du gaz naturel algérien aux centrales de Ain Béni Mathar et Tahaddart

Alger- Le Maroc et l'Algérie ont signé, dimanche un contrat commercial portant sur la livraison de gaz naturel algérien destiné aux centrales de Ain Béni Mathar et de Tahaddart.

Ce contrat portant sur la livraison d'un volume de 0,64 Gm3 (640 millions de m3) par an sur une durée de 10 ans, a été signé, dimanche à Alger, par le Directeur général de l'Office national d'électricité (ONE), M. Ali Fassi Fihri et le président directeur général du groupe algérien " Sonatrach", M. Nourredinne Cherouati.

La livraison du gaz naturel algérien se fera à travers le gazoduc Pedro Duran Farell (GPDF) reliant les champs gaziers algériens à la péninsule ibérique via le Maroc, lit-on dans un communiqué de presse parvenu à MAP-Alger.

"Le gaz naturel sera destiné à l'alimentation de deux centrales électriques CCGT de l'ONE, celle de Ain Beni Mathar de 470 mw et celle de Tahaddart d'une capacité de 385 mw", précise la même source.

Dernière modification 31/07/2011 15:10

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