2.8.11

 

[revista-de-prensa-sahara-occidental] Spoliation des richesses naturelles (Juillet 2011)

 


S O M M A I R E

1. DÉNONCE DE LA SPOLIATION-L'UE COMPLICE DE LA SPOLIATION
- SPS (24-VII-2011): Sahara occidental : l'UE proroge d'une année l'accord de pêche illégal avec le Maroc
- WSRW (2-VII-2011): Le Gouvernement norvégien clarifie sa position sur le Sahara
- WSRW (19-VII-2011): A Dakhla-Villa Cisneros: protestation contre des équipages d'Agadir sur les navires
- WSRW (16-VII-2011): Les pécheurs de Dakhla-Villa Cisneros nient les bénéfices
- WSRW (31-VII-2011): "Stop au pillage de nos ressources !"

2. PHOSPHATES
- PAS DE NOUVELLES

3. PÊCHE
- WSRW (16-VII-2011): European Voice : Soutien au controversé accord de pêche du Maroc
- WSRW (13-VII-2011): Le conseil divisé renouvelle l'accord de pêche UE-Maroc
- AL BAYANE (15-VII-2011): Le Maroc et l'Europe : la force des lobbies
- L'ÉCONOMISTE (14-VII-2011): Accord de pêche Maroc/UE. Le protocole d'application prorogé d'un an
- MAP (13-VII-2011): Le Maroc et l'UE signent à Bruxelles un nouveau protocole pour la reconduction de l'accord de pêche
- L'OPINON (14-VII-2011): Nouvel accord de pêche entre le Maroc et l'UE. 11 Etats européens vont pêcher dans les eaux <territoriales> <du Maroc>
- YABILADI (13-VII-2011): Maroc-UE : L'accord de pêche prorogé d'un an
- ECONOSTRUM (12-VII-2011): L'Union européenne et le Maroc signent un nouveau protocole de pêche
- MAROC.MA (14-VII-2011): Le Maroc et l'UE signent à Bruxelles un nouveau protocole pour la reconduction de l'accord de pêche
- MAP (13-VII-2011): Le Maroc dispose d'une vision claire de sa stratégie halieutique (Akhannouch)
- MAP (25-VII-2011): Ouverture de la pêche au poulpe dans la zone entre Sidi Lghazi et La Güera

4. PETROLE
- WSRW (31-VII-2011): Une Cie pétrolière irlandaise prospecte dans les territoires occupés
- WSRW (20-VII-2011): Ces camions sondent le sol pour l'industrie pétrolière illégale
- WSRW (19-VII-2011): Le Maroc taille de nouveaux blocs pétroliers dans le territoire occupé
- LE COURRIER D'ALGÉRIE (24-VII-2011): Le Maroc convoite le pétrole sahraoui
- YABILADI (1-VII-2011): Hydrocarbures marocains 10 ans d'échec

5. AGRICULTURE
- LAKOM (24-VII-2011): Les non-dits sur l'accord agricole entre le Maroc et l'UE
- YABILADI (19-VII-2011): Espagne: Le PSOE attaqué pour son soutien à l'accord agricole Maroc-UE
- YABILADI (22-VII-2011): Accord agricole Maroc-UE : Les enjeux du bras de fer
- STATUT AVANCÉ MAROC-EUROPE (20-VII-2011): Maroc-Ue : L'échec des négociations sur l'accord agricole videra le Statut Avancé de son essence
- MAP (13-VII-2011): L'accord agricole Maroc-UE est "très équilibré" (Aziz Akhannouch)
- L'ÉCONOMISTE (15-VII-2011): Maroc-UE: Akhannouch réussit l'oral à Bruxelles
- LE SOIR (15-VII-2011): Akhannouch&#8201;: libérer l'accord agricole
- LE SOIR (14-VII-2011): Pas d'accord agricole pour les eurodéputés
- LE SOIR (12-VII-2011): Semaine décisive pour l'accord agricole
- DEMAIN (14-VII-2011): L'union européenne ne veut pas nos légumes
- WSRW (17-VII-2011): Le Comité Agriculture du PE contre l'accord avec le Maroc

6. LE MAKHZEN CHERCHE DES COMPLICES POUR LA SPOLIATION
- MAP (13-VII-2011): Une grande compagnie US de produits agroalimentaires prochainement au Maroc (ministre)
- L'ÉCONOMISTE (12-VII-2011): Rio de Oro-La Güera: Mc Kinsey chargé de préparer une «Vision». Pêche, tourisme, principaux moteurs

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SÁHARA-INFO EN FRANÇAIS ET EN ESPAGNOL/EN FRANCÉS Y EN ESPAÑOL:
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1. DÉNONCE DE LA SPOLIATION-L'UE, COMPLICE DE LA SPOLIATION
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Sahara occidental : l'UE proroge d'une année l'accord de pêche illégal avec le Maroc

jeu, 30/06/2011 - 20:09

Bruxelles, 30/06/2011 (SPS).- Les gouvernements européens ont décidé mercredi de proroger d'un an l'accord de pêche avec le Maroc dans les eaux territoriales du Sahara occidental, reconnu par les services juridiques du Parlement européen, "illégal, puisque la volonté des Sahraouis n'a pas été prise en compte".
Cet accord, signé en 2007, sera valide jusqu'à mars 2012. Il permettra à l'UE de pêcher dans les eaux marocaines et du Sahara occidental occupé. Les pêcheurs européens pêchent dans les eaux du Sahara occidental sous l'actuel accord, principalement pour la sardine et le poulpe destinés à des restaurants européens et les usines de transformation. Environ 70 à 80 % du poisson pêché en vertu de l'accord sont capturés dans les eaux du Sahara occidental.
Avec le soutien de 20 des Etats membres de l'UE 27, l'accord sera probablement promulgué dans les prochaines semaines, a indiqué une source européenne citée par la presse.
"En 2006, seule la Suède s'est opposée à ce traité. Les gens sont plus conscients de la nature douteuse de cet accord", a déclaré Sara Eyckmans, coordinateur pour le groupe de campagne occidentale du Sahara Resource Watch.
Le bureau juridique des Nations unies avait conclu, rappelle-t-on, que les activités sur les ressources naturelles au Sahara occidental sont en violation du droit international si les Sahraouis ne sont pas consultés.
La campagne internationale Fish Elsewhere ! ("Allez Pêcher Ailleurs !") demande à l'UE de modifier ses opérations totalement "immorales" et d'aller pêcher ailleurs. Aucune pêche ne devrait avoir lieu au Sahara occidental avant la résolution du conflit, soulignent les animateurs de cette campagne.
Le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique. Il a été déclaré territoire non-autonome par l'Onu en 1966.

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http://www.wsrw.org/index.php?parse_news=single&cat=111&art=2041

Le Gouvernement norvégien clarifie sa position sur le Sahara

« Nous demandons aux entreprises d'éviter le territoire, étant donné que nous ne reconnaissons pas l'annexion du Sahara Occidental » a déclaré vendredi le Secrétaire d'État du Ministère des Affaires Étrangères de la Norvège.

01.07 - 2011 11:36


Investir dans le territoire « illégitimement annexé » est possible à condition que ce soit au profit de la population locale – « et par la population locale , nous entendons naturellement le peuple sahraoui, » a dit le Secrétaire d'État.

Un rapport publié par l'organisation norvégienne l' Avenir entre nos mains, a rallumé le débat sur le Sahara Occidental qui dure depuis quatre en Norvège. Dans le débat il s'agit des termes utilisés et de la pratique dans la politique norvégienne en ce qui concerne le Sahara Occidental.

Le rapport de l'organisation norvégienne indique d'abord la discordance dans les déclarations faites par le Gouvernement norvégien d'une part, et d'autre part la pratique. Plus spécifiquement, le rapport souligne que le Gouvernement demande aux entreprises norvégiennes, d'éviter absolument des investissements au Sahara Occidental alors que les compagnies reçoivent un avis beaucoup plus vague en contact direct avec des représentants du gouvernement.

Cela confirme les allégations de l'ancien président de la Confédération des Entreprises Norvégiennes, qui l'année dernière a démissionné à cause du scandale causé par les importations de son entreprise de l'huile de poisson provenant du territoire. A plusieurs reprises, l'ex-président a déclaré que le Ministère lui a donné des avis différents de ceux qui étaient communiqués dans les médias par le même ministère.

Deuxièmement, le rapport décrit comment, depuis 2007, le Ministère des Affaires Étrangères de la coalisation centre-gauche n'utilise ni « annexion » ni « occupation » comme termes pour nommer la présence marocaine dans le territoire, contrairement aux termes utilisés par l'ancien gouvernement conservateur. Le rapport est fondé sur une collection de 68 différentes déclarations et lettres de gouvernements consécutifs de la période 2002 – 2011.

Cependant, dans un article de l'important journal norvégien Aftenposten du 17 juin, le Gouvernement clarifie en partie la position de la Norvège, retournant aux termes qui montre la position de la Norvège depuis toujours.

« Nous demandons aux entreprises d'éviter le territoire étant donné que nous ne reconnaissons pas l'annexion du Sahara Occidental. Nous n'avons pas changé de politique dans cette affaire », dit le Secrétaire d'État à Aftenposten, M. Barth Eide repousse la critique.

« L'expression que vous utilisez – annexion- n'a pas été utilisée en public par les autorités norvégiennes depuis novembre 2007. Pourquoi ? » a demandé Aftenposten.

« Notre position est de parler de la `situation' au Sahara Occidental. Cela n'exclut pas le fait que le territoire est annexé. A notre avis, le Maroc a annexé le Sahara Occidental . C'est une annexion que nous ne reconnaissons pas et que nous considérons comme illégitime. Dans cette affaire nous partageons la position des Nations Unis, » a déclaré Barth Eide.

« Plusieurs entreprises norvégiennes ont dit que les signaux qu'ils ont reçus da la part du Ministère en ce qui concerne ce qu'elles peuvent faire dans le territoire , ont été peu clairs. Auriez-vous pu être plus clairs ? » a demandé le journal.

« Nous ne pouvons pas interdire les affaires dans le territoire. Il n'y a pas de boycot. Mais nous décourageons clairement les entreprises de faire des affaires là-bas si la population locale n'en bénéficie pas. Et par population locale nous entendons naturellement le peuple sahraoui, » a dit Barth Eide.

Le parlementaire Peter Skovholt Gitmark du Parti Conservateur de Norvège, est satisfait que le Secrétaire d'État n'ait laissé aucun doute en ce qui concerne la position du Gouvernement.

« C'est bien qu'il clarifie maintenant ce que pense le gouvernement de l'occupation marocaine. Il faut que les entreprises norvégiennes aient le message clair que les affaires au Sahara Occidental servent presque toujours uniquement aux intérêts marocains, » a-t-il déclaré.

Il se demande aussi pourquoi les représentants du Ministère des Affaires Étrangères norvégien n'ont pas utilisé les termes « annexion » et « occupation » depuis 2007.

« Pour moi, c'est quelque chose d'incompréhensible. Pour cette raison, je trouve positif que (le Secrétaire d'État) Barth Eide utilise l'expression correct, » a dit Gittmark à Aftenposten.

« Pour nous il est évident que le Sahara Occidental est occupé et en train d'être annexé. Cela créera un énorme problème si les avis donnés aux entreprises norvégiennes concernant leur engagement dans ce territoire, sont vagues », a déclaré le vice-président du parti libéral norvégien, Helge Solum Larsen.

Cependant, il y a toujours une divergence dans les déclarations concernant le Sahara Occidental. Le rapport indique différentes occasions où le Ministre des Affaires Étrangères déclare qu'il faut que les souhaits de la population locale soient respectés quand il s'agit des activités liées aux ressources naturelles au Sahara Occidental.

« Le Ministère des Affaires Étrangères doit parler avec la même clarté aux compagnies norvégiennes qu'aux médias. Aussi longtemps que le Ministère donne des interprétations différentes de sa propre politique, il désavoue la bonne intention de demander aux entreprises d'éviter le Sahara Occidental. Les nombreux engagements et investissements des entreprises norvégiennes montrent que le Ministère n'est pas assez clair », a déclaré Arild Hermstad, le président de l'organisation qui a rédigé le rapport, l'Avenir entre nos mains.

L'Avenir entre nos mains est la plus grande organisation environnementale en Norvège et s'occupe des questions concernant la responsabilité sociale des entreprises.

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http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2069

A Dakhla-Villa Cisneros: protestation contre des équipages d'Agadir sur les navires

Le 16 juillet au matin, 41 pêcheurs sahraouis chômeurs ont pris le port de Dakhla-Villa Cisneros, exigeant de savoir pourquoi seuls les pêcheurs d'Agadir sont employés sur les navires de pêche russes dans les eaux du Sahara. L'incident s'est produit lorsque deux navires russes – avec des équipages constitués uniquement d'étrangers - sont entrés dans le port local.
Mis à jour le: 19.07 - 2011 16:42Imprimez cette page
Le 14 juillet, deux navires russes sont arrivés au port de Dakhla-Villa Cisneros. L'un d'eux était le Sorokin Zakhar (OMI 68607256), un transporteur de poisson réfrigéré de la flotte Murmansk Trawl Fleet. Le nom de l'autre navire est inconnu.

Les deux navires avaient à bord un équipage exclusivement marocain, a déclaré un groupe de pêcheurs sahraouis de Dakhla-Villa Cisneros à Western Sahara Resource Watch.

« Les navires russes ramassent des pêcheurs à Agadir, puis viennent pêcher dans les eaux sahraouies. Pourquoi ne pas donner du travail aux pécheurs locaux sur ces navires? Nous sommes tous des chômeurs », a déclaré l'un des pêcheurs.

Deux jours plus tard, samedi 16 juillet, 41 pêcheurs sahraouis mécontents se sont rassemblés devant la délégation locale du Ministère marocain à la pêche, exigeant de savoir pourquoi les pêcheurs d'Agadir recevaient un traitement préférentiel.

Voir les photos de la manifestation au bas de cet article.

D'après ce qui a été dit à Western Sahara Resource Watch, les fonctionnaires présents ont fermé le bureau et appelé la police, qui est arrivée sur les lieux rapidement. Ils ont été rejoints par un représentant des autorités locales de Dakhla-Villa Cisneros, qui a tenté de négocier un accord avec les pêcheurs. L'offre de 50% de tous les emplois disponibles sur les vaisseaux russes a été rejetée par les pêcheurs sahraouis.

« Pourquoi devrions-nous accepter que la moitié de nos postes de travail soient pour des gens qui ne sont pas d'ici? Au moins 80% des emplois disponibles sur les navires étrangers pêchant dans les eaux du Sahara devraient aller à des sahraouis de la région, et non à d'autres », dit le pêcheur au chômage. «Certains de ces grands palangriers emploient plus de 50 marocains et pas un seul sahraoui. Ceci est injustifiable ».

L'accord de pêche entre le Maroc et la Fédération de Russie a été signé en juin 2010. Les quotas de pêche disponibles selon l'accord de cette année ont été arrêtés quelques semaines auparavant seulement, et permettront à 10 navires russes de pêche industrielle d'attraper 100.000 tonnes de poissons pour 2011. WSRW a appris que les 100.000 tonnes sont divisées en 10 parties, permettant à chaque navire la capture de 10.000 tonnes. Murmansk Trawl Fleet a probablement 5 des 10 navires concernés par l'accord.

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http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2060

Les pécheurs de Dakhla-Villa Cisneros nient les bénéfices

Trois associations de pêcheurs enregistrées à Dakhla, au Sahara Occidental occupé, disent qu'ils n'ont vu aucun bénéfice découler d'investissements et de projets dans le port local. Ironiquement, leur déclaration vient seulement quelques jours après un vote par les Etats-membres divisés de l'UE pour une prolongation très débattue d'un an de l'accord de pêche UE Maroc – argumentant que les investissements faits au titre de cet accord bénéficient à la population locale.

Mis à jour le: 16.07 - 2011 22:26

Trois organisations officiellement enregistrées, Alqandil de Pêche Maritime, Ennawrass de Pêche Maritime et l'Association des marins qui travaillent sur les navires de pêche, ont porté leur cause devant la Commission Européenne.

Dans une déclaration publiée le 30 juin 2011, les organisations ont confirmé que seul un petit pourcentage de la population locale de Dakhla est encore employée dans le secteur de la pêche au Sahara Occidental, malgré les déclarations du Maroc d'avoir fait de lourds investissements dans le port.

"Alors que l'exclusion et la corruption sont répandues dans l'administration marocaine dans la région, d'autres investissements dévastateurs ont détruit la classe moyenne de la population, 42% d'entre eux tiraient leur subsistance dans le secteur de la pêche avant l'installation de l'administration marocaine. Mais au cours des 15 dernières années, cette proportion a chuté à 4,9% ", selon la déclaration.

« Le ministère marocain de la Pêche a limité ses investissements et ses intérêts dans l'exploitation répondant aux souhaits des lobbies et des entreprises sans aucun autre principe que de faire des profits. Le ministère des Pêches et l'Etat marocain mentionnent constamment les investissements et les développements dans la région, alors qu'en réalité, rien n'est fait sur le terrain pour engager les populations locales et leur faire bénéficier de ces prétendus «investissements», ou pour créer des emplois dans le secteur de la pêche dans la région pour la population locale ou développer des projets liés à ce secteur ».

Cliquez sur l'image à droite pour voir une version plus grande du communiqué des associations de pêcheurs.

Les UE États membres de l'UE font commerce du poisson, en dépit de l'absence de preuve sur les bénéfices pour les Sahraouis

Le 29 juin, le Conseil Européen des ministres a officiellement accepté de donner le feu vert à la très controversée et largement critiqué prolongation d'un an de l'accord de pêche de l'UE avec le Maroc. En votant cela, l'Union Européenne s'est divisée, avec seulement une majorité qualifiée pour croire que le Maroc ait fourni une preuve suffisante que le peuple sahraoui du Sahara Occidental bénéficie en effet de l'accord de pêche.

Mais selon un article paru dans European Voice le 7 juillet (traduction ici)"la documentation marocaine – une présentation confidentielle de 44 diapositives PowerPoint - ne fait aucune référence au Sahara Occidental et met dans le même panier le territoire occupé avec des zones du Maroc, ce qui rend impossible de juger quels bénéfices, s'il y en a, vont à la population sahraouie".

Sept États membres - la Suède, le Danemark, l'Autriche, la Finlande, Chypre, le Royaume-Uni et aux Pays-Bas – n'ont pas accepté la proposition, parce qu'ils ne voyaient pas comment l'accord avec le Maroc bénéficiait au peuple du Sahara Occidental.

Leur position est basée sur un avis juridique de l'ONU de 2002, qui liste non seulement les intérêts du peuple du Sahara Occidental, mais aussi leur consultation et consentement préalables comme exigence légale aux activités économiques dans le territoire. Un manque de preuves que le peuple sahraoui ait été consulté et bénéficierait de l'accord de pêche a abouti à l'appel par les services juridiques du Parlement Européen à un arrêt immédiat de l'accord en 2009.

Ill- Gestion des stocks de poissons

Dans leur déclaration, les trois associations de Dakhla déplorent aussi la mauvaise gestion des stocks de poissons, alléguant de «Violations graves qui contribuent à l'épuisement des stocks de poissons sur une base quotidienne ».

Selon les pêcheurs, la flotte marocaine continue d'utiliser des techniques de filets illégales tels que les filets dérivants. Par l'accord de pêche UE-Maroc 2007-2011, le Maroc a reçu 1 million d'euros par an pour la suppression progressive de l'utilisation des destructeurs filets dérivants.

Les pêcheurs voient le « contrôle irresponsable et corrompu » des navires étrangers agissants dans les eaux comme un important facteur de l'appauvrissement des stocks de poissons. L'absence de contrôles efficaces à bord des navires battant pavillon du Maroc, de la Russie ou du Portugal est particulièrement importante dans leur déclaration.

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http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2081

"Stop au pillage de nos ressources !"

Les manifestations de protestation se succèdent. Cette fois, des douzaines de Sahraouis ont organisé un sit-in devant le conseil consultatif des droits de l'homme de El Aaiun pour protester contre le pillage de leurs ressources naturelles par les autorités d'occupation avec la complicité d'entreprises étrangères et d'institution comme l'Union Européenne.

Mis à jour le: 31.07 - 2011 20:50

Le 21 juillet, le regroupement appelé Collectif des ex-prisonniers de conscience sahraouis a rassemblé de nombreux sahraouis devant le conseil consultatif des droits de l'homme de El Aaiun au Sahara Occidental occupé pour dénoncer l'occupation illégale, les abus et violation des droits de l'homme de la part du Maroc. Un des représentant et porte-parole du regroupement, Abdelahi Emhamed Labraihmani, a déclaré : « les raisons sont très nombreuses, de la revendication de notre droit à l'autodétermination au pillage de nos ressources, la précarité de la vie et les violations des droits de l'homme. »

Les entreprises et les institutions comme l'Union Européenne poursuivent leurs activités dans le territoire occupé à l'abri des autorités marocaines et sans l'accord de leurs propriétaires légitimes, les Sahraouis

Le Collectif des ex-prisonniers de conscience sahraouis a d'autre part demandé à la haute représentante pour les relations extérieures et la politique de sécurité de l'UE, Catherin Ashton, le respect de leur « droit à une vie digne et à l'éducation. »

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3. PÊCHE
http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2059

European Voice : Soutien au controversé accord de pêche du Maroc

Les Etats membres soutiennent un accord de pêche, malgré l'absence de preuve de bénéfices pour le Sahara Occidental occupé.
Mis à jour le: 16.07 - 2011 22:13

European Voice
Par Toby Vogel
7 juillet 2011

Les gouvernements nationaux ont soutenu une prolongation d'un an du litigieux accord de pêche UE - Maroc, malgré l'échec du Maroc à prouver que l'accord bénéficie à la population du Sahara Occidental occupé.

Les députés européens doivent débattre de la question en septembre ; leur approbation est requise pour maintenir en place l'extension - provisoirement en vigueur depuis février -.

L'approbation des États membres a été officialisée le 4 juillet, lorsque l'Allemagne a abandonné son opposition à l'extension. En février, l'Allemagne a mis tout son poids dans une demande de Maria Damanaki, la commissaire européenne à la pêche, pour que le Maroc prouve que l'accord bénéficie à la population du Sahara Occidental, une ancienne colonie espagnole occupée par le Maroc en 1975. Mais la semaine dernière, le gouvernement allemand a signifié sa satisfaction de l'accord de pêche, et créé une majorité en sa faveur. Le Danemark, les Pays-Bas et la Suède ont voté contre la prolongation et l'Autriche, Chypre, la Finlande et le Royaume-Uni se sont abstenus. L'Espagne et la France ont exercé de fortes pressions pour l'extension de l'accord. Sur les 119 navires autorisés par l'accord, 100 sont espagnols.

Droits de l'homme

Un porte-parole Damanaki déclaré que l'extension d'un an de l'accord avec le Maroc serait utilisée pour "organiser" si et comment avancer dans un accord éventuel.

Damanaki veut mettre le respect des principes démocratiques et des droits de l'homme au centre des futurs accords de pêche dans le cadre d'une proposition de réforme planifiée à l'adoption par le collège des commissaires le 13 juillet.

Dans un projet de déclaration, le gouvernement allemand a déclaré que la documentation soumise par le gouvernement marocain en décembre établie que l'opération bénéficie à la population locale. Il citait une analyse de la Commission Européenne qu'une "partie considérable" des ressources générées par l'accord a été "consacrée à des mesures de soutien à la modernisation du secteur de la pêche au Sahara Occidental et était donc au bénéfice du peuple du Sahara Occidental".

Toutefois, une source familière avec la procédure s'est dit "perplexe" par la déclaration parce que la Commission n'a pas finalisé son analyse.

La documentation marocaine – une présentation confidentielle de 44 diapositives PowerPoint - ne fait aucune référence au Sahara Occidental et met dans le même panier le territoire occupé avec des zones du Maroc, ce qui rend impossible de juger quels bénéfices, s'il y en a, vont à la population sahraouie.

Selon la seule diapositive qui fournit une ventilation régionale des investissements faits dans l'accord de pêche, les projets actuels et futurs vont "directement et indirectement" créer quelque 20 700 emplois dans la région de «l'Atlantique Sud», mais cette région comprend la ville portuaire de Tarfaya, qui n'est pas au Sahara Occidental. Une part importante de la richesse en poisson du Maroc qui a été ouvert à la pêche européenne dans le cadre de l'accord se trouve au large du Sahara Occidental.

De sérieuses réserves sont également apparues sur les bénéfices de l'accord de l'UE dans son ensemble. Une évaluation indépendante rédigée au nom de la Commission et soumis en décembre a constaté que l'accord manque de loin de récupérer les investissements de l'UE, et contribue à la surpêche dans les eaux marocaines.

Traduction WSRW France.

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http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2055

Le conseil divisé renouvelle l'accord de pêche UE-Maroc

Malgré une division inédite sur la question, une mince majorité du Conseil a assuré la prolongation d'un an du très controversé accord de pêche UE-Maroc. La Suède, le Danemark, les Pays-Bas, la Finlande, le Royaume-Uni, Chypre et l'Autriche ne pouvaient pas accepter la proposition.
Mis à jour le: 13.07 - 2011 14:20Imprimez cette page
29 Juin 2010
Fishelsewhere

Après des reports continus en raison des préoccupations sur l'impact de cet accord sur le Sahara Occidental occupé, la décision finale de l'UE d'adopter une prolongation d'un an de l'accord de pêche le plus critiqué a été prise aujourd'hui par les ambassadeurs des États membres.

En une minute, dans une surprenant volte face et malgré ses précédentes réserves, l'Allemagne a décidé d'accepter la proposition – et fait basculé le dernier virage en faveur de la prolongation soutenue par le duo franco-espagnol. Pour rationaliser sa position, l'Allemagne affirme que le Maroc a suffisamment prouvé que la population locale du Sahara Occidental bénéficie de l'accord.

7 autres Etats membres de l'UE étaient moins convaincus par les rapports marocains. Suède, Danemark et Pays-Bas ont voté contre, tandis que le Royaume-Uni, l'Autriche, la Finlande et Chypre se sont abstenus. Leur position s'appuie sur un avis juridique émis par le Parlement Européen en 2009, indiquant que l'accord de pêche UE-Maroc viole le droit international parce qu'il ne prend pas en compte les souhaits et les intérêts du peuple sahraoui.

L'accord provisoire convient aux intérêts de l'Espagne, qui détient pas moins de 100 des 119 permis de pêche disponibles titre de l'Accord de pêche. L'ancienne puissance coloniale du Sahara Occidental a été désireuse de souligner que l'accord n'est pas seulement important pour ses possibilités de pêche, mais aussi a une importance politique, en référence avec les réformes constitutionnelles marocaines superficielles en cours.

Selon la compréhension de WSRW, d'autres pays, qui ont fini par soutenir l'extension, ont déclaré que leur approbation était conditionnée à la production par la commission d'informations «Concrètes» sur l'impact des investissements réalisés sous couvert de l'accord.

La décision d'aujourd'hui sera formellement adoptée par le Conseil Européen des ministres dans les prochaines semaines. Le protocole provisoire doit désormais passer par le Parlement Européen, qui ne devrait pas exprimer son opinion avant octobre.

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http://www.albayane.press.ma/chroniques/parti-pris/9716-le-maroc-et-leurope--la-force-des-lobbies.html

Le Maroc et l'Europe : la force des lobbies

Écrit par Par Driss Aissaoui

Les relations entre le Maroc et l'Union Européenne resteront toujours marquées par la force des flux et des reflux et des tiraillements imposés par des contingences évoluant au grès des intérêts des différents lobbies des 27 pays de l'Union. Le dernier exemple nous est donné par la récente décision de la commission de l'agriculture au sein du Parlement européen qui a purement et simplement rejeté l'accord agricole avec le Maroc. Un accord qui a pris un temps précieux pour être élaboré par les experts marocains et ceux de la Commission de Bruxelles.
A ce niveau du projet, il est normalement acquis que toutes les sensibilités et les intérêts (même catégoriels) ont été pris en compte et que tous les arbitrages ont été faits selon les règles de l'art.
Or, les informations qui parviennent de Bruxelles font savoir que la position du parlement européen a été en conformité avec les suppliques des lobbies espagnols producteurs de tomates, directement concurrents avec le Maroc.
A travers cette décision, les eurodéputés, qui ont voté cette motion contre le Maroc, veulent revenir au système des quotas, de la règle d'origine et des calendriers d'exportation.
Cette démarche est en opposition diamétrale avec la logique du libre-échange confirmée par les textes de l'OMC et le référentiel des accords signés par l'UE avec des pays tiers. Nous savons que dans le cadre du libre-échange, il existe des mécanismes de sauvegarde des intérêts des parties à l'échange.
Cependant, il nous est donné ici, à travers cette réaction du parlement européen, qui n'est pas du reste isolée, de constater que la distance entre le respect des sacro-saints principes du libre-échange et le protectionnisme primaire, il n'y a qu'un pas que les eurodéputés franchissent en toute impunité.
Cela dit, même l'accord-cadre sur la pêche avec le Maroc se trouve lui aussi prisonnier de cette logique européocentriste. Cela à un moment où l'UE édicte un nombre impressionnant de normes communes visant la préservation de la ressource halieutique dans l'espace européen. Ce qui est juste pour eux ne l'est pas forcément pour nous.
Un tel comportement nous pousse à croire, fermement, que la gestion des relations Maroc UE reste, à certains égards, emprunte d'une philosophie puisée dans l'esprit colonial que celui du bon voisinage et du co-développement comme se plaisent à le claironner les politiques européens.
Il est curieux de constater que les technocrates de Bruxelles ne trouvent rien à redire devant la force de frappe des lobbies des pays de l'UE. Face à cette situation, la solution la plus simple consiste à sacrifier la partie contractante avec l'Europe. Ici c'est le Maroc et ses intérêts qui sont en cause.
Ce face à face avec l'Europe au plan économique et commercial s'avère, à la lumière de l'expérience, malsain et préjudiciable à nos intérêts à long terme, même dans le cadre d'un système de libre-échange négocié.

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http://www.leconomiste.com/article/885214-accord-de-peche-marocuebrle-protocole-d-application-proroge-d-un-anbride-notre-corres

Édition N° 3573 du 2011/07/14

Accord de pêche Maroc/UE
Le protocole d'application prorogé d'un an

De notre correspondant permanent à Bruxelles, Aziz Ben Marzouq

Mais l'approche cadre avec les objectifs du plan Halieutis
Le Maroc doit produire un rapport d'ici fin février 2012
Le texte est jugé «bon pour les deux parties»

Le protocole à l'accord de pêche, signé mercredi, sera prorogé d'un an. Avec, toutefois, une disposition imposant au Maroc la présentation d'un rapport sur les retombées des fonds compensatoires quant au secteur halieutique et aux populations du <sud du pays>

Comme nous l'annoncions dans notre dernière édition, le protocole à l'accord de pêche Maroc-UE a été signé hier à Bruxelles pour une durée d'un an. Reste maintenant à franchir le cap du Parlement européen. Cette institution n'a de choix que de l'adopter ou de le rejeter en bloc.

Pour Marek Savitsky, ministre polonais de l'Agriculture qui a signé au nom de l'UE, la prorogation du protocole constitue un «évènement important dans la mesure où il coïncide avec l'adoption de la réforme de la Politique commune de la pêche». Cette signature témoigne aussi de «l'importance que représente le Maroc, le voisin le plus proche de l'UE, dans le renforcement de la coopération dans le domaine de la pêche» Pour Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, «la reconduction limitée à un an du protocole n'en demeure pas moins satisfaisante dans la mesure où l'accord de pêche est prorogé de 4 ans». Au demeurant, souligne le ministre, l'approche nous permet de mieux recadrer les futurs accords par rapport aux objectifs de la stratégie de développement halieutique.

En attendant, une disposition particulière a été introduite dans le protocole. Elle prévoit la présentation par le Maroc d'un rapport d'ici fin février 2012 sur «les retombées économiques et sociales des fonds compensatoires ainsi que leur répartition géographique». Disposition qui ne dérange en rien le responsable politique. Pour s'en convaincre, Akhannouch envisage d'inviter les membres de la commission de la pêche du Parlement européen à venir au Maroc «pour constater sur le terrain l'évolution des infrastructures et le développement socio-économique du secteur halieutique marocain y compris dans le <sud du pays>».

La balle est donc dans le camp de Strasbourg.

De son côté, le Parlement européen qui, dans un premier temps, avait inscrit l'examen du rapport du Libéral Finlandais Carl Haglund sur la prorogation du protocole dans l'agenda de la réunion de la Commission de la pêche le 12 juillet, l'a finalement reporté à la rentrée. Officiellement, en raison du retard pris dans la traduction du texte en anglais.
Ce rapport est censé éclairer les membres de la commission sur l'impact de l'accord de pêche sur les populations du sud du Maroc.

Joint par L'Economiste, Alain Cadec, vice-président et rapporteur de la Commission de la pêche du Parlement, se dit «tout à fait favorable non seulement à la prolongation transitoire du protocole d'application, mais aussi à la reconduction de l'accord lui-même pour quatre autres années». Car, il s'agit «d'un bon accord pour les deux parties», tranche-t-il tout en formulant le vœu qu'il soit adopté par le Parlement. «J'ai reçu toutes les assurances que cet accord profite à l'ensemble du littoral où opère la flotte européenne, y compris les populations du sud du Maroc», précise Cadec.
Toujours est-il que «la question du Sahara relève désormais de l'Onu et il n'appartient pas au Parlement européen de s'y ingérer via des négociations sur la pêche», ajoute Cadec. Même s'il ne peut pas se permettre de parler au nom de ses 735 collègues du PE, Alain Cadec considère que le Parlement européen, «dans sa grande sagesse», ne devrait pas empêcher la reconduction de l'accord lui-même pour 4 années.
Du moment que le Maroc a fait preuve de< bonne volonté> en accédant à <toutes> les demandes formulées par la Commission de la pêche maritime alors qu'aucune clause ne l'obligeait auparavant.

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http://www.map.ma/fr/sections/economie/le_maroc_et_l_ue_sig/view
http://www.map.ma/fr/sections/politique/le_maroc_et_l_ue_sig/view

Le Maroc et l'UE signent à Bruxelles un nouveau protocole pour la reconduction de l'accord de pêche

Bruxelles, 13/07/11- Le Maroc et l'Union européenne ont procédé, mercredi à Bruxelles, à la signature d'un nouveau protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche.

Ce nouveau protocole a été signé, côté marocain, par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime Aziz Akhannouch et, cô té européen, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural polonais, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

La signature de ce protocole fait suite à l'adoption par la Commission européenne des propositions visant à proroger d'un an le protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre le Royaume et la Communauté européenne.

Arrivé à expiration le 27 février dernier, ce protocole a été ainsi prorogé jusqu'au 27 février 2012 permettant ainsi aux navires européens d'opérer dans les eaux marocaines.

Il entre dans le cadre de l'accord de partenariat de pêche qui établit, entre autres, les principes, règles et procédures régissant la coopération économique, financière, technique et scientifique.

Alors que l'accord constitue le socle de la relation entre l'UE et le Maroc, le protocole définit les conditions d'accès des navires communautaires aux zones de pêche marocaines, les modalités de contrô le des pêches et les partenariats entre entreprises.

La reconduction du protocole permettra de continuer les discussions en vue d'améliorer le potentiel de coopération qu'offre l'accord de pêche, et de l'adapter aux orientations stratégiques et aux projets mis en oeuvre par le Plan Halieutis. Elle témoigne aussi de l'intérêt des deux parties à disposer d'un cadre de coopération dans le domaine halieutique sur la base d'objectifs convergents de préservation de la ressource halieutique et la durabilité de son exploitation.

Le Maroc dispose aujourd'hui, en effet, d'une vision claire de sa stratégie halieutique avec des objectifs visant une pêche durable et compétitive valorisant le patrimoine halieutique marocain, et faisant du secteur un véritable moteur de croissance de l'économie marocaine avec une augmentation significative du PIB sectoriel d'ici 2020.

Dernière modification 13/07/2011 12:57

Dernière modification 13/07/2011 12:58

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http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=21628

Nouvel accord de pêche entre le Maroc et l'UE
11 Etats européens vont pêcher dans les eaux <territoriales> <du Maroc>

Le Maroc et l'Union Européenne ont procédé, hier à Bruxelles, à la signature d'un nouveau protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche.
Ce nouveau protocole a été signé, côté marocain, par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, et, côté européen, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural polonais, Marek Sawicki, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.
L'accord entre les deux parties a été signé en 2006 sans date d'expiration, mais le protocole de quatre ans sur les possibilités de pêche et la contrepartie financière, joint à cet accord, s'est achevé le 27 février 2011. L'UE et le Maroc ont donc paraphé un nouveau protocole le 25 février 2011 courant jusqu'au 27 février 2012.
Le nouveau protocole a été signé hier, 13 juillet 2011, va définir «les possibilités de pêche offertes aux navires de l'UE en fonction du surplus disponible dans les ressources halieutiques des zones de pêche marocaines ainsi que la contrepartie financière due, de manière distincte, au titre des droits d'accès et au titre d'une contribution à l'aide au développement de la politique sectorielle de la pêche au Maroc.» Le Conseil européen a demandé, mardi 12 juillet 2011, au Parlement européen d'approuver la conclusion de ce nouveau protocole. C'est le Conseil européen qui établira entre les Etats membres de l'UE les possibilités de pêche au titre du protocole.
L'accord de partenariat dans le secteur de la pêche avec le Maroc est l'un des trois plus importants de l'UE, qui a versé 144 millions d'euros en contrepartie de droits de pêche au cours des quatre années d'application du protocole précédent, selon le communiqué.
Le protocole actuel est important pour les flottes de pêche lointaine de l'UE parce qu'il permet aux navires de 11 Etats membres de pêcher dans les eaux marocaines, générant des retombées économiques et sociales importantes pour le secteur de la pêche des Etats membres concernés.
Les 27 gouvernements européens ont donné mardi leur feu vert à la prolongation transitoire pour un an d'un accord avec le Maroc qui permet à quelque 120 navires européens de venir pêcher dans les eaux marocaines.
La reconduction du protocole permettra de continuer les discussions en vue d'améliorer le potentiel de coopération qu'offre l'accord de pêche, et de l'adapter aux orientations stratégiques et aux projets mis en oeuvre par le Plan Halieutis. Elle témoigne aussi de l'intérêt des deux parties à disposer d'un cadre de coopération dans le domaine halieutique sur la base d'objectifs convergents de préservation de la ressource halieutique et la durabilité de son exploitation.
Le Maroc dispose aujourd'hui, en effet, d'une vision claire de sa stratégie halieutique avec des objectifs visant une pêche durable et compétitive valorisant le patrimoine halieutique marocain, et faisant du secteur un véritable moteur de croissance de l'économie marocaine avec une augmentation significative du PIB sectoriel d'ici 2020.

14/7/2011

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http://www.yabiladi.com/articles/details/6145/maroc-ue-l-accord-peche-proroge-d-un.html

Maroc-UE : L'accord de pêche prorogé d'un an

[Date de publication] 13.07.2011 | 12h32
Oumar Baldé

Le Maroc et l'UE signent, ce mercredi 13 juillet, un nouveau protocole pour proroger d'un an l'accord de pêche qui les lie depuis 2007. Ce nouveau protocole est quasi identique au précédent, mais insiste à ce que le Maroc fournisse des preuves sur les bénéfices que les populations du Sahara tirent de l'accord de pêche qui comprend les côtes sahariennes.

Le Maroc et l'UE renouvellent leur partenariat dans le secteur de la pêche. Le ministre marocain de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, est en déplacement à Bruxelles pour parapher, ce 13 juillet, le nouveau protocole d'accord, validé par le Conseil européen. En février dernier, l'accord avait été reconduit provisoirement jusqu'au mois d'août prochain. Il sera désormais en vigueur jusqu'en février 2012. Le Parlement européen, comme l'y invite le Conseil, devrait à son tour l'approuver.

Le nouveau protocole n'est pas si différent du précédent, mais définit d'une part « les possibilités de pêches offertes aux navires de l'UE en fonction du surplus disponible dans les ressources halieutiques des zones de pêche marocaines » et « la contrepartie financière due, de manière distincte, au titre des droits d'accès et au titre d'une contribution dans l'aide au développement de la politique sectorielle de la pêche au Maroc ». Cette année devrait donc être cruciale dans les négociations autour des opportunités que génère ce partenariat.

Un partenariat qui fait beaucoup de bruit, aussi bien en ce qui concerne ses retombées financières que ses implications politiques. Des rapports commandités par l'UE ont notamment démontré qu'il occasionne des pertes annuelles de 6 millions d'euros à l'Union européenne et met en péril les ressources halieutiques marocaines, en raison de la surexploitation des côtes. Pourtant, selon les chiffres du ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritimes, la signature de l'accord permettra au Maroc de réaliser un gain d'un milliard de dirhams.

Sur le plan politique, les eaux territoriales sahariennes constituent encore une source de problèmes. Récemment, la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton avait certes reconnu les droits commerciaux du Maroc sur les produits issus des zones sahariennes, mais l'UE continue d'exiger que le Maroc fournisse des preuves des bénéfices que les populations locales tirent de l'accord de pêche. D'ailleurs, il est prévu qu'une disposition particulière concernant cette question figure sur le nouveau protocole signé par les deux parties.

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http://www.econostrum.info/L-Union-europeenne-et-le-Maroc-signent-un-nouveau-protocole-de-peche_a6441.html

L'Union européenne et le Maroc signent un nouveau protocole de pêche

EUROPE / MAROC. L'Union européenne signera, mercredi 13 juillet 2011, avec le Maroc un nouveau protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche.

L'accord entre les deux parties a été signé en 2006 sans date d'expiration mais le protcole de quatre ans sur les possibilités de pêche et la contrepartie financière, joint à cet accord, s'est achevé le 27 février 2011. L'UE et le Maroc ont donc paraphé un nouveau protocole le 25 février 2011 courant jusqu'au 27 février 2012.

Le nouveau protocole, signé le 13 juillet 2011, va définir "les possibilités de pêche offertes aux navires de l'UE en fonction du surplus disponible dans les ressources halieutiques des zones de pêche marocaines ainsi que la contrepartie financière due, de manière distincte, au titre des droits d'accès et au titre d'une contribution dans l'aide au développement de la politique sectorielle de la pêche au Maroc."

Le Conseil européen a demandé mardi 12 juillet 2011 au Parlement européen d'approuver la conclusion de ce nouveau protocole. C'est le Conseil européen qui établiera entre les Etats membres de l'UE les posibilités de pêche au titre du protocole. Le Conseil européen précise que "cet accord est important pour les flottes de pêche lointaine de l'UE parce qu'il permet aux navires de onze Etat membres de pêcher dans les eaux marocaines."

Les quatre dernières années d'application, l'UE a versé 144 M€ en contrepartie des droits de pêche.

Avant de signer le prochain protoole, certains Etat membres ont estimé qu'il "fallait se demander si les populations locales du Sahara occidental avaient bénéficié de l'accord." Les autorités marocianes ont transmis les informations nécessaires à la Commission européenne en décembre 2010 qui concluent que les populations de cette région ont bénéficié de l'accord. Néanmoins, une disposition particulière sur ce sujet figurera dans le prochain protocole.

Frédéric Dubessy, à BRUXELLES

Mardi 12 Juillet 2011

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http://www.map.ma/fr/sections/regionales/ouverture_de_la_pech/view

Ouverture de la pêche au poulpe dans la zone entre Sidi Lghazi et La Güera

Dakhla-Villa Cisneros, 25/07/11- La pêche au poulpe s'est ouverte lundi dans la zone comprise entre Sidi Lghazi (<Province> de Bojador) et La Güera, a-t-on appris auprès de la délégation régionale de pêche à Dakhla.

Le quota global de poulpe pour cette saison d'été, ouverte jusqu'au10 septembre prochain, est fixé à 7.000 tonnes, répartis sur les trois segments de pêcherie poulpière (4.410 tonnes pour le segment hauturier, 770 tonnes pour le segment côtier et 1.820 tonnes pour le segment artisanal à Dakhla-Villa Cisneros).

Le quota accordé à la sous-unité 1 (cap7, Bojador centre et Sidi Lghazi) est fixé à 700 tonnes au titre de cette saison, qui intervient après un arrêt de quelque mois de la pêche de poulpe au titre de la saison de printemps, selon la même source.

Durant cette campagne, les chalutiers hauturiers sont autorisés à opérer au-delà de 12 milles marins. Pour le segment côtier, l'effectif de la flotte autorisé à opérer dans l'unité d'aménagement de la pêcherie poulpière est fixé à 150 navires au maximum.

La zone de pêche autorisée pour le segment artisanal est située entre 3 et 8 milles marins mesurés à partir de la ligne de basse mer.

De même source, on précise que le segment artisanal de Dakhla-Villa Cisneros est composé des barques actives à partir des sites de La Bouirda, La Ssarga, Ntireft et Imoutlane.

Au cours de cette saison de pêche, le taux admis pour la capture du poulpe de taille 8 est fixé à 7 pc alors que pour les autres espèces de poisson et de céphalopodes (calmar et seiche), un seuil de tolérance de 3 pc est admis pour la pêche des juvéniles.

Dernière modification 25/07/2011 14:58

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4. PETROLE
http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2079

Une Cie pétrolière irlandaise prospecte dans les territoires occupés

Les relevés sismiques de San Leon seront effectués dans les régions du nord du Sahara Occidental occupé à partir de juillet 2011, en violation du droit international. Les placements de l'investisseur George Soros pourrait avoir joué un rôle crucial.

Mis à jour le: 30.07 - 2011 12:26

Les compagnies pétrolières irlandaise et britannique San Leon et Longreach ont annoncé que des études sismiques seront menées au Sahara Occidental à partir de juillet 2011. L'étude portera sur 600 km d'analyses sismiques sur chacun des permis de Tarfaya et de Zag. Les deux blocs sont principalement situés dans les territoires occupés du Sahara Occidental, où la recherche pétrolière a lieu en violation du droit international.

Le contrat est attribué à Novaseis, une compagnie de services sismiques nouvellement créée et appartenant à San Leon. Novaseis, basée à Varsovie, est une filiale à 100% de la société néerlandaise Island Oil and Gas B.V, acquise l'année dernière par San Leon lors de sa prise de contrôle de son partenaire irlandais Island Oil and Gas.

"Nous avons trouvé une solution appropriée aux coûts élevés de la réalisation de nos prévisions de programmes d'acquisition sismique. Grâce à notre filiale en propriété exclusive, Novaseis Sp. z o.o, nous avons créé une société d'acquisition sismique utilisant une technologie sans fil de OyoGeospace (USA) et des vibrateurs de Sercel (France). Novaseis effectuera ses premières opérations au Maroc avant de retourner en Pologne, où nous espérons une augmentation de l'activité d'exploration dans tout le pays… » a déclaré San Leon dans le rapport d'audit final de 2010, publié le 29 juin 2011.

San Leon projette que Novaseis deviendra une " filiale lucrative autonome qui offrira principalement des services au Groupe San Leon pour le développement rapide des actifs polonais et fournira des services à des tiers quand il en aura la capacité ", selon le rapport.

Focus sur la Pologne

Il semble que la présence de San Leon en Pologne a contribué au financement du lancement de cette année de programme d'exploration controversé du Sahara Occidental. La société irlandaise détient des droits dans six licences en Pologne, trois d'entre elles situées sur la région souvent mentionnée du nord du Bassin Baltique en Pologne. Ce bassin pourrait être la raison de l'investissement de George Soros dans l'entreprise qui fait de l'exploration pétrolière hautement immorale au Sahara Occidental occupé.

En 2010, les entreprises de San Leon, Island et Longreach ont entrepris une importante restructuration du groupe. Dans le même temps, un fond spéculatif du multimilliardaire George Soros s'est intéressé à la géologie de la Pologne, où le groupe avait un bastion.

L'intérêt pour la Pologne peut s'expliquer. Selon un récent rapport de l'Administration Information Energie du département américain de l'Énergie, la Pologne compte 5,3 billions de mètres cubes de gaz de schiste naturel, égal à plus de 300 années de consommation en gaz selon le besoin annuel. Il s'agit de la plus grande quantité de gaz de schiste présent dans un État européen dans une étude sur 32 pays, selon l'agence.

Le fonds Soros a acheté des actions successivement dans des entreprises mineures explorant le gaz de schiste dans le nord de la Pologne. Les investissements de Soros ont été fait via Partenaires Quantum LP, une filiale du Fonds spéculatif Soros Fund Management. Pendant l'automne de 2010, Quantum a réalisé les investissements suivants:

# BNK Petroleum, 22% des actions («BNK dit qu'il va utiliser le profit du placement privé pour ses affaires, y compris les engagements sur ses concessions de gaz de schiste européen»)
# Realm Energy, 19,5% des actions ("Le produit net du placement privé sera utilisé pour poursuivre l'évaluation technique et l'acquisition du gaz de schiste et de schiste bitumineux dans toute l'Europe continentale et aux fins générales du fonds de roulement.")
# Aurélien Oil and Gaz, 4,36% &#8232;

Depuis le 6 janvier 2011, Quantum est devenu propriétaire de 22,6% de la part de l'explorateur Léon San du Sahara Occidental. BNK, Realm et San Leon détiennent ensemble les intérêts d'au moins 8 licences dans la région du Bassin Baltique de gaz de schiste.

San Leon doit partir

Après le placement de Soros, San Leon avait des fonds pour établir sa filiale sismique en Pologne, en mars 2011. Cette nouvelle filiale est désormais en contrat avec la société mère pour les travaux dans les territoires occupés du Sahara Occidental avant que les études sismiques du bassin de la Baltique ne commencent.

Les gisements potentiels de gaz de schiste de la Pologne pourrait donc être devenus un atout majeur pour l'entreprise qui voulait continuer son programmes d'exploration du pétrole et de gaz au Sahara Occidental occupé.

Nous appelons San Leon à démontrer son attachement au droit international et aux droits humains par le suspension de son implication dans le Sahara Occidental et le non renouvellement des activités de l'entreprise jusqu'au règlement du conflit sur le Sahara Occidental », a déclaré Western Sahara Resource Watch, Western Sahara Action Ireland et la Fondation polonaise Fundacja "Afryka Inaczej" dans une lettre à San Leon le 20 juillet.

«En collaborant avec un occupant illégal dans un territoire qui fait l'objet de négociations soutenues par les bons offices du Secrétaire Général de l'ONU, San Leon agit illégalement de façon irresponsable, et augmente sérieusement le risque de nouveaux conflits armés, de déstabilisation et de souffrance dans la région du Maghreb ", indiquait la lettre, en soulignant que le Sahara Occidental ne fait pas partie du Maroc, et que la population locale a le droit à l'autodétermination. Le courrier fait aussi référence à un avis juridique clé de l'ONU, indiquant que l'exploration des hydrocarbures au Sahara Occidental serait en violation du droit international.&#8232;
Lire la lettre complète ici. Une lettre similaire a été envoyée à Longreach.

Depuis juin 2011, le gestionnaire d'actifs BlackRock a suivi les pas de Soros, et acheté 12,1 pour cent des actions de San Leon. Au total, les trois dirigeants de San Leon, Oisin Fanning, Phillip Thompson et Paul Sullivan controlent aujourd'hui 22,29 pour cent.

Soros Fund Management LCC est une société de services financiers qui aurait de gros investissements dans les transports, l'énergie, détail, financières et autres industries. Selon l'éditeur Institutuional investor, en 2011 Soros Fund Management avait 27,9 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Abandon de l'Arabie &#8232;

Jusqu'à l'année dernière, avant l'entrée des nouveaux propriétaires de San Leon, le groupe d'entreprises du Royaume-Uni et d'Irlande opérant au Sahara Occidental était dépendant financièrement du soutien financier de Badr Al-Aiban, qui à travers son entreprise Platinium Petroleum contrôlait +/- 30% de Island Oil.

L'homme d'affaires connu a attiré l'attention lorsqu'une de ses entreprises, Delta Oil, a été impliqué dans une affaire douteuse dans les années 90. Delta est devenue connu quand ses dirigeants ont pris part à des pourparlers avec les talibans pour un pipeline de gaz naturel. Le pipeline prévu, devait transporter de gaz des zones de la mer Caspienne du dernier dictateur de Turkménistan Niazov, jusqu'à un port au Pakistan, à courte distance des marchés asiatiques en expansion et demandeurs d'énergie.

Jusqu'au jour où les américains ont commencé le bombardement des camps d'entraînement terroristes en Afghanistan, les partenaires pétroliers pro-talibans ont appuyé le changement de régime Talibani.

Delta a même financé le voyage d'une délégation de talibans à La Mecque, selon le livre Oil and Petrol du journaliste Steve Levine. Même après l'invasion américaine de l'Afghanistan, Delta a conservé son idée. "Il y a encore beaucoup de gaz qui a besoin de trouver un marché", a déclaré Phil Beck, le directeur de Delta Oil, au sujet de gisements de gaz du dictateur turkmène, selon le magazine Pipeline World en avril 2002.

Beck a travaillé pour Delta plus de 10 ans, en partie comme chef de l'exploitation, et a servi de cadre supérieur dans Unocal (principalement sur la mer du Nord) - l'autre entreprise en pourparlers avec les talibans. Plus tard, M. Beck, il est devenu directeur de Island Oil and Gas. En novembre 2010, Platinum n'était plus propriétaire de l'entreprise, mais Al-Aiban contrôlait 3,8% des parts de San Leon.&#8232;

Durant les dernières années, le financement de San Leon par la Banque sud-africaine Rand Merchant Bank a cessé en 2008, après des critiques. En 2009, la compagnie sismique norvégienne PGS est devenu propriétaire de San Leon, avec 2,6% des actions, mais a reçu l'assurance de San Leon qu'aucun de leurs fonds ne seraient utilisés pour développer la capacité de San Leon à effectuer des explorations au Sahara Occidental.

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http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2071

Ces camions sondent le sol pour l'industrie pétrolière illégale

Le Maroc poursuit son programme pétrolier sur le bloc de Boujdour onshore. Ces voitures ont été filmées alors qu'elles faisaient des études géologiques dans les territoires occupés.

Mis à jour le: 20.07 - 2011 20:50
http://www.youtube.com/v/fmzm7WdBACc&hl=en

Cette vidéo unique montre la violation par le Maroc du droit international. L'ONU a déclaré que toute recherche pétrolière au Sahara Occidental serait illégale à moins que les Sahraouis soient consultés. Et ils ne sont pas. Très probablement, les camions en action mènent une étude à deux dimensions pour la compagnie pétrolière nationale marocaine ONHYM, par l'entreprise de services sismiques Geoatlas basée au Maroc. L'étude a eu lieu d'avril à septembre 2010.

Depuis 2006 au moins, ONHYM a régulièrement avancé ses recherches pétrolières dans le «bloc Boujdour ». ONHYM est depuis 2007 l'opérateur de son propre bloc onshore, un permis qui est entièrement situé dans les territoires occupés.

Déjà dans son rapport annuel 2006, ONHYM qualifiait ce domaine spécifique de zone particulièrement prometteuse en découvertes pétrolières, après la découverte de traces de pétrole lors de forages pour l'eau. Suite à ces premiers résultats, deux chercheurs de la compagnie pétrolière malaisienne Petronas avaient réalisé en 2006 une évaluation du potentiel en hydrocarbures dans la région.

Puis, en 2008, un journal marocain a lancé une rumeur selon laquelle l'ONHYM avait trouvé du pétrole à Bojador. Immédiatement après l'ONHYM avait démenti la déclaration du journal Aujourd'hui le Maroc. La directrice de l'ONHYM, Amina Benkhadra, avait déclaré qu'ils devaient faire beaucoup plus d'études avant de pouvoir "crier victoire". Selon elle, d'autres travaux géologiques, géophysiques et de forage seraient programmés dans le cadre du plan de développement 2008-2012, pour permettre « d'approfondir nos connaissances sur les paramètres des formations géologiques ».

Mme Benkhadra soulignait qu'une étude sismique 2D avait été réalisée à Bojador onshore entre le 15 septembre et 26 novembre 2007, et que « ces travaux se sont déroulés dans de très bonnes conditions ».

Les chantier se sont ensuite poursuivis. A partir de 2008, le Maroc a ouvert une douzaine d'appels d'offres de forage. Certaines des offres couvrent l'approvisionnement en équipements nécessaires à la mise en place du matériel de forage, en essence, etc

Dans les appels d'offre, il semble que le puit "DOA 1" a d'abord été développé, à proximité de la ville de Bojador, procédure pour "DOA 2" dans un lieu inconnu. Pour le forage BJD 1, en décembre 2009 l'ONHYM a lancé un appel d'offres de prix relatif à l'acquisition de diagraphies instantanées (mudlogging). Les entreprises de diagraphie de boue sont spécialisées dans l'enregistrement détaillé d'un forage en examinant les morceaux de roche ou de sédiments remontés à la surface alors que le puits est foré. ONHYM garantissait assurer la sécurité autour de la zone du puit quand ces spécialistes feraient l'examen des sédiments.

Dans un rapport de l'ONHYM publié en 2008, il est indiqué que l'un des puits a été fait. La localisation exacte n'est pas connue, puisque aucun puit n'est encore indiqué dans le bloc de Boujdour sur la carte des hydrocarbures des pages web de l'ONHYM.

L'été/automne 2010 a vu plus d'activité sur le bloc. Les camions des études sismiques visibles sur la vidéo, mais aussi des véhicules appartenant à la firme française GeoSpec ont été observés à Boujdour, transportant ce qui semble être des équipements de forage. Voir photo ci-dessus et ci-dessous. Cliquez pour une haute résolution.

L'entreprise nationale a budgété des "consommables" nécessaires à l'établissement des puits "DOA 1" et "DOA 2". Ce pourrait être l'essence, le ciment etc.

Une carte de la compagnie pétrolière britannique Longreach contribue à la spéculation. "Découverte pétrolière par l'ONHYM", note froidement Longreach sur le bloc de Bojador (voir coin gauche de la photo à droite). Aucun rapport d'une découverte de pétrole n'a été mentionné par l'ONHYM -même.

Un rapport de Longreach en 2007 que l'entreprise n'a jamais publié elle-même, relève d'autre part qu'un «potentiel d'hydrocarbures [...] a été confirmé par [...] le puit de Bojador dans le sud du bassin onshore".

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http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2068

Le Maroc taille de nouveaux blocs pétroliers dans le territoire occupé

La compagnie pétrolière de l'Etat marocain, l'ONHYM, a établi de nouveau blocs pétroliers au Sahara Occidental. Le programme illégal pourrait doubler la superficie en territoire occupé.

Mis à jour le: 19.07 - 2011 14:50

Les cartes disponibles sur le site Internet de la compagnie pétrolière nationale marocaine ONHYM révèle que le gouvernement marocain a tracé cinq nouveaux blocs pétroliers au Sahara Occidental occupé.

Selon le droit international, cette exploration pétrolière est illégale, puisque les souhaits des Sahraouis n'ont pas été pris en compte. Le Sahara Occidental est sous occupation marocaine, et est défini par l'ONU comme une question coloniale non résolue. En 2002, le bureau juridique de l'ONU a fait une déclaration sur la légalité des accords pétroliers du Maroc. Pourtant, le Maroc effectue son programme pétrolier.

Les blocs pétroliers nouvellement dessinés constituent 2 grandes zones onshore, et 3 offshore du Sahara Occidental, chacune des 5 d'environ 15.000 km². Les deux blocs onshore sont situés directement à l'est et au sud du bloc onshore Bojador de l'ONHYM, tandis que les trois blocs offshore sont situés au sud de la superficie offshore de Kosmos Energy. S'il réussissait à attirer des entreprises dans ce programme illégal, le Maroc pourrait plus que doubler sa superficie dans les territoires occupés.

La zone offshore du sud du Sahara Occidental, où sont trois des blocs, a été initialement détenue par Total en 2001, mais la firme française avait abandonné le bloc en 2004, après avoir fait des études sismiques en 2002.

Pendant longtemps, cependant, il y a eu des signes d'un plan marocain de récupérer la zone offshore laissée par Total.

Déjà en 2006, la compagnie Atlas Sahara de l'omniprésent Groupe Derhem, avait exprimé à l'ONHYM son intérêt pour Dakhla Offshore, selon le rapport annuel de l'ONHYM de 2006. L'année suivante, l'ONHYM avait déclaré que «des entreprises internationales" avaient exprimé leur intérêt pour la même zone, sans préciser.

En 2009, l'ONHYM a complété le processus d'appel d'offres public pour le retraitement de données sismique 2D des 1000 km, provenant des dernières activités de Total offshore de Dakhla-Villa Cisneros, avec l'aide de la compagnie norvégienne de services sismiques TGS-Nopec. Voir divers documents d'appel d'offres ONHYM : Doc 1, Doc 2, Doc 3, Doc 4, Doc 5.

Selon le programme prévisionnel d'ONHYM pour l'année budgétaire 2010, la compagnie pétrolière nationale a prévu de recruter un consultant externe pour réaliser une étude sur le «projet de Dakhla Offshore".

Dans une synthèse du rapport annuel 2010, publié en mars 2011, l'ONHYM stipule que le retraitement des 1000 km a été fait.

L'auteur du traitement des données n'est pas clairement indiqué. Il ressort de pages Web que l'ONHYM que la compagnie roumaine Prospectiuni a un temps montré un intérêt dans le traitement des données à Dakhla, mais souhaitaient des parties - et non la totalité - des tâches décrites dans l'offre de retraitement. Prospectiuni avait réalisé des travaux géologiques au Sahara Occidental auparavant.

Plusieurs géologues européens, attachés à des institutions de recherche en France, le Portugal et la Norvège, ont également été impliqués dans la recherche géologique dans le territoire, en coopération avec Total - même après le retrait officiel de Total du territoire. L'un d'eux était attaché à une institution norvégienne de recherche qui a en 2009 émis des doutes sur le travail académique dans les terres occupées. Le directeur de l'institut a "regretté" qu'un géologue attaché à son institution ait à tort qualifié Dakhla-Villa Cisneros comme étant au Maroc, et avait précisé que l'institution ne soutenait pas cette recherche.

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http://www.lecourrier-dalgerie.com/papiers/actualite.html

Le Maroc convoite le pétrole sahraoui

La compagnie pétrolière marocaine, l'ONHYM, a établi de nouveau blocs pétroliers au Sahara Occidental. Le programme illégal pourrait doubler la superficie en territoire occupé. Les cartes disponibles sur le site Internet de la compagnie pétrolière nationale marocaine ONHYM révèle que le gouvernement marocain a tracé cinq nouveaux blocs pétroliers au Sahara Occidental occupé. Selon le droit international, cette exploration pétrolière est illégale, puisque les souhaits des Sahraouis n'ont pas été pris en compte. Le Sahara Occidental est sous occupation marocaine, et est défini par l'ONU comme une question coloniale non résolue. En 2002, le bureau juridique de l'ONU a fait une déclaration sur la légalité des accords pétroliers du Maroc. Pourtant, le Maroc effectue son programme pétrolier. Les blocs pétroliers nouvellement dessinés constituent 2 grandes zones on shore, et 3 offshores du Sahara Occidental, chacune des 5 d'environ 15.000 km_. Les deux blocs on shore sont situés directement à l'est et au sud du bloc on shore Boujdour de l'ONHYM, tandis que les trois blocs offshore sont situés au sud de la superficie offshore de Kosmos Energy. S'il réussissait à attirer des entreprises dans ce programme illégal, le Maroc pourrait plus que doubler sa superficie dans les territoires occupés. La zone offshore du sud du Sahara Occidental, où sont trois des blocs, a été initialement détenue par Total en 2001, mais la firme française avait abandonné le bloc en 2004, après avoir fait des études sismiques en 2002. Pendant longtemps, cependant, il y a eu des signes d'un plan marocain de récupérer la zone offshore laissée par Total. Déjà en 2006, la compagnie Atlas Sahara de l'omniprésent Groupe Derhem, avait exprimé à l'ONHYM son intérêt pour Dakhla Offshore. En 2009, l'ONHYM a complété le processus d'appel d'offres public pour le retraitement de données sismique 2D des 1000 km, provenant des dernières activités de Total offshore de Dakhla, avec l'aide de la compagnie norvégienne de services sismiques TGS-Nopec. Plusieurs géologues européens, attachés à des institutions de recherche en France, le Portugal et la Norvège, ont également été impliqués dans la recherche géologique dans le territoire, en coopération avec Total - même après le retrait officiel de Total du territoire. L'un d'eux était attaché à une institution norvégienne de recherche qui a en 2009 émis des doutes sur le travail académique dans les terres sahraouies occupées.

M. B.

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http://www.yabiladi.com/articles/details/6034/hydrocarbures-marocains-d-echec-magazine.html

Hydrocarbures marocains 10 ans d'échec

01.07.2011 | 19h00

Par Julie Chaudier

Malgré la signature, chaque année, de plusieurs accords pétroliers de prospection et en dépit d'une fiscalité très attrayante pour les sociétés pétrolières, le Maroc découvre et produit très peu d'hydrocarbures. En 2007, il lui aurait fallu produire 12,84 millions de TEP pour satisfaire sa propre consommation de brut,

Le 4 mai 2011, un nouvel accord de prospection pétrolière a été signé entre le ministère de l'Energie, la société Kosmos Energy Deepwater Morocco et la société Pathfinder hydrocarbon ventures limited. Fait-il écho à une nouvelle dynamique du secteur des hydrocarbures au Maroc ? Pas vraiment car si, aujourd'hui, une trentaine de sociétés sont partenaires de l'Office National des Hydrocarbures et de Mines (ONHYM) dans le cadre de 133 permis de recherche, le Maroc compte seulement 10 concessions d'exploitation. En 2000, pour son anniversaire, le Roi avait pourtant annoncé de grandes découvertes de pétrole et de gaz dans l'Oriental.
Un nouveau code avait été adopté, qui, en cas de découverte d'un gisement, permet à la société de ne céder à l'Etat que 25% de ses parts, contre 50% auparavant. Pourtant, aujourd'hui, l'ONHYM admet : « le Maroc reste encore sous-exploré ».

Une facture de 45 milliards de DH en 2009

Le volume des réserves prouvées de gaz s'élève à 1,3 milliards de m3, cependant, les gisements auxquels accèdent régulièrement l'ONHYM et les sociétés pétrolières comme Circle Oil, sont de taille modeste. La réduction du soutirage de l'OCP-principal consommateur, avec Compagnie marocaines des cartons et papiers, du gaz marocain - a entraîné une baisse de la production a baissé de 18%, en 2008, puis de 50,2%, en 2009, (derniers chiffres connus), pour atteindre 24,68 millions de m3. Les gisements restent cependant rentables car leur exploitation est facile.
La production de condensât, pétrole que l'on trouve sous forme de gaz dans le sol et qui se liquéfie à pression ambiante, a quant à elle; baissé de 19%, en 2008, et de 39,2%, en 2009, avec 5381 tonnes produites. L'impact de ces baisses a été compensé, en partie, par l'augmentation des prix.
Principalement issues des bassins du Gharb et d'Essouira, ces productions sont dérisoires au regard des 15,118 millions de Tonnes Equivalent Pétrole (TEP) d'énergies primaires consommées par le Maroc en 2009. En 2007, le Maroc dépendait des importations pour 96,5% de sa consommation énergétique. Les hydrocarbures étaient responsables, à eux seuls, de 58,4% de cette dépendance. Le Maroc a dépensé en 2009,45,5 milliards de DH dans l'achat d'hydrocarbures dans une facture énergétique globale de 70,6 milliards de DH.
Si l'ONHYM, et la ministre de l'Energie persistent à vouloir croire au potentiel en hydrocarbures du Maroc, les chistes bitumineux pourraient être exploités. L'exploitation des 50 milliards de barils a été évoquée, en 2009, aux assises nationales de l'énergie. La hausse des prix du baril et l'amélioration des techniques d'extraction pourraient la rendre rentable. Cependant, l'extraction de ces matières est extrêmement polluante.

Cet article a été précédemment publié dans Yabiladi Mag n°8

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http://www.maroc.ma/PortailInst/Fr/Actualites/Le+Maroc+et++UE.htm

14-07-11

Le Maroc et l'UE signent à Bruxelles un nouveau protocole pour la reconduction de l'accord de pêche

Le Maroc et l'Union européenne ont procédé, mercredi à Bruxelles, à la signature d'un nouveau protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche.

Ce nouveau protocole a été signé, côté marocain, par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime Aziz Akhannouch et, côté européen, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural polonais Marek Sawicki, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE.

La signature de ce protocole fait suite à l'adoption par la Commission européenne des propositions visant à proroger d'un an le protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre le Royaume et la Communauté européenne.

Arrivé à expiration le 27 février dernier, ce protocole a été ainsi prorogé jusqu'au 27 février 2012 permettant ainsi aux navires européens d'opérer dans les eaux marocaines.

Il entre dans le cadre de l'accord de partenariat de pêche qui établit, entre autres, les principes, règles et procédures régissant la coopération économique, financière, technique et scientifique.

Alors que l'accord constitue le socle de la relation entre l'UE et le Maroc, le protocole définit les conditions d'accès des navires communautaires aux zones de pêche marocaines, les modalités de contrô le des pêches et les partenariats entre entreprises.

La reconduction du protocole permettra de continuer les discussions en vue d'améliorer le potentiel de coopération qu'offre l'accord de pêche, et de l'adapter aux orientations stratégiques et aux projets mis en oeuvre par le Plan Halieutis. Elle témoigne aussi de l'intérêt des deux parties à disposer d'un cadre de coopération dans le domaine halieutique sur la base d'objectifs convergents de préservation de la ressource halieutique et la durabilité de son exploitation.

Le Maroc dispose aujourd'hui, en effet, d'une vision claire de sa stratégie halieutique avec des objectifs visant une pêche durable et compétitive valorisant le patrimoine halieutique marocain, et faisant du secteur un véritable moteur de croissance de l'économie marocaine avec une augmentation significative du PIB sectoriel d'ici 2020.

L'accord agricole Maroc-UE est "très équilibré"

L'accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne est très équilibré et tient compte aussi bien des intérêts des agriculteurs marocains qu'européens, a affirmé, mercredi à Bruxelles, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime Aziz Akhannouch.

S'exprimant devant la Commission du commerce international du Parlement européen, M. Akhannouch a indiqué que la coopération entre l'Union européenne et le Maroc, partenaire privilégié bénéficiant du Statut avancé avec l'Union, doit se consolider davantage à travers les échanges agricoles, appelant à un accompagnement européen de ce secteur.

"L'accompagnement du secteur agricole du Maroc, qui est l'autre rive mais aussi la porte de l'Europe, renforcera la mise à niveau de son agriculture et assurera, par la même, la protection du marché et du consommateur européens", a souligné le ministre, invitant les opérateurs des deux bords à renforcer le dialogue pour un avenir durable.

Donnant un aperçu sur la politique agricole nationale, le ministre a d'emblée souligné que le "Plan Maroc Vert" de développement a été décliné en plans régionaux qui ont à leur tour été négociés avec l'ensemble des conseils régionaux du Royaume.

Ce Plan national, a-t-il expliqué, vise notamment l'amélioration des revenus des agriculteurs, la garantie de la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles des différentes régions et l'intégration de l'agriculture marocaine au marché national et international.

Il a également fait savoir que ces négociations ont été sanctionnées par un accord de développement inter-régional signé après vote à l'unanimité, précisant qu'à elles seules les régions du sud du Royaume bénéficieront d'un investissement de 480 millions d'euros.

Rappelant que les exportations marocaines vers le marché européen ne dépassent pas 2,5 pc des fruits et légumes, le ministre a appelé à une complémentarité avec l'Union européenne.

Il a, en outre, souligné que le plan de développement agricole du Maroc s'inscrit dans le droit fil de la sécurité alimentaire qui est étroitement liée avec les échanges internationaux et qui exige d'assurer la suffisance alimentaire.

"Le Marché marocain est devenu un marché très intéressant notamment à travers l'organisation des réseaux de distribution et de contrô le ", a-t-il insisté.

M. Akhannouch a, de même, mis en exergue l'adoption par le Maroc d'une loi sur la sécurité alimentaire en phase avec les standards européens, mettant ainsi à niveau "ses textes de loi et son mode de travail".

Le Maroc, a expliqué le ministre, a ainsi mis en place l'Office national de sécurité des aliments (ONSA), qui contrô le l'ensemble de la production et de la commercialisation et l'Etablissement autonome de contrô le et de coordination des exportations (EACCE), qui s'occupe de la traçabilité et du contrôle des exportations marocaines.

Répondant à des questions d'eurodéputés sur l'avenir des "petits agriculteurs " marocains, M. Akhannouch a indiqué que le Maroc, qui compte près de 9 millions de surface agricole utile, oeuvre à travers le "Plan Maroc Vert" à la mise en place d'une agriculture moderne, mais aussi à accompagner ces agriculteurs à travers le programme Pilier II de cet ambitieux programme national.

La promotion des produits du terroir et leur exportation sont également des enjeux importants pour la réussite de ce grand chantier agricole, l'année 2010 ayant été résolument placée sous le signe du terroir, a-t-il ajouté.

Il a souligné que le Maroc accompagne ces petits agriculteurs qui souvent affrontent des difficultés pour écouler leur récolte et encore plus exporter leurs produits.

Dans leurs interventions, plusieurs députés européens ont, à cette occasion, salué les réformes tous azimuts engagées par le Maroc, appelant le Parlement européen à encourager le Maroc dans sa politique agricole "ambitieuse". "Le Parlement européen doit encourager les pays qui avancent tel le Maroc", ont-ils souligné.

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http://www.map.ma/fr/sections/economie/le_maroc_dispose_d_u/view

Le Maroc dispose d'une vision claire de sa stratégie halieutique (Akhannouch)

Bruxelles, 13/07/11- "Le Maroc dispose d'une vision claire de sa stratégie halieutique avec des objectifs visant une pêche durable et compétitive valorisant le patrimoine halieutique", a souligné, mercredi à Bruxelles, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, M. Aziz Akhannouch.

"De nombreux chantiers sont lancés par le gouvernement, dont certains ont un impact sectoriel structurant comme la généralisation des plans d'aménagement des pêcheries et la valorisation des captures, la création de pô les de compétitivité couvrant l'ensemble du littoral national et le développement de l'aquaculture", a indiqué M. Akhannouch lors de la cérémonie de signature d'un nouveau protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre le Royaume et l'Union européenne.

Il s'est dit convaincu que le rô le du Maroc est appelé à se renforcer en ce qui concerne la coopération internationale dans le secteur halieutique, réaffirmant la détermination du Royaume à oeuvrer pour la préservation de la ressource halieutique et pour son exploitation "précautionneuse et durable".

Tout en se félicitant de la conclusion de ce nouveau protocole, M. Akhannouch a rappelé qu'"actuellement 66 bateaux de pêche opèrent dans les eux <nationales marocaines> auxquels vont s'ajouter d'autres navires ciblant les petits pélagiques du stock C à partir du mois d'août".

L'adoption par la Commission européenne de ce protocole, a-t-il poursuivi, témoigne de l'intérêt des deux parties de disposer d'un cadre de coopération dans le domaine halieutique basé sur des objectifs convergents de préservation des ressources marines et de la durabilité de leur exploitation.

Qualifiant de "claire" la vision du Maroc concernant l'avenir de ce partenariat, il a estimé que l'adoption du protocole permettra d'entamer les discussions dans les meilleurs délais en vue d'améliorer le potentiel de coopération, de l'adapter aux orientations stratégiques et aux projets mis en oeuvre par le Plan Halieutis.

A cet égard, le ministre a invité la Commission européenne à établir un agenda "concret" des discussions, estimant qu'une telle approche permettra de travailler "sereinement et efficacement".

M. Akhannouch a, par ailleurs, rappelé les diverses réformes institutionnelles engagées par le Maroc, particulièrement l'adoption d'une nouvelle constitution "novatrice et ambitieuse", qui engage le pays vers plus de modernité et de démocratie, et qui convergent avec les ambitions du Statut avancé.

Il s'est, de même, félicité de l'octroi au Maroc du statut de "partenaire pour la démocratie" accordé par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, faisant ainsi du Royaume le premier pays non membre de l'Assemblée de Strasbourg à en bénéficier.

Le ministre a, en outre, réaffirmé l'engagement du Maroc en faveur de l'Union pour la Méditerranée (UpM), dont il assure le secrétariat général, pour réaliser ce "grand" projet euro-méditerranéen qui est de nature à accompagner l'effort de développement dans les pays du sud de la Méditerranée.

Pour sa part, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural polonais Marek Sawicki, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE et qui a signé ce protocole du cô té européen, a déclaré à la presse que cette signature témoigne de l'intérêt qu'accorde l'UE à la politique de voisinage particulièrement "son voisin le plus proche qu'est le Maroc".

Tout en se félicitant de la "qualité" de la coopération entre le Royaume et l'Union, le ministre polonais a exprimé la volonté de renforcer davantage le partenariat bilatéral.

Le nouveau protocole à l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre le Royaume et l'UE a été signé suite à l'adoption par la Commission européenne des propositions visant à proroger d'un an le protocole.

Arrivé à expiration le 27 février dernier, ce protocole a été ainsi prorogé jusqu'au 27 février 2012 permettant ainsi aux navires européens d'opérer dans les eaux marocaines.

Il entre dans le cadre de l'accord de partenariat de pêche qui établit, entre autres, les principes, règles et procédures régissant la coopération économique, financière, technique et scientifique.

Dernière modification 13/07/2011 15:44

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5. AGRICULTURE
http://fr.lakome.com/economie/44-actualites-economie/568-les-non-dits-sur-laccord-agricole-entre-le-maroc-et-lue-.html

Les non-dits sur l'accord agricole entre le Maroc et l'UE

Dimanche, 24 Juillet 2011 11:31 lakome.com

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Le 13 juillet dernier, au Parlement européen, le Maroc a essuyé un sérieux revers. La Commission à l'Agriculture a voté contre la signature de l'accord agricole permettant le libre accès aux produits marocains sur le marché européen et vice-versa. Pour Najib Akesbi, économiste à l'Institut Agronomique et Vétérinaire (IAV) et auteur de l'ouvrage L'agriculture marocaine à l'épreuve de la libéralisation, il ne fait aucun doute que l'accord sera voté en octobre lors de la séance plénière car «les Européens gagneraient aussi à ce que l'accord soit signé. Ils sont juste en train de faire monter la pression, par ce qu'ils trouvent devant eux des négociateurs imbéciles»!

Les clés pour mieux comprendre le bras de fer entre le Maroc et l'UE autour de l'accord agricole.

Comment le Maroc est devenu quémandeur à l'UE

«Ce qui nous plombe le plus est la manière avec laquelle les négociateurs marocains gèrent ce dossier. Ils n'impliquent personne. Ils vont seuls face aux Européens», nous confie un exportateur et membre de l'Association marocaine des producteurs des fruits et légumes (APEFEL). Même son de cloche chez N. Akesbi, «Ce gouvernement a réalisé la prouesse de faire muter le Maroc d'une position où il était offreur à une situation où il est quémandeur», constate-t-il.

Selon ce chercheur universitaire, « Jusqu'à la fin des années 90, c'est l'Europe qui suppliait le Maroc de signer l'accord de pêche. Le royaume faisait la fine bouche et avançait l'argument de la protection de sa ressource naturelle. En dix ans, la situation a complètement changé, le Maroc est en train de supplier l'Europe pour signer cet accord ».

Le jour où le Maroc a perdu «la bataille de la tomate» à Marrakech

Avril 1994, le Maroc accueille le sommet du GATT. La naissance de l'OMC signe la fin des barrières non tarifaires qui constituent le principal obstacle aux produits marocains sur le marché européen. Sauf que dès 1993, les agriculteurs espagnols mobilisent un lobby important pour inclure dans le régime d'exception européen les produits où le Maroc lui fait de la concurrence direct, c'est-à-dire, la tomate et les agrumes. Résultat, l'accord est vidé de sa substance, en faveur de l'Espagne.

Les protections non tarifaires, l'Espagne y tient mordicus

«Si j'étais à la place des négociateurs marocains, j'aurai demandé que l'Europe ne donne pas d'argent en contrepartie de l'accord de pêche mais qu'elle supprime les barrières non tarifaires», souhaite ce membre de l'APEFEL, interrogé par Lakome.

Depuis 1995, la suppression de ces protections constitue la revendication majeure du Maroc. «L'accès de nos produits agricoles sur le marché de l'UE, n'a jamais été un problème de douane», rappelle N. Akesbi. L'exportateur marocain souffre de l'existence du contingent (quotas pour l'export), du calendrier des exportations (d'octobre à mai pour les tomates), le prix minimum d'entrée et les normes sanitaires et de qualité. Pour le chercheur à l'IAV, «un exportateur marocain est prêt à payer même 20% de droits de douane mais ce qui l'inquiète le plus ce sont les protections non tarifaires».

Dix-sept après le GATT, le Maroc continue à ouvrir son marché face aux produits européens, alors les Marocains n'ont pas obtenu l'abolition des protections non tarifaires pour exporter leur produits en Europe.

Les Domaines royaux et la crise, des prétextes

Les lobbys espagnols ne cesse de véhiculer l'idée que le principal agriculteur qui profiterait de ces accords serait le roi Mohammed VI, à travers ses Domaines royaux. Si le premier agriculteur au Maroc est certes le roi, l'argument ne tient pas selon N. Akesbi. «Les domaines royaux ont une grande partie des exportations, mais il n'y a pas que des grands exportateurs au Maroc, il y aussi les petits agriculteurs à travers les coopératives», nuance-t-il. Et d'ajouter, «Savoir qui exporte à partir du Maroc est notre affaire interne. C'est un prétexte pour maintenir leurs protections qui sont inacceptables».

L'autre prétexte invoqué par les milieux comme par certains médias marocains, c'est celui de la crise économique qui frappe notre voisin du nord. «La crise touche l'immobilier, le tourisme, les services mais pas l'agriculture, surtout d'exportation», avance N. Akesbi.

Les 3% du Maroc qui dérangent

«Que cet accord soit signé ou pas, nous ne comptons plus sur l'Europe», affirme un membre de l'APEFEL. Le marché européen recevait 70% de nos produits dans les années 60-70, aujourd'hui ce marché ne pèse que 20% de nos exportations agricoles. Les nouveaux marchés du Maroc sont la Russie, le Canada et les USA.

Un autre chiffre : la part de marché du produit marocain dans la zone Euro ne dépasse pas les 3%, les 220 000 tonnes de tomates compris. «Ces quantités ne vont pas bouleverser ce marché. On peut gêner les Espagnols ponctuellement durant la haute saison car notre produit est à un prix égal mais à une qualité meilleure», analyse N. Akesbi. Pour notre membre de l'APEFEL, le Maroc est face à un dilemme, «le Plan Maroc Vert vise à augmenter la production mais d'un autre côté le marché d'exportation se ferme de plus en plus. Les quantités allouées par les contingents sont tellement minimes pour le producteur marocain. Cela nous pose un problème qui dure depuis 20 ans».

L'Europe gagnante dans l'export et l'import !

Deux données importantes semblent être négligées par les responsables marocains dans ce dossier. Primo, cet accord profite à plusieurs pays européens. Ces pays exportent au Maroc le blé, les produits laitiers, les viandes et l'ensemble des produits alimentaires transformés. D'ailleurs l'EU dispose d'un contingent de blé tendre avec des droits de douane préférentiel. Cet accord permettra de faire baisser ces droits, qui demeurent élevés, sur le reste des produits européens.

La nature de cet échange comporte une dimension stratégique de sécurité alimentaire. «L'Europe nous exporte le plat de résistance, qui est le blé. Le Maroc lui exporte la salade et le dessert. Il y a un rapport stratégique dans cet échange. On n'est pas dépendant de la tomate ou des fruits comme on est dépendant du blé», compare N. Akesbi.

Deuxio, l'Espagne profite indirectement de l'export de produits marocain vers l'Europe grâce à ses importantes entreprises agricoles installées dans le Souss. Ces agriculteurs se trouvent en opposition avec leurs compatriotes. Si le Maroc, pouvait mettre en avant ces éléments dans la balance de la négociation ? «Nos gouvernants ne comprennent pas encore que l'information dans ce genre de négociations est une arme importante», regrette N. Akesbi.

Le black out des technocrates nuit au Maroc

Alors que les lobbys agricole en Espagne mobilisent l'opinion publique et les médias. Les Marocains ont appris avec stupeur le rejet par la commission de l'Agriculture de l'EU de l'accord. «Les technocrates qui gèrent ce dossier au Maroc méprisent l'opinion publique et les professionnels du secteur n'ont pas droit au chapitre», soutient N. Akesbi.

Et d'ajouter : «Actuellement, l'opinion publique est maintenu dans l'ignorance. Akhannouch va tout seul et se fait tout petit devant les Européens. Hélas, nos gouvernants se font rien pour améliorer leur rapport de force dans cette négociation». Le cirque médiatique orchestré en Espagne fait du Maroc un grand gagnant de cet accord, alors que c'est le contraire. «L'image du paysan espagnol qui va être laminé par l'agriculteur marocain est complètement fausse. Au final, l'addition de pratiques non démocratiques et le manque de transparence nuisent aux intérêts marocains dans cette négociation», conclut N. Akesbi.

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http://www.yabiladi.com/articles/details/6222/espagne-psoe-attaque-pour-soutien.html

Espagne : Le PSOE attaqué pour son soutien à l'accord agricole Maroc-UE

[Date de publication] 19.07.2011 | 11h55
Yann Ngomo

L'Accord agricole Maroc-UE, récemment rejeté par la Commission de l'Agriculture du Parlement européen, verra son sort fixé en octobre prochain, lors d'un vote en plénière. Malgré ce premier rejet, les agriculteurs espagnols montent au créneau contre le Parti socialiste espagnol (PSOE), qui avait apporté son soutien à l'accord. Ils tentent de forger des divisions internes au PSOE.

Si l'accord agricole entre le Maroc et l'Union Européenne n'a pas passé le vote de la Commission parlementaire européenne de l'Agriculture, ce n'est pas à cause du Parti socialiste espagnol. Le PSOE a apporté son soutien à l'accord, rapporte le site d'information Ideal.es. Une position pour lequel le parti du Premier ministre Zapatero s'est une nouvelle fois fait attaquer.

Plusieurs associations d'agriculteurs sont montées au créneau, notamment en Andalousie (sud de l'Espagne). Andrés Góngora, secrétaire provincial à Almería du Collectif des organisations d'agriculteurs et d'éleveurs (COAG), a accusé le parti de Zapatero de « préférer les relations cordiales avec le Maroc (…) aux intérêts économiques réels de l'Espagne ».

Forger des divisions internes

Les agriculteurs espagnols craignent des retombées négatives de l'accord agricole Maroc-UE sur l'agriculture espagnole. En effet, la libéralisation des échanges prévue par l'accord permettrait plus d'exportations marocaines vers l'UE, ce qui signifie plus de concurrence pour les agriculteurs espagnols, qui produisent en partie les mêmes fruits et légumes. Pour cette raison, un important lobby s'est créé en Espagne qui s'oppose à la libéralisation des échanges avec le Maroc en matière agricole.

Au vu du soutien par le PSOE de l'accord agricole, ce lobby semble vouloir exploiter les divisions internes du parti au pouvoir en Espagne. Selon Francisco Vargas, président de l'Association agraire des jeunes agriculteurs (ASAJA) à Alméria, les élus socialistes « ont commencé par soutenir le secteur (l'agriculture, ndlr) en Andalousie, mais leur position a perdu de son souffle en progressant au niveau européen ». Pour Francisca Iglesias de l'Union des petits agriculteurs et éleveurs (UPA), certains élus PSOE défendraient « des positions qui ne sont réellement pas les leurs ». La pression exercée sur le PSOE monte avant le vote définitif de l'accord au Parlement européen prévu en octobre.

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http://www.yabiladi.com/articles/details/6272/accord-agricole-maroc-ue-enjeux-bras.html

Accord agricole Maroc-UE : Les enjeux du bras de fer

[Date de publication] 22.07.2011 | 16h04
Julie Chaudier

Si la Commission de l'Agriculture et du développement rural au sein du Parlement européen a justifié son refus de soutenir l'accord de libéralisation des échanges agricoles entre le Maroc et l'Union européenne le 13 juillet, en invoquant principalement les risques sanitaires en provenance du Maroc, elle a surtout défendu les intérêts des agriculteurs français et espagnols. Des milliers d'emplois, de part et d'autre, dépendent de cet accord négocié durant 3 ans. Enjeux d'un désaccord qui n'en finit pas.

La tomate marocaine cristallise les angoissent des producteurs espagnols

La Commission de l'Agriculture et du développement rural du Parlement européen (Comagri) a recalé, le 13 juillet, l'accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne qui avait été signé le 13 décembre 2010. Sa réponse est favorable aux pays du sud de l'Union qui s'opposent à cet accord comme l'Espagne et la France alors que des pays du nord, comme l'Allemagne, soutiennent cet accord. « Le ministère fédéral allemand de l'agriculture soutient l'accord », note Andreas Kottwitz, conseiller d'agriculture à Ambassade d'Allemagne à Rabat. « Cet accord aura en contrepartie des répercussions positives pour les opérateurs européens qui souhaitent exporter leurs produits vers le Maroc, comme les conserves de produits alimentaires ou les produits laitiers », explique Andreas Kottwitz.

Les tomates marocaines pas assez propres ?

« L'incompatibilité des produits agricoles en provenance du Maroc avec les normes sanitaires de sécurité alimentaire et de la protection de l'environnement en vigueur à l'Union européenne » ne permet pas un tel accord, a soulevé le député italien, Lorenzo Fontana, lors de la présentation du rapport.

Pourtant, le Maroc a fait de gros efforts en matière d'hygiène et de traçabilité alimentaire, souligne Thierry Givernaud, gérant de STECOF, entreprise de certification des produits biologiques. En 2004, une loi sur la traçabilité des produits de la mer a été votée. « Le suivi pas GPS des bateaux de pêche qui partent en mer, l'enregistrement de leur pêche, son étiquetage ... ont été réellement mis en place », explique Thierry Givernaud. Le 18 mars 2010, une loi sur la sécurité sanitaire des produits alimentaires a été publiée sur le bulletin officiel. « Elle est la copie conforme du « Paquet hygiène » de la législation européenne », explique-t-il. Son application n'est pas complète mais elle est en train d'être mise en place. « La tomate marocaine est plus sûre que l'espagnole », avait même affirmé, le 14 mars dernier, John Clarke, directeur des Affaires internationales de la direction générale de l'Agriculture de la Commission europénne, soulevant un tollé en Espagne.

Concurrence relativisée

Si la barrière tarifaire est levée (droits de douane), d'autres obstacles empêchent certains produits marocains d'entrer sur le marché européen. Même si la concurrence marocaine sur le marché agricole européen n'est pas l'argument officiel de la Comagri, le gouvernement marocain, bien conscient qu'elle est la véritable motivation de son refus, se défend sur ce terrain. Aziz Akhannouch, ministre marocain de la Pêche et de l'Agriculture, se veut rassurant en rappelant que la part du marché des fruits et légumes en provenance du Maroc ne représente que 2,5% des importations totales agricoles extra-communautaires.

Il a aussi souligné, pour calmer les craintes des agriculteurs espagnols, que les productions des deux pays voisins n'entraient pas directement en concurrence puisque leur saisonnalité différait. « De nombreux opérateurs allemands souhaitent renforcer leurs relations commerciales avec des producteurs marocains. De bonnes opportunités peuvent s'offrir au Maroc, notamment durant les mois d'hiver en Europe », remarque Andreas Kottwitz. Toutefois, explique Thierry Givernaud, « cet argument est valable pour le Souss, où effectivement les récoltes sont plus précoces qu'en Europe, mais c'est beaucoup moins vrai pour le nord qui est en concurrence directe avec l'Espagne. »

L'immigration comme enjeu

Pour le Maroc, l'Union a aussi tout intérêt à signer cet accord pour des raisons politiques. « Voulez-vous que 80 000 travailleurs marocains se retrouvent de l'autre côté de la Méditerranée ? », a demandé Aziz Akhanouch à la Comagri, le 13 juillet. Par ces mots, il n'a pas seulement agité l'épouvantail de l'immigration, il a aussi insisté sur un constat : le marché du travail, dans le secteur agricole, entre l'Union et le Maroc est déjà ouvert.

Faute de travail et de rémunération suffisante - les deux allant de paire - des milliers de Marocaines vont chaque année cueillir les fruits et les légumes espagnols. Cette année, 5335 Marocaines ont été autorisées à travailler en Espagne pour la campagne agricole selon le bureau de travail et d'immigration de l'ambassade d'Espagne de Rabat. Leur nombre a, toutefois, largement baissé : elles étaient près de 17 000, en 2009, à avoir traversé le détroit, soit trois fois plus que cette année. Comme elles, au Maroc, 42,9 % de la population active travaille dans le secteur agricole, pèche et sylviculture, au premier trimestre 2011, selon le HCP. L'agriculture est le premier secteur de l'économie. Pour le Maroc, cet accord est capital car l'Europe est le premier marché pour ses produits agricoles.

Ne pas séparer accord de pêche et accord agricole

« Il n'aurait pas fallu que le Maroc accepte de séparer l'accord de pêche de l'accord agricole », estime le gérant de STECOF. Selon lui, le Maroc était en position de force avec l'accord de pêche « les Européens ont épuisé tous leurs quotas de poissons sur leurs propres côtes, ils ont besoin d'aller se fournir sur les côtes marocaines. Au contraire, l'Europe est en situation de surproduction en matière agricole », explique M. Givernaud. A l'heure actuelle, l'Union européenne est donc en situation de force : l'accord de pêche prorogé d'un an, elle a les mains libres pour négocier voire renégocier l'accord agricole avec le Maroc.

En dépit de la position de faiblesse du Maroc dans son bras de fer avec les pays du sud de l'Union européenne, l'accord agricole n'est pas mort. Si l'avis de la Comagri est révélateur des réticences et des peurs européennes, il est seulement consultatif. Le Parlement européen, qui rendra son verdict en séance plénière en octobre prochain, n'est pas tenu de s'y conformer. D'ici là, le 22 septembre, la Commission du commerce international du parlement européen doit encore rendre son avis. « Je suis optimiste à ce sujet », gage Andreas Kottwitz.

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http://www.statut-avance.com/index.php?option=com_content&view=article&id=270:maroc-ue-lechec-des-negociations-sur-laccord-agricole-videra-le-statut-avance-de-son-essence&catid=1:latest-news

Maroc-Ue : L'échec des négociations sur l'accord agricole videra le Statut Avancé de son essence

Mercredi, 20 Juillet 2011 16:20 Ali Hajoui

Les Marocains ne parviennent pas toujours à digérer les raisons invoquées par la Commission de l'Agriculture du Parlement européen (PE) pour justifier son avis défavorable sur l'accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne (UE), devant être normalement être ratifié en octobre prochain par le PE. Cette attitude suscite moult interrogations quand à l'utilité, pour le Royaume, de continuer à s'accrocher au Statut Avancé qui lui avait été accordé il y a près de trois ans par l'UE. Le partenariat Maroc/Union européenne ne devrait pas être soumis, selon des observateurs de la place, au bon gré des lobbies espagnols, italiens ou autres. En raison de fortes pressions de ces lobbies et particulièrement espagnols, l'UE a "toujours été réticente" à l'entrée massive des fruits et légumes marocains, imposant aux producteurs/exportateurs marocains, des contraintes de prix, de calendrier et de contingent. Alors que dans d'autres secteurs où ces lobbies trouvent bien leurs intérêts, l'UE pèse de tout son poids sur son voisin du sud pour qu'il passe à l'acte. Cette attitude se traduit souvent par un véritable déséquilibre des rapports de forces entre le Maroc et son partenaire européen, sachant que la balance alimentaire du Royaume vis-à-vis de l'UE est déjà déficitaire de près d'un milliard de dirhams.

En plus, la par des importations européennes de fruits et légumes, qui revient au Maroc, est vraiment insignifiante comme l'a d'ailleurs expliqué, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch. Celui-ci, avait précisé au lendemain de ces négociations, que la part du marché des fruits et légumes en provenance du Maroc ne représente que 2,5% des importations totales agricoles extra-communautaires. En plus, a-t-il dit, la production marocaine est complémentaire à celle européenne en matière de volume, de calibrage et de calendrier.

Pour le Président de l'Institut marocain des relations internationales (IMRI), Jawad Kerdoudi les arguments présentés par la Commission de l'Agriculture du Parlement européen (PE) pour émettre un avis défavorable sur l'accord agricole entre le Maroc et l'UE, "ne sont pas recevables". Alors que la Commission explique sa décision par "l'incompatibilité des produits agricoles en provenance du Maroc avec les normes sanitaires de sécurité alimentaire et la protection de l'environnement en vigueur dans l'UE" ainsi que par "les conditions de travail au Maroc qui pratique, selon elle, une politique de dumping", le Président de l'IMRI explique que de tels arguments ne tiennent pas debout. Le Maroc, a-t-il rappelé, a toujours exporté depuis des décennies, ses fruits et légumes vers le marché européen. Il a même, mis en place un Organisme public de contrôle des produits agricoles, dûment agréé par la Commission européenne. En plus, en 2010, une loi sur la sécurité sanitaire des produits alimentaires a été promulguée au Maroc dans le cadre de la convergence des règlements, prévue par le Statut avancé, a rappelé le président de l'IMRI. L'accusation de pratique du dumping, a-t-il affirmé, n'est pas non plus avérée, sachant que les produits agricoles marocains sont écoulés en Europe avec une bonne marge bénéficiaire. En réalité, a conclu le président de l'IMRI, la Commission de l'Agriculture du PE s'est laissée influencer par le Parti populaire espagnol, et par les associations espagnoles de producteurs de fruits et légumes, qui rechignent à voir un concurrent prendre une petite part supplémentaire du marché européen. Les Marocains sont en fin de compte, en droit de s'interroger sur l'utilité même du Statut Avancé dont on parle beaucoup mais qui devient hypothétique en présence de rapports de force déséquilibrés en faveur de l'autre partenaire. Surtout si celui-ci tente de se comporter au gré des circonstances. Chaque fois qu'il y a crise, c'est la partie marocaine qui doit faire des concessions ou tout simplement payer les pots cassés. On est loin de la règle d'or du win-win.

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http://www.map.ma/fr/sections/economie/l_accord_agricole_ma/view

L'accord agricole Maroc-UE est "très équilibré" (Aziz Akhannouch)

Bruxelles, 13/07/11- L'accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne est très équilibré et tient compte aussi bien des intérêts des agriculteurs marocains qu'européens, a affirmé, mercredi à Bruxelles, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime Aziz Akhannouch.

S'exprimant devant la Commission du commerce international du Parlement européen, M. Akhannouch a indiqué que la coopération entre l'Union européenne et le Maroc, partenaire privilégié bénéficiant du Statut avancé avec l'Union, doit se consolider davantage à travers les échanges agricoles, appelant à un accompagnement européen de ce secteur.

"L'accompagnement du secteur agricole du Maroc, qui est l'autre rive mais aussi la porte de l'Europe, renforcera la mise à niveau de son agriculture et assurera, par la même, la protection du marché et du consommateur européens", a souligné le ministre, invitant les opérateurs des deux bords à renforcer le dialogue pour un avenir durable.

Donnant un aperçu sur la politique agricole nationale, le ministre a d'emblée souligné que le "Plan Maroc Vert" de développement a été décliné en plans régionaux qui ont à leur tour été négociés avec l'ensemble des conseils régionaux du Royaume.

Ce Plan national, a-t-il expliqué, vise notamment l'amélioration des revenus des agriculteurs, la garantie de la sécurité alimentaire, la protection des ressources naturelles des différentes régions et l'intégration de l'agriculture marocaine au marché national et international.

Il a également fait savoir que ces négociations ont été sanctionnées par un accord de développement inter-régional signé après vote à l'unanimité, précisant qu'à elles seules les <régions du sud du Royaume> bénéficieront d'un investissement de 480 millions d'euros.

Rappelant que les exportations marocaines vers le marché européen ne dépassent pas 2,5 pc des fruits et légumes, le ministre a appelé à une complémentarité avec l'Union européenne.

Il a, en outre, souligné que le plan de développement agricole du Maroc s'inscrit dans le droit fil de la sécurité alimentaire qui est étroitement liée avec les échanges internationaux et qui exige d'assurer la suffisance alimentaire.

"Le Marché marocain est devenu un marché très intéressant notamment à travers l'organisation des réseaux de distribution et de contrô le ", a-t-il insisté.

M. Akhannouch a, de même, mis en exergue l'adoption par le Maroc d'une loi sur la sécurité alimentaire en phase avec les standards européens, mettant ainsi à niveau "ses textes de loi et son mode de travail".

Le Maroc, a expliqué le ministre, a ainsi mis en place l'Office national de sécurité des aliments (ONSA), qui contrô le l'ensemble de la production et de la commercialisation et l'Etablissement autonome de contrô le et de coordination des exportations (EACCE), qui s'occupe de la traçabilité et du contrôle des exportations marocaines.

Répondant à des questions d'eurodéputés sur l'avenir des "petits agriculteurs " marocains, M. Akhannouch a indiqué que le Maroc, qui compte près de 9 millions de surface agricole utile, oeuvre à travers le "Plan Maroc Vert" à la mise en place d'une agriculture moderne, mais aussi à accompagner ces agriculteurs à travers le programme Pilier II de cet ambitieux programme national.

La promotion des produits du terroir et leur exportation sont également des enjeux importants pour la réussite de ce grand chantier agricole, l'année 2010 ayant été résolument placée sous le signe du terroir, a-t-il ajouté.

Il a souligné que le Maroc accompagne ces petits agriculteurs qui souvent affrontent des difficultés pour écouler leur récolte et encore plus exporter leurs produits.

Dans leurs interventions, plusieurs députés européens ont, à cette occasion, salué les réformes tous azimuts engagées par le Maroc, appelant le Parlement européen à encourager le Maroc dans sa politique agricole "ambitieuse". "Le Parlement européen doit encourager les pays qui avancent tel le Maroc", ont-ils souligné.

Dernière modification 14/07/2011 08:44

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http://www.leconomiste.com/article/885272-maroc-ue-akhannouch-reussit-l-oral-bruxelles

Édition N° 3574 du 2011/07/15

Maroc-UE: Akhannouch réussit l'oral à Bruxelles

L'argumentaire séduit la Commission du commerce international du Parlement
Le Parlement européen se prononcera avant fin octobre 2011

Sur les 3 millions de tonnes de tomates qu'absorbe le marché de l'UE, le Maroc y écoule en moyenne 220.000 tonnes. Au total, nos expéditions de fruits et légumes représentent 2,5% des importations intra et extra-communautaires


PASSAGE réussi que celui du ministre de l'Agriculture devant la Commission du commerce international du Parlement européen. De l'avis de nombreux observateurs, pour ce premier grand oral, Aziz Akhannouch a convaincu les eurodéputés du caractère mutuellement avantageux du nouvel accord agricole signé le 17 décembre 2009. «C'est un accord très équilibré car, s'insérant dans une logique de réciprocité», a souligné le ministre mercredi dernier à Bruxelles. Bien que prévoyant un traitement asymétrique du système des quotas et du démantèlement tarifaire, il n'en demeure pas moins un cadre avantageux tant pour les agriculteurs que les fournisseurs européens d'intrants et matériel agricole. Pour preuve, la balance alimentaire marocaine est largement déficitaire avec l'Europe: près de 1 milliard de DH en 2010. Et l'essentiel des produits de traitement, du machinisme agricole, des semences, engrais chimiques et divers services sont importés d'Europe. Par ailleurs, le volume de nos achats ira crescendo au fur et à mesure de l'avancement du plan Maroc Vert. Sans oublier la présence effective au Maroc de nombreux exploitants agricoles européens. Phénomène dont le ministre se félicite bien évidemment.
En face, que représentent nos exportations de fruits et légumes sur le marché européen? «Tout au plus 2,5% des importations intra et extra-communautaires», répond Akhannouch. Et pour cause! Elles ne se positionnent que sur des niches. Avec à la clé un écrémage draconien des quantités expédiées en termes du calibrage et de la qualité intrinsèque des produits. Le décor ainsi planté, le ministre a dû faire face à une rafale de questions. Certaines ont concerné les orientations même de la politique agricole nationale. Genre, quelle place y est faite aux petits agriculteurs? L'intervention des groupes d'exportation ou encore l'ouverture du secteur aux investisseurs étrangers. Tout particulièrement sur ce dernier chapitre, José Bové, vice-président de la Commission agriculture et développement rural du Parlement européen, toujours aussi percutant, a brillé par sa méconnaissance des réalités marocaines. Selon lui, le pays aurait cédé à un groupe saoudien 600.000 ha de terres agricoles (sic!) dans la région de Guelmim dont 200.000 ha irrigués (re-sic!). «Où est ce trésor», a ironisé Akhannouch. Car, jusqu'à preuve du contraire, la région dispose à peine d'un petit barrage dont le taux de remplissage atteint rarement les 40% faute de pluviométrie suffisante. Quant au petit agriculteur, il se trouve au cœur de la stratégie puisque tout le pilier II du plan Maroc Vert lui est dédié. Toutefois, précise le ministre, l'orientation n'est pas à l'assistance et encore moins à la protection de l'agriculture solidaire. Au contraire, l'objectif est d'améliorer le revenu de cette catégorie d'exploitant en lui garantissant justement l'accès aux marchés d'exportation. C'est dans ce contexte qu'à été lancé le plan de certification et de labellisation des produits du terroir.
D'un autre côté, la structure foncière de l'écrasante majorité des primeuristes ne dépasse guère les 2 hectares. C'est le cas des producteurs de tomates, fruit qui enrage certains producteurs européens malgré le traitement restrictif dont il fait l'objet en termes de quota, de prix d'entrée et de calendrier d'exportation. Or, que pèsent les 220.000 tonnes de tomates marocaines face à la consommation européenne qui dépasse les 3 millions de tonnes par an?, s'interroge un professionnel de la région du Souss. Il n'empêche que l'altermondialiste ait réussi son coup d'intox hier parmi une partie de l'opinion publique qui ne savait plus ce qui est vrai et ce qui est faux. Or, c'est l'avis de la Commission des échanges extérieurs qui est déterminant pour le Parlement européen. D'où l'optimisme affiché par l'ambassadeur de l'UE à Rabat, Eneko Landaburu qui se dit «assez confiant après le passage d'Akhannouch devant cette instance».

Soutenir les réformes

D'AUTRES questions se rapportant à la sécurité et au contrôle sanitaire des produits agricoles et agro-industriels ont été aussi soulevées. A s'en tenir à la formulation, on serait tenté de faire table rase de la longue expérience marocaine en matière de commerce des fruits et légumes à l'international. Or, le pays dispose d'un organisme public de contrôle dûment agréé par la Commission européenne. Et, en 2010, une loi sur la sécurité sanitaire des produits alimentaires a été adoptée dans le cadre de convergence des réglementations prévue par le Statut avancé. Ceci sans occulter la batterie de réformes engagées à divers niveaux, politique, économique et social. D'ailleurs, c'est ce qui a décidé de nombreux eurodéputés à recommander l'adoption du nouvel accord. Sur 9 interventions, 6 ont été favorables. «A leurs yeux, le Parlement européen doit encourager les pays qui avancent comme le Maroc», rapporte un membre de la délégation marocaine. Reste à attendre le vote prévu avant fin octobre prochain.

A. G.

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http://www.lesoir-echos.com/2011/07/15/akhannouch%e2%80%89-liberer-l%e2%80%99accord-agricole/

Akhannouch&#8201;: libérer l'accord agricole

Maroc | Mohamed Jâabouk | 15 juillet 2011 à 13 h 13 min | |

Aziz Akhannouch a tenté, mercredi, de libérer l'accord agricole Maroc-l'UE, toujours otage du Parlement de Strasbourg. L'issue de cette tentative du ministre ne sera connue qu'en octobre.

Le Parlement européen (PE) vit à l'heure de l'accord agricole entre le Maroc et l'Union européenne. Après le vote, mardi, de la Commission de l'Agriculture, le ministre de l'Agriculture, Aziz Akhannouch, s'est présenté mercredi devant les membres de la Commission du Commerce international au PE, avec le but de convaincre les eurodéputés de l'utilité de la ratification de l'accord du 13 décembre 2010.

Akhannouch a souligné que «l'Europe est un grand partenaire du Maroc» qui représente un marché de «33 millions de consommateurs» pour les agriculteurs et les industriels de l'UE.

Le plaidoyer du ministre RNIste a porté essentiellement sur les « grands progrès démocratiques » accomplis par le royaume, à l'instar de « la nouvelle Constitution » et la «régionalisation avancée » qui offre aux populations la possibilité d'être responsables de leur « développement ».

L'argumentaire d'Akhannouch

Faisant parler les chiffres, Aziz Akhannouch a mis l'accent sur l'importance du secteur agricole dans l'économie nationale et a fait valoir la place prioritaire qu'occupe l'agriculture en tant que levier socioéconomique. Selon ses propres dires, rapportés par la presse espagnole, ce dernier représente « entre 15 et 20% du PIB » et assure l'emploi à « quatre ou cinq millions » de travailleurs. Le ministre a également estimé que 45% des Marocains vivent dans des zones rurales.

Si l'accord agricole n'est pas ratifié par le Parlement européen, 80 000 Marocains sans emploi seront alors tentés par le passage à l'autre rive de la Méditerranée.

S'adressant aux membres de la Commission du Commerce international, Akhannouch a souligné que « l'Europe est un grand partenaire du Maroc » qui représente un marché de « 33 millions de consommateurs » pour les agriculteurs et les industriels de l'UE.

La libéralisation des exportations agricoles ne bénéficie pas uniquement aux producteurs marocains mais également aux Européens. Poursuivant son plaidoyer, le ministre RNIste a tenté de dissiper les craintes des eurodéputés, amplifiées par la presse et le lobby espagnol, assurant que les autorités marocaines ont mis en place « des instruments de contrôles » des volumes de produits marocains écoulés sur le marché européen.

Dans son plaidoyer, Aziz Akhannouch a fait allusion aux risques liés à l'immigration illégale au cas où l'accord agricole n'est pas ratifié par le Parlement européen, estimant que cette décision laisserait 80 000 Marocains sans emploi et qui seront alors tentés par le passage à l'autre rive de la Méditerranée.

La question du Sahara, sujet de discorde entre le Parlement européen et le Maroc, n'a pas échappé au menu de la rencontre entre le ministre et les eurodéputés membres de la Commission du Commerce international. Le Français José Bové et l'Espagnol Raul Romeva (Verts) ont interpellé, encore une fois, la Commission européenne afin de dissiper les doutes juridiques sur l'incorporation du Sahara dans les clauses des accords agricole et de pèche. La CE, par la voix de Catherine Ashton, la haute représentante de l'UE, a pris une position pro-marocaine sur ce sujet, affirmant que les provinces du Sud sont sous « administration marocaine ».

La bataille bat son plein

Mercredi, tout n'était pas sombre pour la partie marocaine. Des eurodéputés du groupe socialiste et même populaire, à l'exception bien entendu des Espagnols, ont fermement soutenu la position du royaume. Le directeur général de la direction de l'Agriculture au sein de la Commission européenne, José Silva, s'est rangé du côté de Rabat, assurant devant les eurodéputés que le Maroc est un partenaire stratégique » pour les Vingt Sept sur les plans commercial et politique. Répondant aux craintes des producteurs espagnols, il a affirmé que tout le monde est gagnant d'une libéralisation du commerce avec le Maroc. Après la réunion du mercredi, les membres de la Commission du Commerce international devront élaborer un rapport, sur la base duquel les eurodéputés détermineront, en octobre, l'issue de cet accord qui a nécessité quatre ans de négociations entre Rabat et Bruxelles.

Mohamed Jâabouk

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http://www.legriot.info/3293-accord-agricole-maroc-ue-le-royaume-reussit-son-grand-oral-devant-les-eurodeputes/

Accord agricole Maroc-UE : le Royaume réussit son grand oral devant les eurodéputés

Écrit par Steven Addamah Régions juil 16, 2011

L'échange de vues très attendu entre la commission du commerce international (Inta) et le ministre marocain de l'agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch s'est enfin déroulé mercredi 13 juillet. C'était en effet, au tour de la commission du commerce international (INTA) de se prononcer, après que la commission agricole ait rejeté la veille-dans un avis consultative- l'accord à 24 voix contre 14. Aziz Akhannouch serait donc en passe de relever le défi de rallier les députés réticents à l'accord, notamment en provenance d'Europe du sud, dont l' « économie du Palmier » est soumise à rude épreuve en ce moment, que ce soit en Espagne, au Portugal ou en Italie. L'autre contempteur de l'accord, le français José Bové, semble opérer un semblant de revirement de stratégie, après que le ministre marocain Akhannouch aie asséné avec force devant les eurodéputés que l'accord agricole Maroc –UE est instrument de « lutte contre la pauvreté », ainsi qu'un outil « stratégique de la politique de voisinage ». Ainsi, un début de compromis se traduirait par la recherche d'un accord gagnant /gagnant pour l'ensemble des parties. A cet égard, les efforts fournis par le Maroc ainsi que les progrès enregistrés par celui-ci en matière agricole laissent présager d'une suite favorable, d'autant plus que les avantages que comporte l'accord, aussi bien pour le Maroc que pour l'UE, semblent substantiels. En effet, l'importance que revêt l'accord est cruciale et ce, à plusieurs niveaux. Au-delà de l'aspect commercial, cet accord recouvre des aspects à la fois politiques, économiques et sociaux. Celui-ci s'inscrit pleinement dans la promotion du développement agricole marocain, à travers la mise en place de projets intégrés, participatifs et durables. L'objectif étant de lutter contre la pauvreté, et d'assurer un revenu à même de permettre la stabilité de la population concernée par l'agriculture. Ce qui ne va pas sans avoir des conséquences directes en matière de lutte contre l'immigration clandestine.Cependant, malgré l'avantage certain que confèrerait l'accord de libre échange aux parties, ceci n'a pas empêché l'émergence de craintes -parfois injustifiées-chez certains pays membres de l'UE farouchement opposés à la conclusion de l'accord. Les professionnels de l'agriculture, notamment espagnols, ont ainsi à plusieurs reprises appelé le parlement à voter contre l'accord, en avançant que celui-ci allait gravement porter atteinte à leurs intérêts et qu'il aurait des conséquences désastreuses sur les petits agriculteurs. Ces arguments sont combattus avec force par les marocains, notamment en raison du caractère graduel de la libéralisation des échanges et l'importance de l'ouverture du marché marocain aux produits de l'UE.Par ailleurs, le lobbying exercé par le Front Polisario au niveau du parlement ne semble pas être à court de moyens, encore moins d'arguments pour tenter d'entraver la conclusion de l'accord. En témoignent les retards pris dans la ratification de celui-ci. L'association Western Sahara Ressource Watch, dont le financement demeure obscur, maintient des rapports ambigus avec le Front Polisario qu'elle considère ouvertement comme le représentant légal du peuple Sahraoui. Western Sahara Ressource Watch a ainsi tenté de faire de la question du Sahara Occidental, un frein à la conclusion de l'accord. La commission européenne semble néanmoins `être déterminé sur la question. Cela s'est traduit par la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental comme « puissance administrative » par la haute représentante de l'UE Catherine Ashton.

De son côté, le Maroc a concédé bon nombre d'avantages à l'UE sans pour autant mettre le secteur de l'agriculture en danger. L'on peut estimer que les efforts déployés par le Maroc en termes de transparence sont importants, puisque celui-ci a fait part, auprès de la commission européenne, de son intention de présenter un rapport sur les activités agricoles et de pêche dans le Sahara. Le Royaume est même allé plus loin, en affichant sa volonté d'assurer une distribution des bénéfices des exportations agricoles et de la mer du Sahara.L'avis de la commission agricole ne devrait pas décourager le Maroc, mais devrait l'inciter à persévérer dans sa détermination à surmonter un à un les obstacles qui se dressent devant la conclusion de cet accord, et à trouver des solutions de compromis à l'ensemble des problèmes.

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http://www.lesoir-echos.com/2011/07/14/pas-d%e2%80%99accord-agricole-pour-les-eurodeputes/

Pas d'accord agricole pour les eurodéputés

Maroc | Mohamed Jâabouk | 14 juillet 2011 à 13 h 04 min | |

La Commission de l'Agriculture a rejeté, mardi, l'accord agricole Maroc-UE. Un nouveau revers pour le Maroc au Parlement européen.

La Commission de l'Agriculture au Parlement européen a refusé, mardi, le nouvel accord agricole entre le Maroc et l'UE. L'issue du vote était prévisible. Un secret de Polichinelle, vu le nombre des opposants, à Strasbourg, à la nouvelle mouture de cet accord, signée le 13 décembre dernier à l'occasion de la réunion mixte Maroc-Union européenne.

Le rapport présenté par l'italien Lorenzo Fontana a demandé aux eurodéputés de rejeter le traité de libéralisation des exportations agricoles.

Le rapport présenté par l'Italien Lorenzo Fontana a ouvertement demandé aux eurodéputés, membres de la Commission de l'Agriculture au PE, de rejeter le traité de libéralisation des exportations agricoles. Une demande qui a eu l'adhésion de 24 parlementaires, contre 14 et l'abstention de deux élus. Par ailleurs, les amendements présentés par les deux groupes socialiste et libéral, en faveur de l'accord, ont subi le même couperet : ils ont été refusés par 25 eurodéputés contre l'approbation de 14 et une seule abstention.

Des normes mises en doute

Cette issue de vote est un double revers pour le royaume. Pour renverser la vapeur lors de la séance plénière, la diplomatie marocaine devra déployer plus d'efforts en vue de convaincre la majorité des eurodéputés de s'aligner sur les positions de Rabat. Ce vote est également un double revers pour la Commission européenne qui a fait campagne en faveur de la ratification de cet accord.
Dans son rapport, Lorenzo Fontana a misé sur l' «&#8201;incompatibilité des produits agricoles en provenance du Maroc avec les normes sanitaires de sécurité alimentaire et de la protection de l'environnement en vigueur à l'Union européenne ». Soulevant « les conditions de travail au Maroc » et se faisant le porte-parole du lobby agricole espagnol, il a dénoncé « la politique de dumping » des marchés des Vingt-sept menée par le royaume.

Le rapport de la CCI

Fontana a usé de la crise économique pour mettre en garde contre les répercussions négatives sur les producteurs européens de toute augmentation des exportations agricoles marocaines vers l'UE. Le refus de la Commission de l'Agriculture a été salué par les associations agricoles espagnoles. A l'exception des eurodéputés du PSOE, au pouvoir, ceux de la droite du Parti Popular et des Verts ont fait campagne pour le «non».
L'accord agricole a également fait l'objet, mercredi, d'un examen par la Commission du commerce international (CCI) du Parlement européen. Sur la base du vote négatif de la Commission de l'Agriculture, cette dernière devra élaborer, en août prochain, un rapport qui sera débattu, dans un premier temps, uniquement par les membres de la CCI pour ensuite faire l'objet, en octobre, d'un vote en séance plénière.

Le traité de Lisbonne et le PE

L'avis du Parlement européen reste décisif lors de la ratification d'accords économiques que le Commission européenne signe avec des pays tiers. Cette influence, les eurodéputés la doivent essentiellement au traité de Lisbonne, lequel a donné un rôle nettement plus important au PE, en étant impliqués dans la quasi-totalité des décisions au niveau européen.
Le PE donne également sa bénédiction aux membres de la Commission européenne. La diplomatie marocaine était-elle consciente de cette donne ? Les revers que subit le royaume par les eurodéputés laissent entendre le contraire.

Mohamed Jâabouk

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http://www.lesoir-echos.com/2011/07/12/semaine-decisive-pour-l%e2%80%99accord-agricole/

Semaine décisive pour l'accord agricole

Maroc | Mohamed Jâabouk | 12 juillet 2011 à 15 h 13 min | |

Les réunions de mardi et de mercredi seront décisives pour la suite de l'accord agricole qui sera soumis au vote des eurodéputés en séance plénière.

Mercerdi, le Sahara sera l'un des sujets phares de la réunion des eurodéputés.

La semaine en cours s'annonce décidément très décisive pour l'accord agricole qui lie Rabat à Bruxelles, puisque la Commission de l'agriculture au Parlement européen se penche dès aujourd'hui sur l'examen de ce traité. Son avis est primordial pour l'entrée en vigueur des avantages qu'avait concédés la CE au royaume, le 13 décembre 2010, à l'occasion de la réunion mixte Maroc-Union européenne. La presse espagnole, s'appuyant sur un rapport élaboré par l'eurodéputé Lorenzo Fontana, avance que l'issue du vote, au sein de cette commission, serait négative pour le royaume. Toutefois, la partie n'est pas encore perdue pour Rabat, des amendements présentés par certains groupes proches du Maroc au PE pourraient, non pas renverser la vapeur, mais au moins réussir à modérer le texte final de la résolution.

Le Sahara face aux lobbyistes

Mercredi 13 juillet, c'est au tour de la Commission du Commerce international au Parlement de Strasbourg de procéder à un échange de vues avec d'une part le ministre Aziz Akhannouch et d'autre part, des membres de la Commission européenne. Le débat sera, sans aucun doute, vif et franc. Si Rabat et Bruxelles ont des positions quasi-identiques sur l'importance de l'élargissement de l'accord agricole y compris aux produits en provenance du Sahara, les eurodéputés pensent, plutôt, le contraire.

Bien avant la signature du nouvel accord, ils n'ont cessé de dresser des obstacles à cette ratification, faisant de la question du Sahara leur principal cheval de bataille. Une position qui tranche complétement avec celle de la Commission européenne.

Pour mémoire, fin mai, Catherine Ashton, la haute représentante de l'UE, dans une lettre adressée aux eurodéputés, a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara, en tant que « puissance administrative ».«&#8201;Le Sahara occidental est un territoire non-autonome et le Maroc est la puissance administrative de facto », souligne la missive de la diplomate anglaise. « Les exportations de produits du Sahara occidental, sont de facto régulés par les lois internationales (…) et si l'administration du Maroc au Sahara est admise (…) il est tout à fait normal d'appliquer ces lois en y incorporant les produits agricoles et de pêches à l'accord d'association&#8201;» conclu entre les deux parties.

Le Sahara sera un des sujets phares de la réunion du mercredi mais non pas le seul. Les eurodéputés proches du puissant lobby agricole espagnol réunis sous la bannière de l'association FEPEX (la Fédération espagnole des associations de producteurs et exportateurs de produits agricoles, créée en 1987), comptent soulever au cours de la réunion du mercredi, des questions qui se rapportent aux normes sanitaires et environnementales et l'incorporation dans l'accord des clauses sociales exigeant notamment des agriculteurs marocains le respect des droits des travailleurs. Autant de points qui constituent des zones d'ombre du dossier marocain.
L'issue des réunions de mardi et mercredi sera décisive pour la suite de l'accord agricole qui sera soumis au vote des eurodéputés en séance plénière.

L'UE grand perdant

L'accord de pêche et son pendant agricole sont deux dossiers pris en otage par les caprices des eurodéputés. Le Maroc n'est pas le seul perdant sur les deux tableaux. Pour la pêche, l'Espagne a tout à gagner d'un renouvellement, voire même d'une prorogation de l'actuel accord qui a expiré le 27 février et dont la prorogation d'une année attend toujours la bénédiction du Parlement de Strasbourg. Si ce dernier refuse, ce sont plus de 10 000 postes d'emploi directs et indirects qui seront perdus. L'Union européenne perd également. Bruxelles devra passer à la caisse et dépenser des millions d'euros en guise de compensation pour les sans-emplois. L'UE avait déjà fait l'expérience de 1999 à 2007, avec tout de même une différence de taille : les finances ne sont plus au vert comme auparavant.

Mohamed Jâabouk

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http://www.demainonline.com/2011/07/14/lunion-europeenne-ne-veut-pas-nos-legumes/

L'union européenne ne veut pas nos légumes


Rabat.- La commission agricole du Parlement européen a demandé que l'accord commercial entre l'Union européenne et le Maroc ne soit pas ratifié. Cet accord doit être soumis au vote des europarlementaires en automne prochain.

Dans ses attendus, la commission agricole craint que l'application du nouvel accord, qui a été négocié par Rabat et les 27 il y a plus d'un an, soit le tombeau des agriculteurs européens puisque le Maroc peut facilement inonder le marché de l'UE avec des produits, surtout les légumes, moins chers que ceux de l'Europe.

L'intervention du ministre marocain de l'agriculture, qui s'était déplacé à Bruxelles à cet effet, a été vaine. « Voulons-nous 80 000 emplois marocains de l'autre côté de la Méditerranée ? », a demandé Aziz Akhenouch aux europarlementires lors d'une session, mercredi dernier.

De son côté, l'euro-député français pour Les Verts, José Bové, a signalé que cet accord bénéficie spécialement à trois grandes entreprises marocaines qui gèrent 70% des exportations agricoles du Maroc.

Bové a rappelé la « répression syndicale » que vivent les travailleurs agricoles marocains, ainsi que les bas salaires qu'ils reçoivent.

B.S.

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http://www.wsrw.org/index.php?cat=111&art=2062

Le Comité Agriculture du PE contre l'accord avec le Maroc

Aujourd'hui, le comité de l'agriculture du Parlement Européen a émis l'avis que le Parlement doit refuser son approbation à la conclusion de l'accord agricole avec le Maroc. « La question des territoires du Sahara Occidental, pour laquelle les services juridiques du Parlement ont été saisis pour avis, appelle à une évaluation minutieuse», précise le rapport du Comité.

Mis à jour le: 17.07 - 2011 19:10

Le projet d'accord UE-Maroc relatif aux mesures de libéralisation réciproques sur les produits agricoles et de la pêche permettra au Maroc de libéraliser immédiatement 45% des importations en provenance de l'Union Européenne tandis que la Communauté libéralisera 55% de ses importations en provenance du Maroc. L'accord proposé contient également une augmentation des concessions dans le secteur des fruits et légumes, dans lequel les produits marocains comptent pour 80% des importations de l'UE.

Cet accord, qui a été signé le 13 décembre 2010 par les États européens membres, attend toujours l'aval du Parlement Européen. Pendant des mois, le processus d'approbation du Parlement a été gelé en raison de la question du Sahara Occidental.

Comme relevé par Western Sahara Resource Watch, le secteur agricole dans les territoires occupés du Sahara Occidental a considérablement augmenté au cours des dernières années. Des milliers de colons marocains se sont déplacés dans le territoire pour travailler à l'augmentation du nombre de plantations de fruits et légumes. Le récent engagement agricole du Maroc fait partie de sa stratégie de colonisation du territoire-non-autonome - ou colonie - du Sahara Occidental, en grande partie occupé par le Maroc depuis 1975.

Aujourd'hui, le comité Agriculture et Développement rural du Parlement a décidé d'émettre un avis, rédigé par l'eurodéputé Lorenzo Fontana, proposant que «le Parlement refuse son consentement à la conclusion de l'accord". url" class="blog1" target="_blank">Lire l'avis ici.

"La question des territoires du Sahara Occidental, pour laquelle les services juridiques du Parlement ont été saisis pour avis, appelle à une évaluation minutieuse. Indépendamment de inclusion ou non des territoires dans l'accord, cela continue à être un problème de droits humains, qui sont systématiquement violés. Afin de protéger de tels droits dans leur intégralité, l'UE peut envisager d'utiliser des arguments d'ordre économique et commercial, ce qui rend la signature de ces accords dépendant d'un véritable respect des droits de l'homme", a écrit le rapporteur Fontana.

Le Comité semble aussi réceptif aux préoccupations soulevées par les associations européennes de l'agriculture selon qui l'accord aurait des «répercussions économiques négatives sur les régions qui se spécialisent dans la culture des légumes". En outre, il a des doutes sur les différences sanitaire, phytosanitaire et environnementale existant entre la Communauté et le Maroc, et déplore l'absence de clauses sociales et anti-dumping nécessaires dans le texte de l'accord.

En 2007, l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) a publié un rapport avertissant des irrégularités dans l'importation des tomates du Maroc vers l'Union, indiquant des fraudes par contournement des quotas de l'UE. Cet écueil potentiel n'est pas abordé par la Commission dans l'accord actuellement en révision.

La partie du Sahara Occidental où a lieu l'industrie de la tomate marocaine est située dans une partie annexée par le Maroc en 1979. L'Assemblée Générale « déplore vivement l'aggravation de la situation découlant de la persistance de l'occupation du Sahara Occidental par le Maroc et de l'extension de cette occupation», a déclaré l'Assemblée générale des Nations Unies à propos de cette partie du Sahara occidental.

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6. LE MAKHZEN CHERCHE DES COMPLICES POUR LA SPOLIATION
http://www.map.ma/fr/sections/economie/une_grande_compagnie/view

Une grande compagnie US de produits agroalimentaires prochainement au Maroc (ministre)

New York, 13/07/11- Une grande compagnie américaine de produits agroalimentaires se rendra prochainement au Maroc pour identifier les produits nationaux, principalement frais, susceptibles d'être écoulés sur le marché US, a annoncé, mercredi à New York, le ministre du Commerce extérieur, Abdellatif Maâzouz.

Des responsables de "Baldor Speciality Foods", une société spécialisée dans le sourcing, au niveau mondial, et la distribution sur le marché américain de produits alimentaires de qualité se rendra au Maroc, au cours du 3ème trimestre 2011, dans le but de rencontrer des fournisseurs marocains, a expliqué le ministre à l'issue d'une réunion avec les dirigeants de la société US dans le cadre d'une campagne de démarchage, entamée mardi, visant à promouvoir les produits agroalimentaires moyen et haut de gamme nationaux.

"La rencontre a porté sur les conditions pour introduire les produits marocains sur le territoire américain par l'intermédiaire de la mise en place d'un partenariat avec la société Baldor", a-t-il dit.

Dans le cadre de cette opération de démarchage, des rencontres ont également eu lieu avec des responsables d'épiceries fines et de supermarchés spécialisés à New York, notamment, "Dean & Deluca", "Zabar's", "Whole Foods Market" et "Westside Market New York City", afin d'identifier les produits marocains pouvant être vendus dans ces chaînes de distribution et étudier la possibilité d'organiser des événements promotionnels pour les produits marocains au sein de ces magasins spécialisés, en vue d'en assurer leur référencement.

"Les contacts seront organisés dans les prochaines semaines entre les différentes enseignes rencontrées et les producteurs marocains répondant aux exigences de ces enseignes", a ajouté le ministre, en visite de travail aux Etats-Unis (10 au 14 juillet).

M. Maâzouz a entamé sa visite à Washington où il a eu une série d'entretiens avec des responsables de l'administration américaine axés sur la promotion et le renforcement des échanges commerciaux bilatéraux.

Dernière modification 14/07/2011 10:01

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http://www.leconomiste.com/article/885139-oued-eddahab-lagouirabrmc-kinsey-charge-de-preparer-une-vision

Rio de Oro-La Güera:
Mc Kinsey chargé de préparer une «Vision».

Pêche, tourisme, principaux moteurs
La région, en revanche, enclavée

La région Rio de Oro-La Güera recèle d'importants atouts que la prochaine étude Mc Kinsey va mettre en avant


Dans le cadre de lancement d'une étude sur la stratégie de développement économique et social 2011/2020 dans la Région Rio de Oro-La Güera, une rencontre s'est tenue récemment pour examiner la mise en place d'une feuille de route basée sur une approche participative entre les différents acteurs, afin de parvenir à une vision respectant les aspirations et les caractéristiques de la région. Pour ce faire, un état des lieux de la situation du développement local a d'abord été dressé pour, notamment, déterminer les points forts et identifier les lacunes. Cela pour avoir une vision réaliste sur l'avancement des secteurs vitaux de l'économie de la région.
Il faut préciser que l'économie locale est axée autour de quatre piliers. D'abord la pèche, qui représente l'un des principaux moteurs de l'économie grâce aux ressources halieutiques disponibles. Ensuite l'agriculture, qui connait une croissance continue depuis la mise en place du plan Maroc vert, malgré des contraintes liées à la nappe phréatique. Le troisième pôle est le tourisme, la région posséde d'importantes opportunités naturelles. Des efforts constants sont d'ailleurs entrepris dans le sens de vendre la destination en tant que pôle touristique phare. Le renforcement de la desserte aérienne avec une moyenne d'un vol par jour rendra la région encore plus accessible.
Deux conventions ont été adoptées en mai dernier dans ce sens. La première porte sur le renforcement de la liaison aérienne entre Dakhla-Villa Cisneros et Casablanca, avec trois dessertes supplémentaires, dont deux via Agadir et Marrakech. La deuxième concerne l'ouverture d'une ligne aérienne Dakhla-Villa Cisneros/Las Palmas, signée entre la compagnie aérienne «Canarie Fly», l'Agence du <sud> et le Conseil de Région. On peut enfin citer un autre grand atout propre à la région, il s'agit en l'occurrence de la force du vent disponible à longueur d'année. Selon le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), la région de Rio de Oro-La Güera est parmi les régions les plus ventées du Royaume et par conséquent favorable à l'installation de parcs éoliens pour la production d'électricité.
C'est le bureau d'études Mc Kinsey and Company qui sera chargé de l'étude sur le terrain. Le consultant qui le représente a d'ailleurs donné les grandes lignes de la méthodologie suivie et les objectifs stratégiques de l'étude. Ainsi, celle-ci devrait s'intégrer dans la stratégie nationale visant à attirer les investisseurs. L'activation des moteurs de croissance durable dans le contexte d'une approche intégrative est l'autre but escompté.

De notre correspondante,
Fatiha NAKHLI

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